{"id":22199,"date":"2022-05-21T16:34:24","date_gmt":"2022-05-21T14:34:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=22199"},"modified":"2022-05-21T16:34:24","modified_gmt":"2022-05-21T14:34:24","slug":"les-fondements-de-la-republique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=22199","title":{"rendered":"Les fondements de la R\u00e9publique\u2026"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Discours-sur-la-premiere-decade-de-Tite-Live.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"230\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Discours-sur-la-premiere-decade-de-Tite-Live.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22200\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Discours-sur-la-premiere-decade-de-Tite-Live.jpg 230w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/Discours-sur-la-premiere-decade-de-Tite-Live-197x300.jpg 197w\" sizes=\"(max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Nicolas Machiavel (en italien&nbsp;: Niccol\u00f2 di Bernardo dei Machiavelli) \u00e9tait un humaniste florentin de la Renaissance, n\u00e9 le 3 mai 1469 \u00e0 Florence et mort dans cette m\u00eame ville le 21&nbsp;juin 1527.<\/p>\n\n\n\n<p>Th\u00e9oricien de la politique, de l&rsquo;histoire et de la guerre, mais aussi po\u00e8te et dramaturge, il a \u00e9t\u00e9 pendant quatorze ans fonctionnaire de la R\u00e9publique florentine pour laquelle il a effectu\u00e9 plusieurs missions diplomatiques, notamment aupr\u00e8s de la papaut\u00e9 et de la cour de France.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant toutes ces ann\u00e9es, il a observ\u00e9 de pr\u00e8s la m\u00e9canique du pouvoir et le jeu des ambitions concurrentes. Il est \u00e0 ce titre, avec Thucydide<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, l&rsquo;un des fondateurs du courant r\u00e9aliste en politique internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux livres majeurs ont surtout assur\u00e9 sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9&nbsp;: <em>Le Prince<\/em> (r\u00e9dig\u00e9 pour l\u2019essentiel en 1513 et publi\u00e9 \u00e0 titre posthume en 1532) et les <strong><em>Discours sur la premi\u00e8re d\u00e9cade de Tite-Live<\/em><\/strong> (<em>Discorsi sopra la prima deca di Tito Livio<\/em>, \u00e9crits entre 1513 et 1519 et parus \u00e0 titre posthume en 1531) dont le grand \u00e9diteur fran\u00e7ais Jean-Claude Zylberstein a accueilli dans sa collection \u00ab&nbsp;Le go\u00fbt des id\u00e9es&nbsp;\u00bb (Paris, Les Belles Lettres) l\u2019excellente version en langue fran\u00e7aise parue en 1980 chez Berger-Levrault.<\/p>\n\n\n\n<p>Les <em>Discours<\/em> se pr\u00e9sentent, ext\u00e9rieurement, comme un commentaire de Tite-Live<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Ils sont l\u2019\u0153uvre la plus puissante de Machiavel et tirent leur force d\u2019une pens\u00e9e qui, partant de l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019\u00c9tat, en analyse les tenants, \u00e0 savoir le prince, le peuple, les institutions, les lois, l\u2019\u00e9ducation et la religion.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils sont divis\u00e9s en trois livres.<\/p>\n\n\n\n<p>Machiavel y montre son admiration pour la Rome antique qu\u2019il d\u00e9signe comme un mod\u00e8le de gouvernement et il cite diff\u00e9rents domaines dans lesquels elle sert encore de mod\u00e8le, tels que les arts, le droit civil, la m\u00e9decine.<\/p>\n\n\n\n<p>Il constate en revanche que la Rome antique ne sert pas de mod\u00e8le en politique, raison pour laquelle il a \u00e9crit ces livres&nbsp;: \u00ab&nbsp;R\u00e9solu d&rsquo;arracher les hommes \u00e0 cette erreur, j&rsquo;ai cru n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00e9crire, sur chacun des livres de Tite-Live que l&rsquo;injure du temps a \u00e9pargn\u00e9s, tout ce qu&rsquo;en comparant les \u00e9v\u00e9nements anciens et les modernes je jugerais propre \u00e0 faciliter l&rsquo;intelligence, afin que ceux qui liraient mes discours pussent retirer de ces livres l&rsquo;utilit\u00e9 que l&rsquo;on doit rechercher dans l&rsquo;\u00e9tude de l&rsquo;histoire&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Par la suite, Machiavel propose une th\u00e9orie sur l&rsquo;\u00e9volution de la politique depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9, et il cite trois types de gouvernement&nbsp;: les monarchiques, les aristocratiques et les populaires, ainsi que trois autres formes de gouvernement, mais mauvaises (les despotiques, les oligarchiques, et la d\u00e9mocratie).