{"id":16978,"date":"2019-02-07T18:57:02","date_gmt":"2019-02-07T16:57:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=16978"},"modified":"2019-02-07T18:57:52","modified_gmt":"2019-02-07T16:57:52","slug":"16978","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=16978","title":{"rendered":"Handicaps patronymiques\u2026"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/?attachment_id=16979\" rel=\"attachment wp-att-16979\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-16979\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/La-petite-histoire-\u2013-Les-noms-ridicules-de-lhistoire-de-France.jpg\" alt=\"\" width=\"222\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/La-petite-histoire-\u2013-Les-noms-ridicules-de-lhistoire-de-France.jpg 222w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/La-petite-histoire-\u2013-Les-noms-ridicules-de-lhistoire-de-France-190x300.jpg 190w\" sizes=\"(max-width: 222px) 100vw, 222px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Historien, ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 Sciences Po dont il est dipl\u00f4m\u00e9 et homme d\u2019esprit, Bruno Fuligni (\u00b01968), qui est aussi r\u00e9gent du Coll\u00e8ge de pataphysique, a publi\u00e9 une trentaine d\u2019ouvrages sur des th\u00e8mes on ne peut plus vari\u00e9s <a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>Les \u00c9ditions Flammarion ressortent, dans leur fameuse collection \u00ab\u00a0Librio\u00a0\u00bb et sous le titre <strong><em>La petite histoire \u2013 Les noms ridicules de l&rsquo;histoire de France<\/em><\/strong>, son amusant petit essai intitul\u00e9 <em>L\u2019\u00c9v\u00eaque Cauchon et autres noms ridicules de l&rsquo;histoire<\/em> paru aux Ar\u00e8nes en 2017.<\/p>\n<p>Il s\u2019y penche sur quelques caconymes \u2013 des noms aux consonnances ridicules \u2013 bien sentis de l\u2019histoire de France, ainsi qu\u2019il l\u2019indique au d\u00e9but de sa pr\u00e9face\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ceci est un livre idiot. Idiot comme les rires de l&rsquo;enfance, les blagues de la r\u00e9cr\u00e9, les murmures du dernier rang\u00a0; idiot comme la joie de vivre et les jeunes ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Du cancre au premier de la classe, en effet, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque <strong>Cauchon<\/strong> qui fit br\u00fbler Jeanne d&rsquo;Arc, le gendarme <strong>Merda<\/strong> qui tira sur Robespierre ont fait rire des g\u00e9n\u00e9rations d&rsquo;\u00e9coliers.<\/p>\n<p>Les p\u00e9dagogues, prudents, ont d&rsquo;ailleurs cach\u00e9 \u00e0 leurs \u00e9l\u00e8ves d&rsquo;autres merveilles onomastiques, quand ils n&rsquo;ont pas purement et simplement censur\u00e9 le dictionnaire des grands hommes. Cauchon par exemple n&rsquo;\u00e9tait pas seul \u00e0 juger la sainte, mais qui se souvient de ses assesseurs, Nicolas <strong>Couppequesne<\/strong> et Jean <strong>Toutmouill\u00e9<\/strong>\u00a0? Le chevalier Bayard, \u201csans peur et sans reproche\u201d, est devenu l&rsquo;un de ces h\u00e9ros fringants du roman national, mais n&rsquo;a-t-on pas \u00e9vacu\u00e9 tr\u00e8s injustement des manuels son acolyte, le <strong>chevalier de La Crotte<\/strong>\u00a0? Comment ont pu sortir de la m\u00e9moire collective des personnages aussi int\u00e9ressants que la <strong>baronne de La Queue<\/strong>, fille naturelle de Louis\u00a0XIV, la <strong>comtesse de Verrue<\/strong>, connue pour son \u00e9l\u00e9gance, ou le tonitruant s\u00e9nateur <strong>P\u00e8debidou<\/strong>\u00a0? Et pourquoi ne lit-on plus le po\u00e8te <strong>Troccon<\/strong>\u00a0?