{"id":21964,"date":"2022-03-02T12:42:49","date_gmt":"2022-03-02T10:42:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=21964"},"modified":"2022-03-02T12:59:59","modified_gmt":"2022-03-02T10:59:59","slug":"instructif-plaidoyer-pro-domo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=21964","title":{"rendered":"Instructif plaidoyer pro domo\u2026"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Le-chef-du-contre-espionnage-nazi-parle.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"214\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Le-chef-du-contre-espionnage-nazi-parle.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-21965\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Le-chef-du-contre-espionnage-nazi-parle.jpg 214w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/03\/Le-chef-du-contre-espionnage-nazi-parle-183x300.jpg 183w\" sizes=\"(max-width: 214px) 100vw, 214px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9sent\u00e9s par Cl\u00e9ment Tib\u00e8re \u2013 c\u2019est le pseudonyme d&rsquo;un haut cadre de la communaut\u00e9 fran\u00e7aise du renseignement, dipl\u00f4m\u00e9 de Sciences Po, ancien \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;ENA, et l&rsquo;un des coauteurs du <em>Dictionnaire du renseignement<\/em> dirig\u00e9 par Hugues Moutouh et J\u00e9r\u00f4me Poirot publi\u00e9 chez Perrin en 2018 \u2013 et accompagn\u00e9s d\u2019un puissant appareil critique, les m\u00e9moires posthumes de Walter Schellenberg, <strong><em>Le chef du contre-espionnage nazi parle<\/em><\/strong>, dont la traduction fran\u00e7aise publi\u00e9e en 1957 est ressortie en 2019, ont enfin paru en version de poche dans la m\u00eame maison au sein de la c\u00e9l\u00e8bre collection de r\u00e9f\u00e9rence \u00ab&nbsp;Tempus&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Walter Schellenberg, n\u00e9 le 16 janvier 1910 \u00e0 Sarrebruck (Allemagne) et mort le 31 mars 1952 \u00e0 Turin (Italie), \u00e9tait un haut fonctionnaire SS du r\u00e9gime hitl\u00e9rien.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant adh\u00e9r\u00e9 en 1934 au parti nazi par ambition politique, homme cultiv\u00e9, tacticien hors pair, agent provocateur sp\u00e9cialiste des stratag\u00e8mes et chantages en tous genres, il a particip\u00e9 \u00e0 plusieurs op\u00e9rations en tant qu&rsquo;agent provocateur, notamment l&rsquo;affaire Toukhatchevski<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> ou la mise en place du bordel connu sous le nom de \u00ab&nbsp;salon Kitty&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1942, apr\u00e8s avoir dirig\u00e9 au sein de la <em>Gestapo<\/em><a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> le service de contre-espionnage, il commanda la section espionnage du <em>RSHA<\/em><a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, le <em>SD-Ausland<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque qu&rsquo;il d\u00e9mantela l&rsquo;Orchestre rouge<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a> et organisa la s\u00e9lection des membres des <em>Einsatzgruppen<\/em><a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a> responsables des massacres derri\u00e8re les lignes du front de l&rsquo;Est (environ 3,5 millions de Juifs et commissaires politiques sovi\u00e9tiques furent sommairement fusill\u00e9s avec leurs femmes et leurs enfants).<\/p>\n\n\n\n<p>Le 21 juin 1944, il fut promu aux grades de <em>SS-Brigadef\u00fchrer<\/em> et de <em>Generalmajor<\/em> de la police, puis, en novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, de <em>Generalmajor<\/em> des <em>Waffen SS<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la chute du r\u00e9gime nazi, il se trouvait en Su\u00e8de o\u00f9 il tenta de n\u00e9gocier sous la houlette de Himmler un armistice avec les Alli\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s sa reddition spontan\u00e9e, il fut transf\u00e9r\u00e9 au camp 020 en Angleterre le 16 juin 1945. Il y n\u00e9gocia son sort contre des renseignements class\u00e9s ultra-confidentiels et, le 4 janvier 1946, lors du proc\u00e8s de Nuremberg, il t\u00e9moigna contre les dignitaires du r\u00e9gime nazi, notamment son sup\u00e9rieur Ernst Kaltenbrunner<a id=\"_ftnref7\" href=\"#_ftn7\">[7]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le proc\u00e8s termin\u00e9, il fut de nouveau transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Londres, car