{"id":10041,"date":"2015-06-21T14:17:29","date_gmt":"2015-06-21T12:17:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=10041"},"modified":"2015-06-21T14:18:43","modified_gmt":"2015-06-21T12:18:43","slug":"resiliences","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=10041","title":{"rendered":"R\u00e9siliences&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\">\n<p><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Au-moins-il-ne-pleut-pas.jpg\"><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-10045\" title=\"Au moins, il ne pleut pas\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Au-moins-il-ne-pleut-pas.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Au-moins-il-ne-pleut-pas.jpg 220w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Au-moins-il-ne-pleut-pas-188x300.jpg 188w\" sizes=\"(max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/p>\n<p><\/a><\/p>\n<p>N\u00e9e au Caire, membre du jury du Prix Femina depuis 1996, Paula Jacques est productrice sur France Inter du magazine culturel <em>Cosmopolitaine<\/em> depuis 1999. Romanci\u00e8re, elle est l&rsquo;auteure, entre autres, de <em>Deborah et les anges dissip\u00e9s<\/em> (Prix Femina 1991), <em>Gilda Stambouli souffre et se plaint<\/em> (2002) et <em>Rachel-Rose et l&rsquo;officier arabe<\/em> (Prix Simenon 2006).<\/p>\n<p>Elle a publi\u00e9 r\u00e9cemment chez Stock un roman passionnant intitul\u00e9 <strong><em>Au moins, il ne pleut pas<\/em><\/strong>, dont voici le r\u00e9sum\u00e9 qu\u2019en donne l\u2019\u00e9diteur\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Hiver, 1959. Nous sommes au port de Ha\u00effa. Deux adolescents, Solly et Lola Sasson, d\u00e9barquent sous une pluie glac\u00e9e. Deux orphelins venus d&rsquo;\u00c9gypte, perdus, apeur\u00e9s, qui ne savent rien du monde sur lequel ils viennent d&rsquo;atterrir. Solly, le petit fr\u00e8re, c&rsquo;est de la graine de voyou, s\u00e9ducteur, r\u00e9solu \u00e0 se tailler une place au soleil. Lola, son a\u00een\u00e9e de treize mois, r\u00eaveuse et timor\u00e9e, estime que la vie dans les livres est plus int\u00e9ressante que la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>O\u00f9 aller\u00a0? O\u00f9 les portera cette nouvelle vie de d\u00e9racin\u00e9s\u00a0? \u00c0 Wadi Salib, sur les hauteurs de Ha\u00effa, chez deux femmes \u00e9tranges, Ruthie la silencieuse et Magda la bavarde, qui vivent comme des s\u0153urs, li\u00e9es par un pacte de la m\u00e9moire\u00a0: ce sont deux rescap\u00e9es des camps.<\/p>\n<p>Du moins, c&rsquo;est ce que le lecteur va croire au d\u00e9but de ce roman foisonnant, humain, \u00e9mouvant et provocateur \u00e0 la fois. Les d\u00e9port\u00e9es le furent-elles vraiment\u00a0? Quel est le prix \u00e0 payer pour survivre\u00a0? Et dans l&rsquo;Isra\u00ebl des pionniers et de la coexistence difficile entre les communaut\u00e9s s\u00e9pharade et ashk\u00e9naze, comment s&rsquo;adapter, que choisir et qui \u00eatre\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, la navigatrice Isabelle Autissier est la premi\u00e8re femme \u00e0 avoir accompli un tour du monde \u00e0 la voile en solitaire et en course. Elle est l&rsquo;auteur de romans, de contes et d&rsquo;essais, dont <em>Kerguelen <\/em>(2006), <em>L&rsquo;Amant de Patagonie<\/em> (2012), et avec Erik Orsenna\u00a0: <em>Salut au Grand<\/em> <em>Sud<\/em> (2006), <em>Passer par le nord<\/em> (2014). Elle pr\u00e9side la fondation WWF France.<\/p>\n<p>Elle a fait para\u00eetre, chez Stock \u00e9galement, un roman tout aussi passionnant intitul\u00e9 <strong><em>Soudain, seuls<\/em><\/strong> dont voici l\u2019accroche\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une \u00eele d\u00e9serte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature r\u00eav\u00e9e, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons\u00a0: des manchots, des otaries, des \u00e9l\u00e9phants de mer et des rats.<\/p>\n<p>Comment lutter contre la faim et l&rsquo;\u00e9puisement\u00a0? Et si on survit, comment revenir chez les hommes\u00a0? Un roman o\u00f9 l&rsquo;on voyage dans des conditions extr\u00eames, o\u00f9 l&rsquo;on frissonne pour ces deux Robinson modernes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Si nous avons choisi de recenser ensemble deux textes aussi diff\u00e9rents, c\u2019est parce qu\u2019ils ont en commun de poser une question essentielle, dont la r\u00e9ponse suscite immanquablement dans l\u2019opinion la pol\u00e9mique et les jugements les plus p\u00e9remptoires\u00a0: jusqu\u2019o\u00f9 peut-on aller pour sauver sa peau \u2013 ici, dans un camp d\u2019extermination ou bien au c\u0153ur d\u2019une nature grandement hostile \u2013 et, une fois celle-ci sauv\u00e9e, comment faut-il g\u00e9rer le regard des autres sur des \u00e9v\u00e9nements qu\u2019ils ne pourraient comprendre\u00a0? Et que vaut ce regard\u00a0?<\/p>\n<p>Le d\u00e9passement des limites et la situation de celles-ci \u2013 o\u00f9 faut-il placer les curseurs\u00a0? \u2013 se trouvent au centre d\u2019un autre questionnement encore plus interpellant\u00a0: qu\u2019est-ce que la trahison, et o\u00f9 commence-t-elle\u00a0?<\/p>\n<p>Bien malin qui le sait\u2026<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Au moins, il ne pleut pas<\/em><\/strong> par Paula Jacques, Paris, \u00c9ditions Stock, f\u00e9vrier\u00a02015, 355\u00a0pp. en noir et blanc au format 14\u00a0x\u00a021,5\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e et jaquette en couleurs, 20\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p><strong><em>Soudain, seuls<\/em><\/strong> par Isabelle Autissier, Paris, \u00c9ditions Stock, mai \u00a02015, 249\u00a0pp. en noir et blanc au format 14\u00a0x\u00a021,5\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e et jaquette en couleurs, 18,50\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Soudain-seuls.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-10042  aligncenter\" title=\"Soudain, seuls\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Soudain-seuls.jpg\" alt=\"\" width=\"220\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Soudain-seuls.jpg 220w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Soudain-seuls-188x300.jpg 188w\" sizes=\"(max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux romans au c\u0153ur d&rsquo;une probl\u00e9matique contemporaine et \u00e9ternelle&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[51,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10041"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10041"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10041\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10046,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10041\/revisions\/10046"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10041"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10041"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10041"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}