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un ouvrage qui remet dans la lumi\u00e8re, entre le notaire Henri <strong>Aimelafille<\/strong> (1844-1926) et le roi d\u2019Albanie Ahmet <strong>Zogu<\/strong> dit Zog\u00a0I<sup>er<\/sup> (1895-1965), la vie et l\u2019\u0153uvre de vedettes injustement m\u00e9connues comme, parmi bien d\u2019autres, l\u2019homme de loi Antoine-Louis <strong>Albitte<\/strong> (1761-1812), la d\u00e9esse \u00e9trusque du foyer <strong>Caca<\/strong>, le d\u00e9put\u00e9 Prosper <strong>Chion-Ducollet<\/strong> (1848-1920), l\u2019abb\u00e9 Roch-Ambroise <strong>Cucurron<\/strong> (1742-1822), l\u2019assassin Martin <strong>Dumollard<\/strong> (1810-1862), le bienfaiteur catholique Paulin <strong>Enfert <\/strong>(1853-1922), l\u2019historien L\u00e9on <strong>Homo<\/strong> (1872-1957), le m\u00e9decin suisse Louis <strong>Jurine <\/strong>(1751-1819), le d\u00e9put\u00e9 de la Somme Porphyre <strong>Labitte <\/strong>(1823-1885), l\u2019aum\u00f4nier militaire Jean <strong>Lanusse<\/strong> (1818-1905), le g\u00e9n\u00e9ral du g\u00e9nie Anne Pierre Nicolas <strong>de Lapisse<\/strong> (1173-1850), le d\u00e9put\u00e9 gaulliste Constant <strong>Lepourry<\/strong> (1908-1986), l\u2019empereur mongol <strong>Mongku<\/strong> (XIII<sup>e\u00a0<\/sup>si\u00e8cle), Jean-S\u00e9bastien <strong>Mouche<\/strong> (l\u2019homme des bateaux parisiens qui portent son nom, 1834-1899), l\u2019obst\u00e9tricien et p\u00e8re de la pu\u00e9riculture Adolphe <strong>Pinard<\/strong> (1844-1934), le savant anglais William <strong>Prout <\/strong>(1785-1850), le g\u00e9n\u00e9ral de la R\u00e9volution Jean-\u00c9tienne <strong>Vachier<\/strong> (1762-1800) ou encore l\u2019historien italien Antonio <strong>Zobi<\/strong> (1808-1879)\u2026<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>La petite histoire \u2013 Les noms ridicules de l&rsquo;histoire de France <\/em><\/strong>par Bruno Fuligni, Paris, \u00c9ditions Flammarion, collection \u00ab\u00a0Librio\u00a0\u00bb, f\u00e9vrier\u00a02019, 94\u00a0pp. en noir et blanc au format 13\u00a0x\u00a020,5\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 3\u00a0\u20ac<\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong>Extraits\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ishi<\/strong> (<em>vers 1860-1916<\/em>). Nom donn\u00e9 par d\u00e9faut au dernier Indien sauvage d\u2019Am\u00e9rique, trouv\u00e9 \u00e0 bout de forces \u00e0 Oroville (Californie) en 1911 et confi\u00e9 \u00e0 l\u2019ethnologue Kroeber. Il appartenait au peuple Yana dans lequel le nom avait un caract\u00e8re sacr\u00e9 et ne pouvait \u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9. Comme osa l\u2019\u00e9crire Bruno L\u00e9andri dans <em>La Grande Encyclop\u00e9die du d\u00e9risoire<\/em>, \u00ab\u00a0Ishi dans la colle\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Oll\u00e9-Laprune<\/strong> (L\u00e9on) <em>1839-1898<\/em>. Philosophe catholique fran\u00e7ais, il combattit le positivisme qu\u2019il ne dig\u00e9rait pas.<\/p>\n<p><strong>Truc <\/strong>(Gonzague) <em>1877-1972<\/em>. \u00c9crivain et critique proche des milieux royalistes, auteur d\u2019une <em>Histoire de la litt\u00e9rature catholique contemporaine<\/em> et d\u2019autres bidules.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>L\u2019\u00c9tat c&rsquo;est moi<\/em> (1997), <em>Les Constituants de l\u2019Eldorado\u00a0: la R\u00e9publique de Counani<\/em> (1997), <em>Le Feu follet de la R\u00e9publique\u00a0: Philibert Besson, d\u00e9put\u00e9 visionnaire et martyr<\/em> (1999), <em>La Chambre ardente. Utopistes et aventuriers du Palais Bourbon<\/em> (2001), <em>Victor Hugo pr\u00e9sident<\/em>\u00a0<em>!