{"id":14664,"date":"2017-11-19T15:28:24","date_gmt":"2017-11-19T13:28:24","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=14664"},"modified":"2017-11-19T15:28:24","modified_gmt":"2017-11-19T13:28:24","slug":"foires-dempoigne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=14664","title":{"rendered":"Foires d\u2019empoigne\u2026"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/?attachment_id=14665\" rel=\"attachment wp-att-14665\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-14665\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Th\u00e9\u00e2tre-Yasmina-Reza-.jpg\" alt=\"Th\u00e9\u00e2tre (Yasmina Reza)\" width=\"212\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Th\u00e9\u00e2tre-Yasmina-Reza-.jpg 212w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2017\/11\/Th\u00e9\u00e2tre-Yasmina-Reza--182x300.jpg 182w\" sizes=\"(max-width: 212px) 100vw, 212px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Fille d&rsquo;un ing\u00e9nieur iranien et d\u2019une violoniste juive de Hongrie arriv\u00e9e en France pour fuir la dictature sovi\u00e9tique, la femme de lettres fran\u00e7aise Yasmina Reza (\u00b01959) a \u00e9tudi\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre et la sociologie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Nanterre.<\/p>\n<p>Sa production est tr\u00e8s vari\u00e9e (th\u00e9\u00e2tre, romans, sc\u00e9narios) et sa pi\u00e8ce <em>Art<\/em> (1994) est une r\u00e9ussite internationale qui l\u2019a fait conna\u00eetre du grand public. Ses \u0153uvres, adapt\u00e9es dans plus de trente-cinq langues, ont re\u00e7u de nombreux prix, dont des prix anglo-saxons prestigieux\u00a0: deux <em>Tony Awards<\/em> et deux <em>Laurence Olivier Awards<\/em>. En novembre 2016, elle a obtenu le prix Renaudot pour son roman <em>Babylone<\/em>.<\/p>\n<p>Sous le titre <strong><em>Th\u00e9\u00e2tre<\/em><\/strong>, les \u00c9ditions Gallimard ont rassembl\u00e9 dans la collection \u00ab\u00a0Folio\u00a0\u00bb quatre de ses pi\u00e8ces les plus embl\u00e9matiques, \u00e0 savoir <em>Trois versions de la vie <\/em>(2001),<em> Une pi\u00e8ce espagnole <\/em>(2004),<em> Le dieu du carnage <\/em>(2006) et<em> Comment vous racontez la partie<\/em> (2011).<\/p>\n<p><em>Trois versions de la vie<\/em> est divis\u00e9e en trois parties qui racontent la m\u00eame soir\u00e9e\u00a0: Henri est astrophysicien, sa femme Sonia \u00e9tait avocate et elle travaille pour un groupe financier. Henri veut publier un article sur la mati\u00e8re noire des galaxies, et a besoin du soutien de Hubert Finidori, son sup\u00e9rieur. Celui-ci arrive dans la soir\u00e9e en compagnie de sa femme In\u00e8s, et un ap\u00e9ritif d\u00eenatoire est organis\u00e9, ponctu\u00e9 par les caprices du fils de Henri qui veut manger au lit. La conversation variera entre les relations professionnelles et les aspects personnels. Chaque version raconte la m\u00eame histoire et pr\u00e9sente avec les deux autres de nombreux points communs qui rel\u00e8vent de l&rsquo;anecdotique, mais font office de ciment. Cependant, de grandes variations se font jour, notamment sur le fil des \u00e9v\u00e9nements, le comportement des personnages et leurs relations.<\/p>\n<p>Dans <em>Une pi\u00e8ce espagnole<\/em>, cinq acteurs r\u00e9p\u00e8tent une com\u00e9die\u00a0: une r\u00e9union de famille au cours de laquelle une m\u00e8re pr\u00e9sente \u00e0 ses deux filles et \u00e0 son gendre le nouvel homme de sa vie, un veuf, g\u00e9rant d&rsquo;immeuble&#8230;<\/p>\n<p>Dans <em>Le dieu du carnage<\/em>, deux couples, les Houilli\u00e9 et les Reille, se rencontrent suite \u00e0 une bagarre entre leurs fils Bruno et Ferdinand. Parce que son fils Bruno a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 par Ferdinand, V\u00e9ronique Houill\u00e9 veut parler aux Reille et demande que Ferdinand s\u2019excuse. Mais les avis divergent, qu\u2019il s\u2019agisse de d\u00e9terminer qui est le coupable de cette bagarre ou de savoir si cette rencontre a un sens <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. \u00c9mergent alors d\u2019autres sources de conflits qui n\u2019ont pas toujours de raison d\u2019\u00eatre ni de sens. La pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e au cin\u00e9ma par Roman Polanski en 2011 sous le titre <em>Carnage<\/em>.<\/p>\n<p>Dans <em>Comment vous racontez la partie<\/em>, la romanci\u00e8re Nathalie Oppenheim est invit\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00ab\u00a0espace polyvalent\u00a0\u00bb de Vilan-en-Vol\u00e8ne pour parler de son dernier livre. Elle doit faire face \u00e0 la journaliste Rosanna Artel-Keval dans un d\u00e9bat supervis\u00e9 par Roland Boulanger (un auteur de po\u00e8mes) qui essaie de calmer le jeu. En effet, Nathalie met de la mauvaise volont\u00e9 \u00e0 r\u00e9pondre aux questions de Rosanna qui s&rsquo;en agace. Plus tard, on retrouve ces trois personnages lors d\u2019une r\u00e9ception \u00e0 la mairie de Vilan-en-Vol\u00e8ne o\u00f9 ils sont rejoints par le maire de l&rsquo;endroit <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Des huis clos et des imbroglios tr\u00e8s sartriens\u2026<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Th\u00e9\u00e2tre (Trois versions de la vie \u2013 Une pi\u00e8ce espagnole \u2013 Le dieu du carnage \u2013 Comment vous racontez la partie) <\/em><\/strong>par Yasmina Reza, Paris, \u00c9ditions Gallimard, collection \u00ab\u00a0Folio\u00a0\u00bb, septembre\u00a02017, 417\u00a0pp. en noir et blanc au format 10,8\u00a0x\u00a017,8\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 7,20\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> <a href=\"http:\/\/www.weblettres.net\/blogs\/uploads\/a\/ABF\/43889.pdf\">http:\/\/www.weblettres.net\/blogs\/uploads\/a\/ABF\/43889.pdf<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Source g\u00e9n\u00e9rale\u00a0: Wikip\u00e9dia.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11,53,39],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14664"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14664"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14664\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14666,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14664\/revisions\/14666"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14664"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14664"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14664"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}