{"id":14940,"date":"2018-01-07T21:45:45","date_gmt":"2018-01-07T19:45:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=14940"},"modified":"2018-01-09T15:33:06","modified_gmt":"2018-01-09T13:33:06","slug":"la-vie-et-les-ecrits-dun-titan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=14940","title":{"rendered":"La vie et les \u00e9crits d\u2019un titan\u2026"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/?attachment_id=14942\" rel=\"attachment wp-att-14942\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-14942\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Churchill-Moi-Winston-Churchill.jpg\" alt=\"Exe-Churchill-225x277_NCv2.indd\" width=\"284\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Churchill-Moi-Winston-Churchill.jpg 284w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Churchill-Moi-Winston-Churchill-243x300.jpg 243w\" sizes=\"(max-width: 284px) 100vw, 284px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Immense personnalit\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, Winston Churchill, (1874-1965) fut non seulement le Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 \u00e0 1945 <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et, \u00e0 ce titre, artisan de la victoire contre le nazisme et le fascisme \u00e0 l\u2019issue de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi un orateur hors pair dont les bons mots sont pass\u00e9s \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9, un peintre estim\u00e9 dont les \u0153uvres s\u2019arrachent et, surtout, un surdou\u00e9 de l&rsquo;\u00e9criture dont le talent inou\u00ef a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 en 1953 par le prix Nobel de litt\u00e9rature <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>\u00c0 ceux qui souhaiteraient (re)d\u00e9couvrir l\u2019homme, nous ne saurions trop conseiller la lecture de la biographie superbement illustr\u00e9e (avec plus de 200 photographies) que B\u00e9atrix de l\u2019Aulnoit a fait para\u00eetre \u00e0 Paris aux \u00c9ditions Tallandier sous le titre <strong><em>Moi, Winston Churchill<\/em><\/strong>, un r\u00e9cit enlev\u00e9 abordant les nombreuses et paradoxales facettes de l\u2019acteur politique \u2013 dans tous les sens du terme \u2013 et son impact sur son temps aux quatre coins de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/?attachment_id=14941\" rel=\"attachment wp-att-14941\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-14941\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Churchill-La-Guerre-du-Fleuve.jpg\" alt=\"Churchill (La Guerre du Fleuve)\" width=\"230\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Churchill-La-Guerre-du-Fleuve.jpg 230w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Churchill-La-Guerre-du-Fleuve-197x300.jpg 197w\" sizes=\"(max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Et \u00e0 ceux qui seraient d\u00e9sireux d\u2019aborder l\u2019\u0153uvre, nous recommandons la lecture de <strong><em>La Guerre du Fleuve \u2013 Un r\u00e9cit de la reconqu\u00eate du Soudan<\/em><\/strong>, un flamboyant reportage <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> de la guerre men\u00e9e par lord Kitchener contre les rebelles mahdistes, r\u00e9dig\u00e9 en 1899 et publi\u00e9 dans sa traduction fran\u00e7aise aux Belles Lettres \u00e0 Paris en 2015.<\/p>\n<p>On y trouve de la gloire, du sang, de la sueur, des larmes\u2026 et du g\u00e9nie\u00a0!<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Moi, Winston Churchill <\/em><\/strong>par B\u00e9atrix de l\u2019Aulnoit, Paris, \u00c9ditions Tallandier, octobre\u00a02017, 190\u00a0pp. en quadrichromie au format 22,5\u00a0x\u00a027,5\u00a0cm sous couverture cartonn\u00e9e en couleurs, 34\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p><strong><em>La Guerre du Fleuve \u2013 Un r\u00e9cit de la reconqu\u00eate du Soudan <\/em><\/strong>par Winston Churchill, traduction de l\u2019anglais par John Le Terrier, Paris, \u00c9ditions Tallandier, collection \u00ab\u00a0M\u00e9moires de guerre\u00a0\u00bb dirig\u00e9e par Fran\u00e7ois Malye, mars\u00a02015, 328\u00a0pp. en noir et blanc au format 12,5\u00a0x\u00a019\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 23\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Pour vous, nous avons recopi\u00e9 la belle et tr\u00e8s \u00e9clairante introduction<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>de B\u00e9atrix de l\u2019Aulnoit \u00e0 son r\u00e9cit de vie\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Winston Churchill, c\u2019est d\u2019abord un style avant d\u2019\u00eatre un destin. L\u2019homme qui a vaincu Hitler serait-il devenu une ic\u00f4ne mondiale sans son humour ravageur, ses extravagances, sa panoplie d\u2019acteur\u00a0? Lorsqu\u2019il allume un cigare, peint une toile derri\u00e8re son chevalet, construit le mur de son potager, Churchill montre autant d\u2019\u00e9nergie et de soin pour se mettre en sc\u00e8ne que lorsqu\u2019il galvanise l\u2019Angleterre \u00e0 la BBC pendant la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>De sa naissance \u00e0 Blenheim, il a acquis une assurance aristocratique qui