{"id":17854,"date":"2019-10-12T21:50:43","date_gmt":"2019-10-12T19:50:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=17854"},"modified":"2019-10-12T21:50:43","modified_gmt":"2019-10-12T19:50:43","slug":"rebond","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=17854","title":{"rendered":"Rebond&#8230;"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"213\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/La-chute-cette-belle-envol\u00e9e.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-17855\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/La-chute-cette-belle-envol\u00e9e.jpg 213w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/La-chute-cette-belle-envol\u00e9e-183x300.jpg 183w\" sizes=\"(max-width: 213px) 100vw, 213px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>R\u00e9cit d\u2019une r\u00e9silience \u00e9crit dans l\u2019urgence et inspir\u00e9 de sa\npropre histoire, le premier roman de la psychologue belge Am\u00e9lie Dieudonn\u00e9\n(\u00b01990), <strong><em>La chute, cette belle envol\u00e9e<\/em><\/strong> publi\u00e9 chez L\u2019Harmattan \u00e0\nParis marche dans les pas d\u2019Elia, vingt-six ans, son double, dont la vie\nsouriante s\u2019effondre comme un ch\u00e2teau de cartes avec le surgissement de difficult\u00e9s\nprofessionnelles, l\u2019accident de moto de son compagnon, l\u2019apathie de celui-ci, leur\ns\u00e9paration, la descente aux enfers, la lutte pour survivre, les contradictions\ninternes, la th\u00e9rapie et enfin le retour sur terre.<\/p>\n\n\n\n<p>Extrait&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Rien n&rsquo;a \u00e9volu\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont list\u00e9 tous les objets de l&rsquo;appartement. Toi les couverts, moi les verres, toi la bouilloire,\nmoi le grille-pain. Ils pleurent, rient. La tendresse r\u00e9appara\u00eet par bribes. Ils\ns\u2019aiment profond\u00e9ment, tendrement. L&rsquo;amour&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; amical\net fraternel ressurgit. Ils s&rsquo;enlacent, leurs yeux parlent pour eux, compl\u00e8tent\nles mots qu&rsquo;ils ne peuvent se dire. L&rsquo;humour les sauve, les unit dans la s\u00e9paration.\nIls prennent soin d&rsquo;eux, d\u00e9cident de profiter de ces instants ensemble,\nrepasser des moments comme ils ont ador\u00e9 en passer. Elle ferme ses caisses, il\nmonte son nouveau lit. Ils cuisinent leur repas pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, passent la soir\u00e9e\nserr\u00e9s l&rsquo;un contre l&rsquo;autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Rien n&rsquo;a \u00e9volu\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui. Le 2 avril.<\/p>\n\n\n\n<p>Le camion de d\u00e9m\u00e9nagement arrive dans dix minutes. Elia est\ncompl\u00e8tement instable. Ses \u00e9paules s&rsquo;affaissent de soulagement \u00e0 chaque caisse\nde plus qui s&rsquo;en va. Enfin. L&rsquo;air recircule petit \u00e0 petit dans sa poitrine.\nElle a h\u00e2te de sa nouvelle vie, tr\u00e9pigne d&rsquo;impatience. Elle s&rsquo;imagine d\u00e9j\u00e0\nred\u00e9corer l&rsquo;appartement, l&rsquo;investir \u00e0 sa fa\u00e7on. Elle a soif de vie, remplie\nd&rsquo;id\u00e9es. Faire enfin tout ce qu&rsquo;elle a mis sur le c\u00f4t\u00e9 depuis huit ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Et puis elle pleure, ne veut pas le voir partir, est\nterroris\u00e9e. La s\u00e9paration devient r\u00e9elle, prend forme et elle ne peut pas\nl&rsquo;accepter. Il est tout pour elle. Elle a l&rsquo;impression de perdre sa moiti\u00e9. Un\ndemi-visage, un bras, une jambe, un poumon. Elle panique, se sent d\u00e9membr\u00e9e,\nvid\u00e9e, qui est-elle sans lui. Huit ans qu&rsquo;ils sont Greg et Elia. Elle ne peut\npas le laisser partir, c&rsquo;est impossible.<\/p>\n\n\n\n<p>Le camion est rempli, l&rsquo;appartement vide. Il s&rsquo;en va. Elle\ndanse de joie, se noie dans ses larmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle r\u00e9serve un billet de train pour Paris, tiraill\u00e9e et\nperdue.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La vie comme elle (ne) va (pas), en somme\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>La chute, cette belle envol\u00e9e <\/em><\/strong>par Am\u00e9lie Dieudonn\u00e9, Paris, \u00c9ditions L\u2019Harmattan, collection\n\u00ab&nbsp;Rue des \u00c9coles Litt\u00e9rature&nbsp;\u00bb, septembre&nbsp;2019, 126&nbsp;pp. en\nnoir et blanc au format 13,6&nbsp;x&nbsp;21,7&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e\nen couleurs, 14,50&nbsp;\u20ac (Prix France) <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17854"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17854"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17854\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17856,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17854\/revisions\/17856"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17854"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17854"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17854"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}