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais sur quelle r\u00e9publique faut-il se reposer&nbsp;? Sur une r\u00e9publique gouvern\u00e9e par des nobles ou sur une r\u00e9publique gouvern\u00e9e par le peuple&nbsp;? Machiavel prend alors exemple sur les Romains, mais aussi sur Sparte et Venise, sans \u00e9luder les diff\u00e9rentes querelles entre le S\u00e9nat et le peuple. Il met en valeur le fait que le fondateur de la r\u00e9publique doit \u00eatre seul et il s&rsquo;appuie sur l&rsquo;exemple de Romulus, qui assassina son fr\u00e8re pour prendre le pouvoir, ainsi que le raconte la l\u00e9gende de la cr\u00e9ation de Rome.<\/p>\n\n\n\n<p>Machiavel explique aussi comment doivent \u00eatre appliqu\u00e9es les sentences et il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 s\u2019en prendre ouvertement \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise et aux religions, citant des papes tels que Jules&nbsp;II et Alexandre&nbsp;VI.<\/p>\n\n\n\n<p>Machiavel critique tout de m\u00eame Rome et ses dictateurs, en expliquant la mani\u00e8re dont la cit\u00e9 antique s&rsquo;est mise sous le joug des tyrans, puis il continue en comparant la r\u00e9publique avec les principaut\u00e9s de son temps et il explique que la grandeur du peuple r\u00e9sulte de sa libert\u00e9, qu&rsquo;il a voulu conserver.<\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9veloppe notamment par la suite des consid\u00e9rations militaires, qu\u2019il conclut par un \u00e9loge de l&rsquo;infanterie, la meilleure arm\u00e9e qui soit, et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des lois romaines, garantes de la survie de la r\u00e9publique.<\/p>\n\n\n\n<p>Un vaste programme, comme disait Charles de Gaulle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Discours sur la premi\u00e8re d\u00e9cade de Tite-Live<\/em><\/strong> par Nicolas Machiavel, pr\u00e9face de Claude Lefort, traduction de l\u2019italien par Toussaint Guiraudet, texte \u00e9tabli et annot\u00e9 par Annick P\u00e9lissier, Paris, \u00c9ditions Les Belles Lettres, collection \u00ab&nbsp;Le go\u00fbt des id\u00e9es&nbsp;\u00bb dirig\u00e9e par Jean-Claude Zylberstein, avril&nbsp;2022 [1980], 609&nbsp;pp. en noir et blanc au format 12,5&nbsp;x&nbsp;19&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en bichromie, 15,50&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>TABLE DES MATI\u00c8RES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9face, par Claude Lefort<\/p>\n\n\n\n<p>Notice, par Annick P\u00e9lissier<\/p>\n\n\n\n<p>Rep\u00e8res bibliographiques majeurs<\/p>\n\n\n\n<p>Nicolas Machiavel \u00e0 Buondelmonti et Rucellai<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LIVRE PREMIER<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant-propos<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre premier. Quels ont \u00e9t\u00e9 les commencements des villes en g\u00e9n\u00e9ral, et surtout ceux de Rome<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre II. Des diff\u00e9rentes formes de r\u00e9publiques. Quelles furent celles de la R\u00e9publique romaine<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre III. Des \u00e9v\u00e9nements qui furent cause de la cr\u00e9ation des tribuns \u00e0 Rome. Leur \u00e9tablissement perfectionna la Constitution<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre IV. Que la d\u00e9sunion du S\u00e9nat et du peuple a rendu la R\u00e9publique romaine puissante et libre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre V. \u00c0 qui plus s\u00fbrement confier la garde de la libert\u00e9, aux grands ou au peuple, et lequel des deux cause plus souvent des troubles, de celui qui veut acqu\u00e9rir ou de celui qui veut conserver&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VI. S\u2019il \u00e9tait possible d\u2019\u00e9tablir \u00e0 Rome un gouvernement qui f\u00eet