il souffrait de calculs biliaires. Jusqu&rsquo;en 1948, il fut questionn\u00e9 et soign\u00e9 par les Britanniques, puis remis au printemps 1949 \u00e0 la justice internationale de Nuremberg pour le proc\u00e8s des Minist\u00e8res<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut condamn\u00e9 pour appartenance \u00e0 une organisation criminelle et crimes de guerre dans le cadre de l&rsquo;op\u00e9ration Zeppelin<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\">[9]<\/a>, \u00e0 une peine de six ans de d\u00e9tention, eu \u00e9gard \u00e0 son \u00e9tat de sant\u00e9 et \u00e0 sa collaboration judiciaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fut lib\u00e9r\u00e9 en 1951 pour raisons m\u00e9dicales, et passa secr\u00e8tement en Suisse o\u00f9 il s&rsquo;attela dans un h\u00f4pital \u00e0 la r\u00e9daction de ses m\u00e9moires dont il confia le texte \u00e0 son \u00e9pouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est mort d&rsquo;un cancer le 20 mars 1952, \u00e0 la clinique Fornaca de Turin.<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9sentation de l\u2019ouvrage par l\u2019\u00e9diteur&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Les M\u00e9moires du <em>Brigadef\u00fchrer-SS<\/em> Walter Schellenberg, dernier chef du renseignement ext\u00e9rieur de Hitler, constituent un t\u00e9moignage de premi\u00e8re main sur les arcanes les plus m\u00e9connus du r\u00e9gime nazi. Ouvrant les sinistres portes du service de renseignement de la SS, ils nous guident au travers des actions clandestines et des coups de main les plus spectaculaires foment\u00e9s par les dirigeants du III<sup>e\u00a0<\/sup>Reich, partout dans le monde, en amont et durant la guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils analysent la politique \u00e9trang\u00e8re nazie, ses secrets et ses soubresauts au fil du temps&nbsp;: l&rsquo;invasion de la Pologne, l&rsquo;enl\u00e8vement manqu\u00e9 du duc de Windsor, la disparition de Rudolf Hess, l&rsquo;assassinat de Heydrich, l&rsquo;affaire Cic\u00e9ron<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]<\/a>, les n\u00e9gociations d&rsquo;Himmler avec le comte Bernadotte, etc. Enfin, ils offrent un \u00e9clairage sur les principaux hi\u00e9rarques du Reich et sur le fonctionnement interne du r\u00e9gime, v\u00e9ritable nid de scorpions au sein duquel se combattent hommes et institutions.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ces M\u00e9moires sont aussi la voix d&rsquo;un homme aussi myst\u00e9rieux que le service qu&rsquo;il a dirig\u00e9. Prot\u00e9g\u00e9 de Heydrich, favori d&rsquo;Himmler, Schellenberg fait aussi partie de ceux qui, plus t\u00f4t que les autres, ont compris la faillite programm\u00e9e du r\u00e9gime hitl\u00e9rien. D\u00e8s lors, d\u00e9sireux de sauver ce qui pouvait l&rsquo;\u00eatre, il a tent\u00e9 de n\u00e9gocier une paix de compromis avec les puissances occidentales. De cette lucidit\u00e9 pr\u00e9matur\u00e9e, il a tir\u00e9 une justification face \u00e0 l&rsquo;Histoire, au travers de ce texte posthume qui sait admirablement jouer des demi-v\u00e9rit\u00e9s.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Et des mensonges par omission\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Le chef du contre-espionnage nazi parle <\/em><\/strong>par Walter Schellenberg, texte traduit de l\u2019allemand par Edith Vincent, pr\u00e9face de Cl\u00e9ment Tib\u00e8re, Paris, \u00c9ditions Perrin, collection \u00ab&nbsp;Tempus&nbsp;\u00bb, janvier&nbsp;2022 [1957, 2019], 618&nbsp;pp. en noir et blanc au format 11&nbsp;x&nbsp;17,8&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 11&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a id=\"_ftn1\" href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Mikha\u00efl Toukhatchevski \u00e9tait un militaire russe puis sovi\u00e9tique (16 f\u00e9vrier 1893 \u2013 12 juin 1937). Chef de l&rsquo;\u00c9tat-Major g\u00e9n\u00e9ral de 1924 \u00e0 1928, puis commandant de la r\u00e9gion militaire de Leningrad, il fut nomm\u00e9 en 1931 ministre adjoint de la D\u00e9fense nationale et Chef des armements de l&rsquo;Arm\u00e9e rouge, puis \u00e9lev\u00e9 au rang de mar\u00e9chal en 1935, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 42 ans., avant d\u2019\u00eatre \u00e9limin\u00e9 deux ans plus tard. Staline, d\u00e9sireux de s\u2019entendre avec Hitler, prit la d\u00e9cision de liquider Toukhatchevski