{"id":16471,"date":"2018-10-30T19:37:32","date_gmt":"2018-10-30T17:37:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=16471"},"modified":"2018-10-30T19:37:32","modified_gmt":"2018-10-30T17:37:32","slug":"dans-la-tete-dun-fou-dallah","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=16471","title":{"rendered":"Dans la t\u00eate d\u2019un fou d\u2019Allah\u2026"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/?attachment_id=16472\" rel=\"attachment wp-att-16472\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-16472\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/Khalil.jpg\" alt=\"\" width=\"222\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/Khalil.jpg 222w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/Khalil-190x300.jpg 190w\" sizes=\"(max-width: 222px) 100vw, 222px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Yasmina Khadra est le nom de plume de l&rsquo;immense \u00e9crivain alg\u00e9rien Mohammed Moulessehoul, n\u00e9 le 10\u00a0janvier 1955 \u00e0 Kenadsa, dans le Sahara alg\u00e9rien. Ce pseudonyme est compos\u00e9 des deux pr\u00e9noms de son \u00e9pouse.<\/p>\n<p>\u00c0 23\u00a0ans, il est sorti sous-lieutenant de l&rsquo;Acad\u00e9mie militaire interarmes de Cherchell, avant de servir comme officier dans l&rsquo;arm\u00e9e alg\u00e9rienne pendant vingt-cinq ans. Durant la guerre civile alg\u00e9rienne, dans les ann\u00e9es 1990, il est l&rsquo;un des principaux responsables de la lutte contre l&rsquo;AIS <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> puis le GIA <a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, en particulier en Oranie. Il a atteint le grade de commandant. Il a fait valoir ses droits \u00e0 la retraite et a quitt\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e alg\u00e9rienne en 2000 pour se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture.<\/p>\n<p>Il est l&rsquo;auteur de la trilogie <em>Les Hirondelles de Kaboul<\/em>, <em>L&rsquo;Attentat<\/em> et <em>Les Sir\u00e8nes de Bagdad<\/em>. La plupart de ses romans sont traduits dans une cinquantaine de pays.<\/p>\n<p>Il a fait para\u00eetre cette ann\u00e9e chez Julliard \u00e0 Paris un roman intitul\u00e9 <em>Khalil <\/em>dont voici la pr\u00e9sentation de l\u2019\u00e9diteur\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Khalil et Rayan, d\u2019origine marocaine, ont grandi ensemble \u00e0 Bruxelles. Si Rayan s\u2019est habilement int\u00e9gr\u00e9, Khalil, toujours en col\u00e8re, s\u2019est brouill\u00e9 avec la plupart des membres de sa famille. Mais, depuis quelque temps, la fr\u00e9quentation d\u2019une mosqu\u00e9e int\u00e9griste semble avoir donn\u00e9 un sens \u00e0 sa vie. Ce vendredi 13\u00a0novembre 2015, Khalil s\u2019appr\u00eate \u00e0 commettre l\u2019innommable. Debout au milieu d\u2019une rame de RER bond\u00e9e, \u00e0 la sortie du Stade de France de Saint-Denis, il r\u00e9cite une derni\u00e8re pri\u00e8re et appuie sur le d\u00e9tonateur de sa ceinture d\u2019explosifs. Rien ne se passe. D\u00e9sempar\u00e9, il doit fuir pour \u00e9chapper \u00e0 la police.<\/p>\n<p>De planque en planque, Khalil s\u2019interroge\u00a0: a-t-il \u00e9t\u00e9 victime d\u2019une machination ou d\u2019un simple incident technique\u00a0? Tandis que, livr\u00e9 \u00e0 lui-m\u00eame, il se cherche de nouveaux rep\u00e8res, d\u2019autres interrogations se font de plus en plus pressantes. Qu\u2019a-t-il essay\u00e9 de prouver\u00a0? De qui voulait-il se venger en choisissant comme exutoire la haine et la violence\u00a0? De sa famille\u00a0? De la soci\u00e9t\u00e9 ? De lui-m\u00eame\u00a0?