{"id":20235,"date":"2021-02-13T19:07:13","date_gmt":"2021-02-13T17:07:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=20235"},"modified":"2021-02-13T19:07:13","modified_gmt":"2021-02-13T17:07:13","slug":"un-grand-gars-de-la-marine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=20235","title":{"rendered":"Un grand gars de la marine\u2026"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" width=\"220\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Joseph-Conrad-\u2013-Le-Romancier-de-la-mer.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-20236\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Joseph-Conrad-\u2013-Le-Romancier-de-la-mer.jpg 220w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Joseph-Conrad-\u2013-Le-Romancier-de-la-mer-189x300.jpg 189w\" sizes=\"(max-width: 220px) 100vw, 220px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9\nJ\u00f3sef Konrad Korzeniowski le 3 d\u00e9cembre 1857 \u00e0 Berditchev, en Ukraine, et mort\nle 3&nbsp;ao\u00fbt 1924 \u00e0 Bishopsbourne dans le comt\u00e9 du Kent, en Grande-Bretagne, Joseph\nConrad est un \u00e9crivain anglais d&rsquo;origine polonaise. <\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s\nson plus jeune \u00e2ge, et sans avoir jamais vu la mer, il voulut \u00eatre marin. Il\nembarqua \u00e0 17&nbsp;ans comme mousse \u00e0 Marseille sur un voilier, inaugurant ce\nqui serait une riche carri\u00e8re d&rsquo;officier de marine. Il fit ainsi pendant pr\u00e8s\nde quatre ans son apprentissage en France pour entrer ensuite dans la marine\nmarchande britannique, o\u00f9 il demeura plus de seize ans. Il obtint son brevet de\ncapitaine au long cours le 10 novembre 1886, prit la m\u00eame ann\u00e9e la nationalit\u00e9\nbritannique, sous le nom de Joseph Conrad. Il parlait avec une \u00e9gale facilit\u00e9\nle polonais, l\u2019allemand, le fran\u00e7ais et l\u2019anglais, mais il d\u00e9cida d\u2019\u00e9crire dans\nla langue de sa nouvelle patrie. <\/p>\n\n\n\n<p>En\n1890, recommand\u00e9 aupr\u00e8s du capitaine Albert Thys, administrateur de la\nCompagnie du Commerce et de l&rsquo;Industrie du Congo, il partit travailler comme\ncapitaine de steamer pour la Soci\u00e9t\u00e9 du Haut-Congo officiant dans l&rsquo;\u00c9tat\nind\u00e9pendant du Congo. Il fut engag\u00e9 pour trois ans, mais ne r\u00e9alisa qu&rsquo;un\naller-retour en steamer entre Stanley-Pool et Stanleyville avant d&rsquo;\u00eatre\nrapatri\u00e9 en Europe pour dysenterie.<\/p>\n\n\n\n<p>En\n1891, apr\u00e8s une hospitalisation \u00e0 Londres et une convalescence \u00e0 Champel en\nSuisse, Conrad leva l\u2019ancre comme second sur le clipper <em>Torrens <\/em>pour\nl&rsquo;Australie. Apr\u00e8s un deuxi\u00e8me voyage \u00e0 Ad\u00e9la\u00efde, il fut ray\u00e9 des r\u00f4les du <em>Torrens<\/em>\net, en novembre 1893, il appareilla sur le vapeur <em>Adowa<\/em> comme second,\npour le Canada, avec escale \u00e0 Rouen. En janvier 1894, l&rsquo;<em>Adowa<\/em> rentra \u00e0\nLondres o\u00f9 il d\u00e9barqua. C&rsquo;\u00e9tait la fin de sa carri\u00e8re maritime.