quand, devant le Soviet supr\u00eame, celui-ci avait publiquement critiqu\u00e9 l&rsquo;Allemagne et le danger qu&rsquo;elle repr\u00e9sentait. Toukhatchevski \u00e9tait en faveur d&rsquo;une guerre pr\u00e9ventive au vu du r\u00e9armement allemand. Conscient du prestige de sa cible, Staline proc\u00e8de prudemment. Un dossier de trahison fut alors mont\u00e9 avec Nikola\u00ef Iejov (1895-1940), chef du NKVD (l\u2019organisme d\u2019\u00c9tat dont relevait la police politique sovi\u00e9tique) via la contribution du contre-espionnage (SD) nazi dirig\u00e9 par Reinhard Heydrich, alli\u00e9 pour l&rsquo;occasion. Son principe fut le suivant\u00a0: Staline voulait se d\u00e9barrasser de Toukhatchevski qui repr\u00e9sentait un danger pour son pouvoir absolu\u00a0; Hitler voulait la m\u00eame chose pour priver l&rsquo;Arm\u00e9e rouge de son dirigeant le plus brillant. Une fausse information selon laquelle Toukhatchevski complotait fut alors transmise aux Allemands par Iejov qui manipulait un Russe blanc retourn\u00e9\u00a0; ceux-ci l&rsquo;amplifi\u00e8rent en fabriquant des faux et les firent passer aux Tch\u00e8ques qui les relay\u00e8rent, en toute bonne foi, aux Sovi\u00e9tiques. Pour parachever leur \u0153uvre, les services nazis firent passer aussi une information par Paris.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a id=\"_ftn2\" href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Le salon Kitty \u00e9tait une maison close de haut standing \u00e0 Berlin, utilis\u00e9e par le service de renseignement des nazis comme centre d&rsquo;espionnage pendant la Seconde Guerre mondiale. Cr\u00e9\u00e9 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1930, il fut repris en 1939 par le g\u00e9n\u00e9ral SS Reinhard Heydrich et par son subordonn\u00e9, Walter Schellenberg. Il fut g\u00e9r\u00e9 par la propri\u00e9taire fondatrice, Kitty Schmidt, tout au long de son existence. Sa fonction consistait \u00e0 attirer les dignitaires allemands de haut rang et les visiteurs \u00e9trangers, ainsi que les diplomates, en les s\u00e9duisant au moyen d&rsquo;alcool et de femmes, afin qu&rsquo;ils divulguent des secrets ou qu&rsquo;ils expriment leur avis sur les sujets et les personnalit\u00e9s du r\u00e9gime nazi. La destruction du b\u00e2timent abritant le salon lors d&rsquo;un raid a\u00e9rien en 1942 \u00e9teignit aussit\u00f4t ses activit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> La<em> Gestapo<\/em>, acronyme tir\u00e9 de l&rsquo;allemand <em>Geheime Staatspolizei<\/em> signifiant \u00ab&nbsp;Police secr\u00e8te d&rsquo;\u00c9tat&nbsp;\u00bb, \u00e9tait la police politique du Troisi\u00e8me Reich. Fond\u00e9e en Prusse par Hermann G\u00f6ring (1893-1946) et int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 partir de 1939 au RSHA de Reinhard Heydrich (1904-1942), elle \u00e9tendit son pouvoir, sous l&rsquo;impulsion du <em>Reichsf\u00fchrer-SS<\/em> Heinrich Himmler (1900-1945), \u00e0 l&rsquo;ensemble du Reich et des territoires envahis par ce dernier au cours de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a id=\"_ftn4\" href=\"#_ftnref4\">[4]<\/a> Le<em> Reichssicherheitshauptamt<\/em> (Office central de la s\u00fbret\u00e9 du Reich, en abr\u00e9g\u00e9 <em>RSHA<\/em>) \u00e9tait une organisation cr\u00e9\u00e9e le 27 septembre 1939 par Heinrich Himmler en fusionnant le <em>Sicherheitsdienst<\/em> (SD) et la<em> Sicherheitspolizei <\/em>(Sipo) afin d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;efficacit\u00e9 de la lutte contre les \u00ab\u00a0ennemis du Parti et de l&rsquo;\u00c9tat national-socialiste ainsi que contre toutes les forces de d\u00e9sagr\u00e9gation dirig\u00e9es contre eux\u00a0\u00bb.\u00a0 Le <em>RSHA<\/em>, en tant que l&rsquo;un des douze principaux offices centraux de la SS, repr\u00e9sentait, avec ses presque 3\u00a0000 employ\u00e9s, la principale administration centrale qui dirigeait l&rsquo;essentiel des organes de r\u00e9pression allemands au temps du national-socialisme.