constitue le socle de son in\u00e9branlable confiance en sa bonne \u00e9toile. Pourtant, d\u00e8s le d\u00e9but, les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es sont immenses. Ses carnets scolaires sont d\u00e9sastreux. L\u2019adolescent est affubl\u00e9 d\u2019un \u201cz\u00e9zaiement\u201d inconciliable avec une brillante carri\u00e8re politique. Il rate \u00e0 deux reprises l\u2019examen d\u2019entr\u00e9e de l\u2019acad\u00e9mie militaire de Sandhurst, avant d\u2019\u00eatre admis piteusement 92<sup>e<\/sup> sur 102. Quant \u00e0 son p\u00e8re, second fils du duc de Marlborough, il n\u2019a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019aucune fortune et a brutalement sabord\u00e9 sa carri\u00e8re en donnant sa d\u00e9mission de chancelier de l\u2019\u00c9chiquier.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s vite, Winston comprend qu\u2019il ne peut compter que sur lui-m\u00eame. Il se constitue une biblioth\u00e8que de grands auteurs, \u00e9crit sur tout et n\u2019importe quoi, n\u00e9gocie \u00e2prement ses contrats. Cette force de caract\u00e8re, o\u00f9 t\u00e9nacit\u00e9 et pragmatisme se c\u00f4toient \u00e0 parts \u00e9gales, est la deuxi\u00e8me composante du style churchillien. Le g\u00e9nie de la politique \u00e0 la Chambre des communes, le vainqueur des nazis, le prix Nobel de litt\u00e9rature, est un bourreau de travail. La nuit, Churchill dicte articles et livres debout derri\u00e8re son pupitre. Le matin, il r\u00e9\u00e9crit ses discours dans son lit en compagnie de son chat Tango. Le soir, en sortant du minist\u00e8re, il lit ses dossiers dans un bain chaud. Et l\u2019exacte temp\u00e9rature de ce bain est contr\u00f4l\u00e9e par son valet qui y plonge un thermom\u00e8tre.<\/p>\n<p>De son grand-p\u00e8re maternel am\u00e9ricain, aventurier qui a fr\u00f4l\u00e9 plusieurs fois la faillite, le jeune homme a h\u00e9rit\u00e9 son ind\u00e9pendance d\u2019esprit. De sa m\u00e8re, personnage flamboyant et fantasque, son go\u00fbt du luxe, autre constante du style churchillien\u00a0: \u201cJe me contente de peu, mais toujours du meilleur\u201d, a-t-il l\u2019habitude de dire, incarnant de fa\u00e7on \u00e9tourdissante ce m\u00e9lange de traditions et de folies que nous envions tant aux Britanniques. (\u2026)<\/p>\n<p>Winston porte des cale\u00e7ons et des vestes de pyjamas en soie rose hors de prix et affirme que sa peau blanche de roux n\u2019en supporterait pas d\u2019autres. Il ne peut se passer d\u2019un ma\u00eetre d\u2019h\u00f4tel. Il aime le cognac au petit d\u00e9jeuner, le champagne au d\u00e9jeuner, les d\u00eeners arros\u00e9s de grands bordeaux, les soir\u00e9es autour des tables de jeu dans la fum\u00e9e d\u2019un <em>Rom\u00e9o et Juliette<\/em>. Les jolies femmes qui ont de l\u2019esprit. Winston n\u2019est pas snob, mais tous ses amis sont richissimes, \u00e0 commencer par le duc de Westminster, premi\u00e8re fortune d\u2019Angleterre.<\/p>\n<p>C\u2019est un romantique qui s\u2019est mari\u00e9 sur un coup de foudre et restera fid\u00e8le toute sa vie \u00e0 Clementine Hozier. Sa seule ma\u00eetresse s\u2019appelle Chartwell, sa propri\u00e9t\u00e9 dans le Kent, pour laquelle il se ruinera. Mais c\u2019est l\u00e0, au milieu de ses enfants, chevaux, chiens, cochons, moutons, canards, oies, cygnes, papillons et poissons rouges, qu\u2019il est heureux et se ressource.<\/p>\n<p>Toute sa vie, Winston Churchill a v\u00e9cu au-dessus de ses moyens, mais, durant quatre-vingt-dix ans, il s\u2019est donn\u00e9 les moyens de vivre selon ses d\u00e9raisonnables caprices qui font de lui le plus humain des monstres sacr\u00e9s de l\u2019Histoire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Il le fut aussi du 26 octobre 1951 au 6 avril 1955.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Parmi ses ouvrages les plus c\u00e9l\u00e8bres, citons ses souvenirs d\u2019enfance, <em>My Early Life<\/em>, 1930, les quatre tomes de la biographie de son glorieux anc\u00eatre, <em>Marlborough: His Life and Times<\/em>, 1933-1938, les six volumes de ses souvenirs de guerre, <em>The Second World War, <\/em>1948-1954 et les quatre volumes d&rsquo;un vaste essai historique, <em>A History of the English-Speaking Peoples<\/em>, 1956-1958, qui couvrent la p\u00e9riode allant de l&rsquo;invasion de la Grande-Bretagne par C\u00e9sar (55 av. J.-C.) au d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale (1914).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> En d\u00e9pit de quelques pr\u00e9jug\u00e9s sans fondement, \u00e9poque oblige, sur les populations locales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,54,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14940"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=14940"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14940\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14945,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/14940\/revisions\/14945"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=14940"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=14940"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=14940"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}