cesser les inimiti\u00e9s qui existaient entre le S\u00e9nat et le peuple<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VII. Combien les accusations sont n\u00e9cessaires dans une r\u00e9publique pour y maintenir la libert\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VIII. Autant les accusations sont utiles dans une r\u00e9publique, autant la calomnie y est pernicieuse<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre IX. Qu\u2019il faut \u00eatre seul pour fonder une r\u00e9publique ou pour la r\u00e9former en entier<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre X. Qu\u2019autant sont dignes d\u2019\u00e9loges les fondateurs d\u2019une r\u00e9publique ou d\u2019une monarchie, autant m\u00e9ritent de bl\u00e2me les auteurs d\u2019une tyrannie<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XI. De la religion des Romains<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XII. Qu\u2019il est important de faire grand cas de la religion. Perte de l\u2019Italie pour avoir, par les intrigues de la cour de Rome, manqu\u00e9 \u00e0 cette maxime<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIII. Comment les Romains se servaient de la religion pour \u00e9tablir des lois, favoriser leurs entreprises et arr\u00eater les s\u00e9ditions<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIV. Que les Romains interpr\u00e9taient les auspices suivant le besoin qu\u2019ils en avaient ; qu\u2019ils mettaient infiniment de prudence \u00e0 para\u00eetre observer leur religion dans les occasions m\u00eames o\u00f9 ils \u00e9taient forc\u00e9s de manquer \u00e0 son observance ; qu\u2019ils punissaient quiconque avait la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 de la m\u00e9priser<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XV. Comment les Samnites, dans une occasion d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, ont recours \u00e0 la religion<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVI. Qu\u2019un peuple accoutum\u00e9 \u00e0 vivre sous un prince conserve difficilement sa libert\u00e9, si par hasard il devient libre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVII. Qu\u2019un peuple corrompu qui devient libre peut bien difficilement conserver sa libert\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVIII. De quelle mani\u00e8re, dans un \u00c9tat corrompu, on pourrait conserver un gouvernement libre s\u2019il y existait d\u00e9j\u00e0, ou l\u2019y introduire s\u2019il n\u2019y \u00e9tait pas auparavant<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIX. Qu\u2019un \u00c9tat qui a un excellent commencement peut se soutenir sous un prince faible ; mais sa perte est in\u00e9vitable, quand le successeur de ce prince faible est faible comme lui<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XX. Qu\u2019une succession de deux grands princes produit de grands effets ; et que, comme les r\u00e9publiques bien constitu\u00e9es ont n\u00e9cessairement une succession d\u2019hommes vertueux, elles doivent s\u2019\u00e9tendre et s\u2019augmenter consid\u00e9rablement<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXI. Combien m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre bl\u00e2m\u00e9s le prince ou la r\u00e9publique qui n\u2019ont point d\u2019arm\u00e9e nationale<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXII. Ce qu\u2019il y a de remarquable dans le combat des Horaces et des Curiaces<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIII. Qu\u2019on ne doit point hasarder toute sa fortune sans employer toutes ses forces et que, pour cela, souvent il est dangereux de se borner \u00e0 garder des passages<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIV. Les r\u00e9publiques bien constitu\u00e9es d\u00e9cernent des r\u00e9compenses et des peines, et ne compensent jamais les unes par les autres<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXV. Que si l\u2019on veut changer la constitution d\u2019un \u00c9tat libre, on doit au moins conserver quelque ombre de ses anciennes institutions<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVI. Qu\u2019un prince nouvellement \u00e9tabli dans une ville ou dans une province conquise doit tout