<\/em> (2002), <em>L\u2019\u00cele \u00e0 \u00e9clipses\u00a0: Histoire des apparitions et disparitions d&rsquo;une terre fran\u00e7aise en M\u00e9diterran\u00e9e<\/em> (2003), <em>Jules Verne en verve<\/em> (2005), <em>Les Quinze Mille. D\u00e9put\u00e9s d&rsquo;hier et d&rsquo;aujourd&rsquo;hui<\/em> (2006), <em>La Police des \u00e9crivains<\/em> (2006), <em>Votez fou\u00a0! <\/em>(2007), <em>Dans les secrets de la police\u00a0: Quatre si\u00e8cles d&rsquo;Histoire, de crimes et de faits divers dans les archives de la Pr\u00e9fecture de police<\/em> (2008), <em>La Parlotte de Marianne. L\u2019Argot des politiques<\/em> (2009), <em>L\u2019Assembl\u00e9e litt\u00e9raire, petite anthologie des d\u00e9put\u00e9s po\u00e8tes<\/em> (2010), <em>Dans les archives in\u00e9dites des services secrets. Un si\u00e8cle d\u2019histoire et d\u2019espionnage fran\u00e7ais (1870-1989)<\/em> (2011), <em>La France rouge. Un si\u00e8cle d\u2019histoire dans les archives du PCF<\/em>, (2011), <em>Petit dictionnaire des injures politiques<\/em> (2011), <em>Les Frasques de la Belle \u00c9poque\u00a0: les plus belles unes du<\/em> Petit Journal (2012), <em>Le Livre des espions <\/em>(2012), <em>Secrets d&rsquo;\u00c9tat. Les grands dossiers du minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur (1870-1945)<\/em> (2014), <em>Le Monde selon Jaur\u00e8s<\/em> (2014), <em>Tour du monde des terres fran\u00e7aises oubli\u00e9es<\/em> (2014), <em>Raccourcis. Derni\u00e8res paroles stup\u00e9fiantes et v\u00e9ridiques avant la guillotine<\/em> (2015), <em>Les Gastronomes de l&rsquo;extr\u00eame<\/em> (2015), <em>Dieu au Parlement<\/em> (2015), <em>Le Mus\u00e9e secret de la police <\/em>(2015), <em>Justiciers<\/em> (2015), <em>Royaumes d&rsquo;aventure. Ils ont fond\u00e9 leur propre \u00c9tat<\/em> (2016), <em>Paris 1880-1910<\/em> (2016), <em>L&rsquo;Art de retourner sa veste. De l&rsquo;inconstance en politique<\/em> (2016), <em>Souvenirs de police. La France des faits divers et du crime vue par des policiers (1800-1939)<\/em> 2016), <em>Histoire amus\u00e9e des promesses \u00e9lectorales. 1848-2017<\/em> (2017), <em>L\u2019\u00c9v\u00eaque Cauchon et autres noms ridicules de l&rsquo;histoire<\/em> (2017), <em>Mata Hari. Les vies insolentes de l&rsquo;agent H\u00a021<\/em> (2017), <em>Atlas des zones extraterrestres<\/em> (2017) ainsi qu\u2019une participation \u00e0 l&rsquo;ouvrage dirig\u00e9 par Xavier Delacroix, <em>L&rsquo;Autre si\u00e8cle<\/em> (2018). Il a aussi publi\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 des manuscrits in\u00e9dits\u00a0: <em>Dictionnaire de la racaille<\/em> (2010), <em>Dans l&rsquo;enfer du bagne. M\u00e9moires d&rsquo;un transport\u00e9 de la Commune<\/em> (2013) et <em>Un libertin chez les Esquimaux<\/em> (2016). Il a \u00e9galement pr\u00e9sent\u00e9 et annot\u00e9 l&rsquo;\u00e9dition int\u00e9grale du <em>Journal des assassins<\/em>. (Source\u00a0: <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bruno_Fuligni\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bruno_Fuligni<\/a>)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11,65],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16978"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=16978"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16978\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16981,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/16978\/revisions\/16981"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=16978"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=16978"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=16978"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}