<\/p>\n<p>Dans une langue simple et d\u00e9pouill\u00e9e, Yasmina Khadra fait d\u00e9couvrir l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du miroir en plongeant le lecteur dans la t\u00eate d\u2019un gar\u00e7on d\u00e9sorient\u00e9 qui croit s\u2019insurger contre l\u2019ordre des choses et r\u00e9alise qu\u2019il n\u2019est que son propre ennemi.<\/p>\n<p>Une approche in\u00e9dite du terrorisme, entre la fragile lucidit\u00e9 de la conscience et l&rsquo;insoutenable brutalit\u00e9 de la folie\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un texte remarquable autant qu\u2019effrayant\u2026<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Khalil <\/em><\/strong>par Yasmina Khadra, Paris, \u00c9ditions Julliard, ao\u00fbt\u00a02018, 264\u00a0pp. en noir et blanc au format 13,3\u00a0x\u00a026\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e et jaquette en couleurs, 19\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><u>\u0152uvres de Yasmina Khadra<\/u><\/strong><\/p>\n<p><em>Le Dingue au bistouri<\/em>, 1990, adapt\u00e9 en BD par Mohamed Bouslah, Alger 2009.<\/p>\n<p><em>La Foire des enfoir\u00e9s<\/em>, 1993.<\/p>\n<p><em>Morituri<\/em>, 1997, Troph\u00e9e 813 du meilleur polar francophone, adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Okacha Touita, 2007.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;Automne des chim\u00e8res<\/em>, 1998, Prix allemand du roman noir international.<\/p>\n<p><em>Double blanc<\/em>, 1998.<\/p>\n<p><em>\u00c0 quoi r\u00eavent les loups<\/em>, 1999.<\/p>\n<p><em>Les Agneaux du Seigneur<\/em>, 1998.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;\u00c9crivain<\/em>, 2001.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;Imposture des mots<\/em>, 2002.<\/p>\n<p><em>Les Hirondelles de Kaboul<\/em>, 2002, \u00e9lu Meilleur Livre de l&rsquo;ann\u00e9e aux \u00c9tats-Unis par le <em>San Francisco Chronicle <\/em>et le <em>Christian Science Monitor<\/em>, 2005, finaliste de l&rsquo;<em>International IMPAC Dublin Literary Award <\/em>2006, Prix du Salon litt\u00e9raire de Metz 2003, Prix des Libraires alg\u00e9riens 2003, adapt\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre en France, en Turquie, au Br\u00e9sil, en \u00c9quateur.<\/p>\n<p><em>Cousine K<\/em>, 2003, prix de la Soci\u00e9t\u00e9 des Gens de Lettres, <em>French Voices Award<\/em> (\u00c9tats-Unis).<\/p>\n<p><em>La Part du mort<\/em>, 2004, prix litt\u00e9raire Beur FM M\u00e9diterran\u00e9e, prix du meilleur polar francophone.<\/p>\n<p><em>La Rose de Blida<\/em>, 2005.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;Attentat<\/em>, 2005, Prix des libraires, Prix Tropiques, Prix D\u00e9couverte du <em>Figaro Magazine<\/em>, Grand prix des lectrices <em>C\u00f4t\u00e9 Femme<\/em>, Prix des lecteurs du <em>T\u00e9l\u00e9gramme<\/em> et Prix litt\u00e9raire des lyc\u00e9ens et apprentis de Bourgogne, Prix Gabrielle d&rsquo;Estr\u00e9es, Prix de la Jeune critique (Autriche, 2006), finaliste de l&rsquo;<em>International IMPAC Dublin Literatury Award <\/em>2008, \u00e9lu Meilleur Livre de l&rsquo;ann\u00e9e (Happenheim, Allemagne, 2008), Prix Segalen des Lyc\u00e9ens d&rsquo;Asie (Singapour, 2009), adapt\u00e9 en BD en 2012, adapt\u00e9 au cin\u00e9ma sous le m\u00eame titre par Zied Dou\u00e9ri, Grand Prix du festival international du film de Marrakech 2012, prix du Public \u00e0 Toronto, prix sp\u00e9cial du Jury \u00e0 San S\u00e9bastien, adapt\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre en Italie, en Alg\u00e9rie, en Afrique, pr\u00e9sent\u00e9 au Rwanda, au Burundi, au Congo Brazzaville, en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.<\/p>\n<p><em>Les Sir\u00e8nes de Bagdad<\/em>, 2006.