renouveler<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVII. Que les hommes sont rarement tout bons ou tout mauvais<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVIII. Pourquoi les Romains furent moins ingrats envers leurs concitoyens que ne le fut le peuple d\u2019Ath\u00e8nes envers les siens<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIX. Quel est le plus ingrat d\u2019un peuple ou d\u2019un prince<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXX. Quels moyens doit employer un prince ou une r\u00e9publique pour \u00e9viter le vice de l\u2019ingratitude, et comment un g\u00e9n\u00e9ral ou un citoyen peuvent \u00e9viter d\u2019en \u00eatre les victimes<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXI. Que les g\u00e9n\u00e9raux romains ne furent jamais punis rigoureusement pour des fautes commises ; ils ne le furent m\u00eame pas quand leur ignorance et leurs mauvaises op\u00e9rations avaient occasionn\u00e9 les plus grands dommages \u00e0 la r\u00e9publique<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXII. Qu\u2019une r\u00e9publique ou un prince ne doivent pas diff\u00e9rer quand il s\u2019agit de subvenir aux besoins de leurs sujets<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIII. Quand un mal est parvenu au plus haut point dans un \u00c9tat, il est plus sage de temporiser que de heurter de front<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIV. Que la dictature fit toujours du bien, et jamais de mal \u00e0 la r\u00e9publique romaine. C\u2019est l\u2019autorit\u00e9 dont les citoyens s\u2019emparent qui nuit \u00e0 la libert\u00e9, et non celle qui est conf\u00e9r\u00e9e par les suffrages libres du peuple&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXV. Pourquoi, dans Rome, la cr\u00e9ation des d\u00e9cemvirs fut-elle nuisible \u00e0 la libert\u00e9, quoiqu\u2019ils eussent \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9s par les suffrages libres du peuple&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXVI. Que les citoyens qui ont \u00e9t\u00e9 rev\u00eatus des plus grands emplois ne doivent pas d\u00e9daigner les moindres<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXVII. Des troubles caus\u00e9s \u00e0 Rome par la loi agraire ; qu\u2019il est tr\u00e8s dangereux dans une r\u00e9publique de faire une loi qui fasse revenir sur le pass\u00e9 et qui d\u00e9truise une ancienne coutume de l\u2019\u00c9tat<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXVIII. Les r\u00e9publiques faibles sont irr\u00e9solues et ne savent ni d\u00e9lib\u00e9rer ni prendre un parti. Si quelquefois elles en prennent un, c\u2019est plus par n\u00e9cessit\u00e9 que par choix<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIX. Les m\u00eames accidents arrivent quelquefois chez des peuples bien diff\u00e9rents&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XL. La cr\u00e9ation du d\u00e9cemvirat \u00e0 Rome, et ce qu\u2019il faut y remarquer ; o\u00f9 l\u2019on consid\u00e8re entre autres choses comment le m\u00eame accident peut sauver ou perdre une r\u00e9publique<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLI. Il est aussi imprudent qu\u2019inutile de passer sans gradation et de sauter, pour ainsi dire, de la modestie \u00e0 l\u2019orgueil, de la douceur \u00e0 la cruaut\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLII. Combien les hommes peuvent ais\u00e9ment se corrompre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLIII. Ceux qui combattent pour leur propre gloire sont de bons et fid\u00e8les soldats<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLIV. Une multitude sans chef ne peut rien faire ; et l\u2019on ne doit pas se porter \u00e0 des menaces avant de s\u2019\u00eatre empar\u00e9 de l\u2019autorit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLV. Il est de mauvais exemple de ne pas observer une loi, surtout de la part de ceux qui l\u2019ont faite, et rien de plus dangereux pour ceux qui gouvernent une ville que de renouveler chaque jour les reproches et les punitions de torts anciens<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLVI. Les hommes s\u2019\u00e9l\u00e8vent d\u2019une ambition \u00e0 une autre. On songe d\u2019abord \u00e0 se d\u00e9fendre, ensuite \u00e0 attaquer<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLVII. Que les hommes, quoique sujets \u00e0 se tromper sur le g\u00e9n\u00e9ral, ne se trompent pas sur le particulier<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLVIII. Qui veut emp\u00eacher qu\u2019une magistrature soit d\u00e9f\u00e9r\u00e9e \u00e0 un homme vil ou m\u00e9chant doit la faire demander par un homme plus vil et plus m\u00e9chant encore, ou par ce qu\u2019il y a dans l\u2019\u00c9tat de plus illustre et de plus vertueux<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLIX. Si les villes, libres d\u00e8s leur origine, comme Rome, ont de la difficult\u00e9 \u00e0 trouver des lois qui les maintiennent en libert\u00e9, celles qui sont n\u00e9es dans la servitude \u00e9prouvent l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019y r\u00e9ussir<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre L. Que nul conseil, nul magistrat ne doit pouvoir arr\u00eater la marche des affaires dans un \u00c9tat<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LI. Qu\u2019une r\u00e9publique ou un prince doit feindre de faire par g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 ce \u00e0 quoi la n\u00e9cessit\u00e9 le contraint<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LII. Pour r\u00e9primer les exc\u00e8s et le danger d\u2019un ambitieux en cr\u00e9dit dans une r\u00e9publique, il n\u2019est pas de plus s\u00fbr moyen ni qui fasse moins d\u2019\u00e9clat que d\u2019occuper avant lui le chemin qui conduit \u00e0 cette \u00e9l\u00e9vation<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LIII. Qu\u2019un peuple souvent d\u00e9sire sa ruine, tromp\u00e9 par une fausse apparence de biens, et qu\u2019on le met facilement en mouvement par des esp\u00e9rances s\u00e9duisantes et des promesses magnifiques<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LIV. Combien est puissante l\u2019autorit\u00e9 d\u2019un grand homme pour calmer une multitude \u00e9chauff\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LV. Combien il est ais\u00e9 de faire marcher toutes choses dans une r\u00e9publique o\u00f9 le peuple n\u2019est pas encore corrompu ; o\u00f9 l\u2019\u00e9galit\u00e9 r\u00e8gne, il ne peut y avoir de principat ; o\u00f9 l\u2019\u00e9galit\u00e9 ne se trouve pas, il ne peut y avoir de r\u00e9publique<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LVI. Que les grands changements qui arrivent dans une ville ou un \u00c9tat sont toujours annonc\u00e9s par des \u00e9v\u00e9nements, ou pr\u00e9dits<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LVII. Que le peuple en masse est tr\u00e8s courageux ; s\u00e9par\u00e9, il est tr\u00e8s faible<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LVIII. Qu\u2019un peuple est plus sage et plus constant qu\u2019un prince<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LIX. \u00c0 qui d\u2019un peuple ou d\u2019un prince peut-on se fier davantage, comme alli\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre LX. Que le consulat et toute autre magistrature \u00e0 Rome se donnaient sans \u00e9gard \u00e0 l\u2019\u00e2ge<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LIVRE SECOND<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant-propos<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre premier. Laquelle a le plus contribu\u00e9 \u00e0 la grandeur de l\u2019Empire romain, de la vertu ou de la fortune&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre II. Quels furent les peuples que les Romains eurent \u00e0 combattre, et combien ils furent opini\u00e2tres \u00e0 d\u00e9fendre leur libert\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre III. Rome s\u2019agrandit en ruinant les villes voisines et en accordant facilement aux \u00e9trangers la qualit\u00e9 de citoyens<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre IV. Les r\u00e9publiques ont employ\u00e9 trois moyens pour s\u2019agrandir<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre V. Que les changements de religion et de langue, et les accidents des d\u00e9luges et des pestes effacent la m\u00e9moire des choses<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VI. Comment