<\/p>\n\n\n\n<p>Son exp\u00e9rience\na nourri une \u0153uvre abondante de romans, de nouvelles et de m\u00e9moires entreprise\nen 1895 avec <em>La Folie Almayer&nbsp;: Histoire d&rsquo;une rivi\u00e8re d&rsquo;Orient<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses \u0153uvres,\nparmi lesquelles on pointera <em>Inqui\u00e9tude<\/em> (1898), <em>Au c\u0153ur des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>\n(1899) \u2013 qui inspira Francis Ford Coppola pour son film <em>Apocalypse Now<\/em> \u2013,\n<em>Typhon et autres r\u00e9cits<\/em> (1903), <em>L\u2019Agent secret<\/em> (1907), <em>Fortune\n<\/em>(1913), <em>La ligne d\u2019ombre<\/em> (1917), <em>La Rescousse<\/em> (1920) ou\nencore <em>Carnets du Congo<\/em> (1925, posthume) ont consacr\u00e9 Joseph Conrad\ncomme un des plus grands \u00e9crivains de langue anglaise.<\/p>\n\n\n\n<p>De\ntous les \u00e9crivains de la mer, Joseph Conrad est celui qui a restitu\u00e9 avec le\nplus d&rsquo;authenticit\u00e9 la vie \u00e0 bord d&rsquo;un navire au temps o\u00f9 les grands-voiliers\ncroisaient la route des premiers vapeurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Membre\ndes \u00c9crivains de Marine et invit\u00e9 permanent de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Marine fran\u00e7aise, Dominique\nLe Brun (\u00b01954), navigateur et grand voyageur, a rassembl\u00e9 cinq textes de Conrad\ndans des traductions r\u00e9vis\u00e9es au sein d\u2019une compilation intitul\u00e9e <strong><em>JOSEPH\nCONRAD \u2013 LE ROMANCIER DE LA MER<\/em><\/strong> <strong>(<\/strong>Paris,\nLes Presses de la Cit\u00e9 \u2013 Omnibus), \u00e0\nsavoir <em>Jeunesse<\/em> (1898), <em>Le Miroir de la mer<\/em> (1906), <em>Le N\u00e8gre\ndu \u00ab&nbsp;Narcisse&nbsp;\u00bb<\/em> (1897), <em>Lord Jim <\/em>(1900) et <em>Le\nFr\u00e8re-de-la-C\u00f4te<\/em> (1923).<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Jeunesse\n<\/em><\/strong>est une nouvelle de Joseph Conrad publi\u00e9e en 1898 dans la\nrevue <em>Blackwood&rsquo;s Magazine<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;:\nMarlow se souvient de ses vingt ans et raconte l&rsquo;histoire de la Jud\u00e9e <em>partant<\/em>\npour Bangkok avec une cargaison de charbon&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Contexte&nbsp;:\nen 1881, Conrad embarque comme premier lieutenant sur la <em>Palestine<\/em>, un\nvieux trois-m\u00e2ts barque en partance pour Bangkok. Le feu s&rsquo;\u00e9tant d\u00e9clar\u00e9 dans\nla cargaison de charbon, le navire est abandonn\u00e9 au large de Sumatra. \u00c0 propos\nde <em>Jeunesse<\/em>, Conrad \u00e9crivit \u00e0 Andr\u00e9 Gide, le 28 janvier 1913&nbsp;: \u00ab&nbsp;C&rsquo;est\nun bout d&rsquo;autobiographie, tout simplement&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Le\nMiroir de la mer<\/em><\/strong> est un recueil\nd&rsquo;articles de Joseph Conrad parus dans diff\u00e9rents p\u00e9riodiques entre 1904 et\n1906. Le livre parut en ao\u00fbt 1906 \u00e0 Londres, en octobre \u00e0 New York.<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9\nen 1897 en feuilleton et en volumes,<strong><em> Le N\u00e8gre du Narcisse<\/em><\/strong> est le\npremier r\u00e9cit maritime de Joseph Conrad. Bien que le r\u00e9cit rel\u00e8ve de la\nfiction, il n\u2019en est pas moins nourri par certaines exp\u00e9riences v\u00e9cues par\nl&rsquo;auteur. Aux \u00c9tats-Unis, le roman fut rebaptis\u00e9 <em>The Children of the sea<\/em>,\nle mot \u00ab&nbsp;n\u00e8gre&nbsp;\u00bb (<em>nigger<\/em>) ayant en Am\u00e9rique une connotation\np\u00e9jorative.