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> La d\u00e9nomination d\u2019Orchestre rouge (<em>die Rote Kapelle<\/em>) fut donn\u00e9e par la Gestapo \u00e0 un ensemble de r\u00e9seaux d&rsquo;espionnage \u00e0 Berlin, Paris et Bruxelles, en contact avec l&rsquo;Union sovi\u00e9tique, qui ont r\u00e9sist\u00e9 au nazisme durant la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a id=\"_ftn6\" href=\"#_ftnref6\">[6]<\/a> Les<em> Einsatzgruppen<\/em> (en fran\u00e7ais\u00a0: \u00ab\u00a0groupes d&rsquo;intervention\u00a0\u00bb) \u00e9taient les unit\u00e9s mobiles d&rsquo;extermination du III<sup>e\u00a0<\/sup>Reich allemand. Cr\u00e9\u00e9es d\u00e8s l\u2019<em>Anschluss<\/em> (l&rsquo;annexion de l&rsquo;Autriche par l&rsquo;Allemagne nazie en 1938), ces unit\u00e9s de police politique militaris\u00e9es furent charg\u00e9es, \u00e0 partir de l&rsquo;invasion de la Pologne en septembre 1939, de l&rsquo;assassinat syst\u00e9matique des opposants r\u00e9els ou suppos\u00e9s au r\u00e9gime nazi, et tout particuli\u00e8rement des Juifs. Les <em>Einsatzgruppen<\/em> ont \u00e9t\u00e9 l&rsquo;instrument de ce qu&rsquo;on nomme \u00e9galement la \u00ab\u00a0Shoah par balles\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> Ernst Kaltenbrunner, n\u00e9 le 4 octobre 1903 \u00e0 Ried im Innkreis en Autriche et ex\u00e9cut\u00e9 le 16 octobre 1946 \u00e0 Nuremberg, \u00e9tait un haut fonctionnaire autrichien de la SS et un criminel de guerre. D&rsquo;abord nazi dans la clandestinit\u00e9 en tant que citoyen autrichien, il milita pour l\u2019Anschluss. Ensuite, il fut officiellement nomm\u00e9 chef de la SS, aux niveaux politique et policier, pour son ancien pays, devenu une r\u00e9gion allemande. Il exer\u00e7a ces fonctions de 1938 \u00e0 d\u00e9but 1943. \u00c0 partir de janvier 1943, en dirigeant le <em>RSHA<\/em> \u00e0 la suite de Reinhard Heydrich, il fut l\u2019un des principaux responsables du syst\u00e8me policier nazi et l&rsquo;un des maillons de la Shoah, qui avait pris une tr\u00e8s grande ampleur depuis l\u2019\u00e9t\u00e9 1941. Au proc\u00e8s de Nuremberg, il fut condamn\u00e9 \u00e0 mort par pendaison pour crimes de guerre et crimes contre l&rsquo;humanit\u00e9 et la peine est ex\u00e9cut\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> Le proc\u00e8s des Minist\u00e8res (officiellement&nbsp;: <em>The United States of America vs. Ernst von Weizs\u00e4cker, et al<\/em>.) est le onzi\u00e8me des douze proc\u00e8s pour crimes de guerre organis\u00e9s par les autorit\u00e9s am\u00e9ricaines dans leur zone d&rsquo;occupation en Allemagne \u00e0 Nuremberg apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale. Ces douze proc\u00e8s se sont tenus devant un tribunal militaire am\u00e9ricain et non devant le tribunal militaire international, mais dans les m\u00eames salles. Ils sont connus sous le nom de \u00ab&nbsp;second proc\u00e8s de Nuremberg&nbsp;\u00bb, ou plus formellement \u00ab&nbsp;proc\u00e8s des criminels de guerre devant le tribunal militaire de Nuremberg&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> L&rsquo;op\u00e9ration Zeppelin \u00e9tait une op\u00e9ration lanc\u00e9e en septembre 1944. Elle avait pour but l\u2019assassinat de Staline par l&rsquo;infiltration jusqu&rsquo;au Kremlin de deux agents allemands. Mais ceux-ci furent d\u00e9masqu\u00e9s et arr\u00eat\u00e9s \u00e0 un Moscou.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><a id=\"_ftn10\" href=\"#_ftnref10\">[10]<\/a> Cic\u00e9ron est le nom de code attribu\u00e9 par les Allemands \u00e0 Elyesa Bazna (1904-1970), un membre du personnel de l&rsquo;ambassade de Grande-Bretagne en Turquie, pays neutre durant la Seconde Guerre mondiale. Cet Albanais de naissance, sujet turc, valet de chambre personnel de l&rsquo;ambassadeur, vendit sous forme de pellicules photo \u00e0 l&rsquo;ambassade d&rsquo;Allemagne \u00e0 Ankara, durant plusieurs mois en 1943 et 1944, des documents d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat exceptionnel dont l&rsquo;exploitation aurait (peut-\u00eatre) pu modifier en faveur des Allemands le cours de la guerre. Bazna fut pay\u00e9 \u00e0 son insu en fausse monnaie, ce qui lui valut quelques d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec la justice, apr\u00e8s la guerre. (Sources : Wikip\u00e9dia)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21964"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21964"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21964\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21968,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21964\/revisions\/21968"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21964"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21964"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21964"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}