les Romains faisaient la guerre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VII. Quelle quantit\u00e9 de terrain les Romains accordaient-ils \u00e0 chaque colon&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VIII. Pour quelles raisons les peuples abandonnent-ils leur patrie pour se r\u00e9pandre dans des pays \u00e9trangers<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre IX. Quels sont les sujets ordinaires de guerre entre les souverains<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre X. Que l\u2019argent n\u2019est pas le nerf de la guerre, quoique ce soit l\u2019opinion g\u00e9n\u00e9rale<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XI. Qu\u2019il n\u2019est pas sage de s\u2019allier avec un prince qui a plus de r\u00e9putation que de force<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XII. Lequel vaut mieux, lorsqu\u2019on craint d\u2019\u00eatre attaqu\u00e9, de porter la guerre chez son ennemi ou de l\u2019attendre chez soi<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIII. Pour s\u2019\u00e9lever d\u2019un \u00e9tat m\u00e9diocre \u00e0 un rang \u00e9lev\u00e9, la ruse sert plus que la force<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIV. Que les hommes se trompent bien des fois en croyant qu\u2019\u00e0 force de soumission on d\u00e9sarme la hauteur<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XV. Que les \u00c9tats faibles sont toujours ind\u00e9cis, et la lenteur \u00e0 se d\u00e9terminer est toujours nuisible<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVI. Combien les arm\u00e9es modernes diff\u00e8rent des anciennes<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVII. Comment on doit appr\u00e9cier l\u2019artillerie dans nos arm\u00e9es modernes, et si l\u2019opinion qu\u2019on en a g\u00e9n\u00e9ralement est fond\u00e9e en raison<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVIII. Qu\u2019il est prouv\u00e9 par l\u2019exemple des Romains qu\u2019on doit faire plus de cas de l\u2019infanterie que de la cavalerie<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIX. Que les acquisitions d\u2019une r\u00e9publique mal constitu\u00e9e, et qui ne prend pas pour mod\u00e8le de conduite celle des Romains, la m\u00e8nent plut\u00f4t \u00e0 sa ruine qu\u2019\u00e0 un accroissement de puissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XX. \u00c0 quel p\u00e9ril s\u2019exposent les princes ou les r\u00e9publiques qui se servent de troupes auxiliaires ou mercenaires<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXI. Le premier pr\u00e9teur que les Romains envoy\u00e8rent hors de Rome fut pour Capoue, quatre cents ans apr\u00e8s qu\u2019ils avaient commenc\u00e9 \u00e0 faire la guerre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXII. Combien sont erron\u00e9s souvent les jugements que les hommes portent sur les grandes choses<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIII. Comment les Romains \u00e9vitaient les partis mitoyens \u00e0 l\u2019\u00e9gard de leurs sujets, quand ils croyaient avoir une d\u00e9cision \u00e0 prendre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIV. Les forteresses sont en g\u00e9n\u00e9ral plus nuisibles qu\u2019utiles<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXV. Que c\u2019est prendre un mauvais parti que de profiter de la d\u00e9sunion qui r\u00e8gne dans une ville pour l\u2019attaquer et s\u2019en rendre ma\u00eetre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVI. Les t\u00e9moignages de m\u00e9pris et les injures n\u2019attirent que de la haine, sans profit pour qui les emploie<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVII. Les princes et les r\u00e9publiques sages doivent se contenter de vaincre, car on perd parfois tout \u00e0 vouloir trop gagner<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVIII. Combien il est dangereux pour une r\u00e9publique ou pour un prince de ne pas venger les torts faits au public ou aux particuliers<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIX. La fortune aveugle l\u2019esprit des hommes, quand elle ne veut pas qu\u2019ils s\u2019opposent \u00e0 ses desseins<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXX. Les