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;:\nLe voilier <em>Le Narcisse<\/em> quitte le port de Bombay en direction de\nl\u2019Angleterre, avec \u00e0 son bord un \u00e9quipage h\u00e9t\u00e9roclite. Sous les ordres du\ncapitaine Allistoun et de son second Baker, on retrouve notamment le vieux\nSingleton, l\u2019imp\u00e9tueux Craik, surnomm\u00e9 Belfast, Donkin, marin au comportement\ndouteux, et James Wait, le seul Noir de l\u2019\u00e9quipage. Divers incidents viennent\nponctuer la travers\u00e9e&nbsp;: Wait tombe rapidement malade et reste confin\u00e9 dans\nsa cabine. Au large du Cap, le navire essuie une violente temp\u00eate. L\u2019\u00e9quipage\nfr\u00f4le la mutinerie \u00e0 la suite d&rsquo;une d\u00e9cision du capitaine. Finalement, le\nnavire arrive \u00e0 bon port. Wait meurt en vue des c\u00f4tes et l\u2019\u00e9quipage se s\u00e9pare.<\/p>\n\n\n\n<p>S&rsquo;appuyant\nen partie sur des exp\u00e9riences personnelles, <strong><em>Lord Jim<\/em><\/strong> (1900)\nraconte l&rsquo;histoire de Jim, jeune officier de marine marchande britannique \u00e9pris\nde r\u00eaves h\u00e9ro\u00efques, mais marqu\u00e9 d&rsquo;infamie&nbsp;: en effet, il a abandonn\u00e9 un\nnavire en mer Rouge, le Patna, qu&rsquo;il pensait \u00eatre sur le point de sombrer, sans\nque les centaines de passagers embarqu\u00e9s n&rsquo;en soient pr\u00e9venus. Le reste de sa\nvie est consacr\u00e9 \u00e0 tenter de restaurer sa dignit\u00e9, en particulier \u00e0 Patusan,\nterritoire de l&rsquo;Asie du Sud-Est.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Le\nFr\u00e8re-de-la-C\u00f4te<\/em><\/strong> (ou <strong><em>Le Forban<\/em><\/strong>)\nest un roman publi\u00e9 en volume \u00e0 Londres et \u00e0 New York en 1923.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9sum\u00e9&nbsp;:\nUn marin fran\u00e7ais, Jean Peyrol, ayant quitt\u00e9 le service de la marine nationale\npendant les guerres napol\u00e9oniennes, se retire dans une ferme de la presqu&rsquo;\u00eele\nde Giens. Il y vit avec la vieille Catherine, la jeune Arlette et le\nsans-culotte Scevola. Un officier venu de Toulon, le lieutenant R\u00e9al, voudrait\ninduire en erreur la flotte de Nelson en empruntant la tartane de Peyrol\u2026<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Cette\nanthologie regroupe certaines des \u0153uvres maritimes les plus remarquables d&rsquo;un\nmonstre sacr\u00e9 de la litt\u00e9rature anglaise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Joseph\nConrad \u2013 Le Romancier de la mer<\/em><\/strong>,<strong><em>\n<\/em><\/strong>ouvrage pr\u00e9sent\u00e9 par Dominique Le Brun<strong>, <\/strong>textes traduits de l\u2019anglais\npar<strong> <\/strong>Georges Jean-Aubry,\nRobert d\u2019Humi\u00e8res et Philippe N\u00e9el r\u00e9vis\u00e9s par Dominique Le Brun, Paris, \u00c9ditions\nLes Presses de la Cit\u00e9 &#8211; Omnibus, janvier&nbsp;2021, 815&nbsp;pp. en noir et\nblanc au format 15,3&nbsp;x&nbsp;24&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en\ncouleurs, 28&nbsp;\u20ac (prix France) <br><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Source&nbsp;: Joseph\nConrad \u2014 Wikip\u00e9dia (wikipedia.org)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[54,51,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20235"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=20235"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20235\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20237,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/20235\/revisions\/20237"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=20235"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=20235"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=20235"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}