{"id":18507,"date":"2020-03-05T15:53:43","date_gmt":"2020-03-05T13:53:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=18507"},"modified":"2020-03-05T15:53:43","modified_gmt":"2020-03-05T13:53:43","slug":"la-guerre-cest-comme-la-chasse-sauf-qua-la-guerre-les-lapins-tirent-charles-de-gaulle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=18507","title":{"rendered":"\u00ab La guerre, c&rsquo;est comme la chasse, sauf qu&rsquo;\u00e0 la guerre, les lapins tirent.\u00a0\u00bb (Charles de Gaulle)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"228\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Le-Cheval-rouge-par-Eugenio-Corti.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-18508\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Le-Cheval-rouge-par-Eugenio-Corti.jpg 228w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/Le-Cheval-rouge-par-Eugenio-Corti-195x300.jpg 195w\" sizes=\"(max-width: 228px) 100vw, 228px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Eugenio Corti est un \u00e9crivain et essayiste italien d&rsquo;inspiration\ncatholique, n\u00e9 le 21&nbsp;janvier 1921 \u00e0 Besana in Brianza dans la province de\nMonza et de la Brianza (Lombardie) et mort le 4&nbsp;f\u00e9vrier 2014 dans la m\u00eame\nville. L&rsquo;ensemble de son \u0153uvre est d\u00e9termin\u00e9 par son exp\u00e9rience personnelle&nbsp;:\nen 1940, il s&rsquo;enr\u00f4le dans l&rsquo;arm\u00e9e. Devenu lieutenant en 1941, il demande \u00e0 \u00eatre\naffect\u00e9 sur le front russe. \u00c9tablies devant le Don, les troupes italiennes\ndoivent battre en retraite en d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e et, prises en \u00e9tau par\nles forces sovi\u00e9tiques, elles sont d\u00e9cim\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces vingt-huit jours de retraite furent les plus dramatiques\nde la vie de Corti et contribuent \u00e0 inspirer sa vocation d&rsquo;\u00e9crivain.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir particip\u00e9 \u00e0 la campagne de Russie lors de la\nSeconde Guerre mondiale, il rejoint les unit\u00e9s combattantes italiennes pour\nlib\u00e9rer le pays contre les Allemands. <\/p>\n\n\n\n<p>Se fondant sur ces \u00e9preuves, il a produit des r\u00e9cits\nautobiographiques comme <em>La plupart ne reviendront pas <\/em>(I pi\u00f9 non\nritornano) ou <em>Les Derniers Soldats du Roi<\/em> (Gli ultimi soldati del re). <\/p>\n\n\n\n<p>Son ouvrage le plus connu reste cependant <strong><em>Le Cheval\nrouge<\/em><\/strong> (Il cavallo rosso), un roman de plus de 1400 pages, \u00e0 nouveau\nfond\u00e9 sur ses exp\u00e9riences et celles de ses compatriotes italiens pendant et\napr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale. Ce r\u00e9cit a \u00e9t\u00e9 \u00e9lu meilleur livre des ann\u00e9es\n1980 dans une enqu\u00eate publique en Italie et a \u00e9t\u00e9 traduit dans plusieurs\nlangues. Il a connu vingt-cinq \u00e9ditions dans la P\u00e9ninsule depuis qu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9\npubli\u00e9 en mai 1983.<\/p>\n\n\n\n<p>Sa premi\u00e8re version en langue fran\u00e7aise a paru en 1996 aux\n\u00c9ditions L\u2019\u00c2ge d\u2019Homme (Lausanne) \u00e0 l\u2019initiative du grand \u00e9diteur d\u2019origine\nserbe Vladimir Dimitrijevi\u0107 (1934-2011) et l\u2019ouvrage revient aujourd\u2019hui sur le\ndevant de la sc\u00e8ne gr\u00e2ce \u00e0 Vera Michalski-Hoffmann, qui pr\u00e9side les \u00c9ditions\nNoir sur Blanc \u00e0 Lausanne, dans une traduction revue et corrig\u00e9e ins\u00e9r\u00e9\u00e9 dans la\ncollection \u00ab&nbsp;La biblioth\u00e8que de Dimitri&nbsp;\u00bb qu\u2019elle a cr\u00e9\u00e9e pour rendre\nhommage \u00e0 son illustre confr\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Roman autobiographique, <em>Le Cheval rouge<\/em> suit la\ndestin\u00e9e de jeunes Italiens engag\u00e9s dans l&rsquo;arm\u00e9e de Mussolini, patriotes et\nhostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin,\nd&rsquo;autres t\u00e9moigneront de la barbarie nazie et communiste, d&rsquo;autres encore\ns&rsquo;engageront dans la reconstruction politique de l&rsquo;Italie d&rsquo;apr\u00e8s-guerre. <\/p>\n\n\n\n<p>Voici un extrait de la pr\u00e9face r\u00e9dig\u00e9e par Fran\u00e7ois Livi, professeur\n\u00e9m\u00e9rite de langue et de litt\u00e9rature italiennes \u00e0 la Sorbonne&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;On peut s&rsquo;interroger sur les raisons de l&rsquo;\u00e9tonnant\nsucc\u00e8s de librairie d&rsquo;un livre qui ne s&rsquo;accorde aucune facilit\u00e9 et qui a su\ncr\u00e9er, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela tient d&rsquo;abord au caract\u00e8re de t\u00e9moignage que rev\u00eat ce\nroman&nbsp;: non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais\ntous les \u00e9v\u00e9nements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. <\/p>\n\n\n\n<p>Eugenio Corti a \u00e9crit aussi un tr\u00e8s grand roman. Son souffle\n\u00e9pique, la vari\u00e9t\u00e9 des registres stylistiques, la v\u00e9rit\u00e9 et la puissance des\npassions emportent le lecteur d\u00e8s les premi\u00e8res pages.<\/p>\n\n\n\n<p>Sans doute destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve du temps, <em>Le\nCheval rouge<\/em> fait songer \u00e0 Manzoni, ainsi qu&rsquo;aux grands romanciers russes,\n\u00e0 Tolsto\u00ef en particulier.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Et aussi, sans aucun doute, aux r\u00e9cits aussi hallucinants qu\u2019hallucin\u00e9s\nde Curzio Malaparte (1898-1957) dans <em>Kaputt<\/em> (1944) et dans <em>La Peau <\/em>(1949)\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Le Cheval rouge <\/em><\/strong>par\nEugenio Corti, ouvrage traduit de l\u2019italien par Fran\u00e7oise Lantieri, pr\u00e9face de Fran\u00e7ois\nLivi, Paris, Les \u00c9ditions Noir sur Blanc,\ncollection \u00ab&nbsp;La biblioth\u00e8que de Dimitri&nbsp;\u00bb, f\u00e9vrier&nbsp;2020 [1996], 1420&nbsp;pp.\nen noir et blanc au format 15&nbsp;x&nbsp;23&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en\ncouleurs, 32&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,51,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18507"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18507"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18507\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18516,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/18507\/revisions\/18516"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18507"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=18507"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=18507"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}