<\/p>\n<p><em>Le Quatuor alg\u00e9rien<\/em>\u00a0: <em>Morituri<\/em>, <em>Double blanc<\/em>, <em>L&rsquo;Automne des chim\u00e8res<\/em>, <em>La Part du mort<\/em> en un seul volume, 2008.<\/p>\n<p><em>Ce que le jour doit \u00e0 la nuit<\/em>, 2008, adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Alexandre Arcady, Prix du Roman France T\u00e9l\u00e9visions 2008, \u00e9lu meilleur livre de l&rsquo;ann\u00e9e 2008 par le magazine <em>Lire<\/em>, Prix des Lecteurs corses, 2009, Prix Les D\u00e9roch\u00e8res (Canada, 2010), finaliste du Prix de la Litt\u00e9rature internationale (Berlin 2010), adapt\u00e9 \u00e0 la danse par la Compagnie Herv\u00e9 Koubi, France.<\/p>\n<p><em>La Longue Nuit d&rsquo;un repenti<\/em>, 2010.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;Olympe des infortunes<\/em>, 2010.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;\u00c9quation africaine<\/em>, 2011.<\/p>\n<p><em>Les Chants cannibales<\/em>, 2012.<\/p>\n<p><em>Alg\u00e9rie<\/em>, 2012.<\/p>\n<p><em>Les anges meurent de nos blessures<\/em>, 2013.<\/p>\n<p><em>Qu&rsquo;attendent les singes<\/em>, 2014.<\/p>\n<p><em>La Derni\u00e8re Nuit du Ra\u00efs<\/em>, 2015.<\/p>\n<p><em>Dieu n&rsquo;habite pas La Havane<\/em>, 2016<\/p>\n<p><em>Ce que le mirage doit \u00e0 l&rsquo;oasis<\/em>, 2017.<\/p>\n<p><em>Khalil<\/em>, 2018.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;ensemble de son \u0153uvre, l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise lui a d\u00e9cern\u00e9 le Grand prix de Litt\u00e9rature Henri Gal, Prix de l&rsquo;Institut de France 2011 <a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> L&rsquo;Arm\u00e9e islamique du salut (AIS), est un groupe combattant alg\u00e9rien, qui s&rsquo;est oppos\u00e9 au gouvernement de 1993 au 13\u00a0janvier 2000. Elle est issue du Front islamique du salut (FIS) dont elle forma la branche arm\u00e9e \u00e0 la suite de l&rsquo;interruption du processus \u00e9lectoral au cours des \u00e9lections l\u00e9gislatives alg\u00e9riennes de 1991, largement remport\u00e9es par le FIS qui estima alors que seule la lutte arm\u00e9e permettrait le changement du pouvoir en Alg\u00e9rie. Le 24\u00a0septembre 1997, il d\u00e9clara un cessez-le-feu unilat\u00e9ral \u00e0 la suite duquel le FIS perdit de son influence politique. Le 13\u00a0janvier 2000, l&rsquo;AIS quitta d\u00e9finitivement le maquis alg\u00e9rien.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Le Groupe islamique arm\u00e9 (GIA) est une organisation terroriste islamiste d&rsquo;id\u00e9ologie salafiste djihadiste cr\u00e9\u00e9 lors de la guerre civile alg\u00e9rienne. Son but est de renverser le gouvernement alg\u00e9rien, pour le remplacer par un \u00c9tat islamique. L&rsquo;organisation est une n\u00e9buleuse plac\u00e9e sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des \u00c9tats-Unis, du Royaume-Uni et de la France. Elle est consid\u00e9r\u00e9e par l&rsquo;ONU comme proche d&rsquo;al-Qa\u00efda.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Sources g\u00e9n\u00e9rales\u00a0: Wikip\u00e9dia.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[45,49,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16471"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=16471"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16471\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16473,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16471\/revisions\/16473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=16471"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=16471"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=16471"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}