r\u00e9publiques et les princes vraiment puissants n\u2019ach\u00e8tent pas des alli\u00e9s \u00e0 prix d\u2019argent ; c\u2019est par leur courage et la r\u00e9putation de leurs forces qu\u2019ils s\u2019en attirent<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXI. Qu\u2019il est dangereux de se fier \u00e0 des exil\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXII. De quelle mani\u00e8re les Romains attaquaient les villes<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIII. Les Romains laissaient leurs g\u00e9n\u00e9raux parfaitement ma\u00eetres de leurs op\u00e9rations<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>LIVRE TROISI\u00c8ME<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre premier. Veut-on qu\u2019une religion ou une r\u00e9publique durent longtemps, il faut les ramener souvent \u00e0 leur principe<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre II. Combien il y a de sagesse \u00e0 jouer pour un temps la folie !<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre III. Qu\u2019il est n\u00e9cessaire pour maintenir une libert\u00e9 nouvellement acquise, comme Brutus, de massacrer ses enfants<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre IV. Qu\u2019un prince ne peut vivre en s\u00fbret\u00e9 dans un \u00c9tat tant que vivent ceux qu\u2019il en a d\u00e9pouill\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre V. Qu\u2019est-ce qui fait perdre le tr\u00f4ne \u00e0 un roi qui en jouit par succession&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VI. Des conspirations<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VII. D\u2019o\u00f9 vient que le passage de la libert\u00e9 \u00e0 la servitude, et de la servitude \u00e0 la libert\u00e9, co\u00fbte quelquefois beaucoup de sang, et que quelquefois il n\u2019en co\u00fbte pas du tout<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre VIII. Quiconque veut op\u00e9rer des changements dans une r\u00e9publique doit examiner dans quel \u00e9tat elle se trouve<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre IX. Qu\u2019il faut changer suivant les temps, si l\u2019on veut toujours avoir des succ\u00e8s<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre X. Qu\u2019un g\u00e9n\u00e9ral ne peut \u00e9viter une bataille lorsque l\u2019ennemi veut la livrer \u00e0 quelque prix que ce soit<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XI. Quiconque a beaucoup d\u2019ennemis \u00e0 combattre est s\u00fbr de les vaincre, quoiqu\u2019il leur soit inf\u00e9rieur en force, s\u2019il peut soutenir leur premier effort<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XII. Comment un habile g\u00e9n\u00e9ral doit mettre ses soldats dans la n\u00e9cessit\u00e9 de se battre, et procurer \u00e0 ceux de l\u2019ennemi tous les moyens de s\u2019en dispenser<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIII. Qui doit inspirer plus de confiance, ou d\u2019un bon g\u00e9n\u00e9ral qui a une mauvaise arm\u00e9e, ou d\u2019une bonne arm\u00e9e command\u00e9e par un mauvais g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIV. Effet que produisent au milieu d\u2019une bataille des stratag\u00e8mes nouveaux et des paroles impr\u00e9vues<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XV. Il ne faut \u00e0 une arm\u00e9e qu\u2019un seul chef. Un plus grand nombre nuit<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVI. Dans les temps difficiles on recherche le m\u00e9rite, mais quand tout est paisible, la faveur est, non pour les hommes vertueux, mais pour ceux qui ont, ou des richesses, ou des parents puissants<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVII. Un \u00c9tat, apr\u00e8s avoir offens\u00e9 un citoyen, ne doit pas lui confier un commandement ou toute autre commission importante<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XVIII. Le plus grand talent d\u2019un habile g\u00e9n\u00e9ral est de savoir deviner les desseins de l\u2019ennemi<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XIX. Les voies de la douceur sont-elles pr\u00e9f\u00e9rables aux voies de rigueur pour gouverner la multitude<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XX. Un trait d\u2019humanit\u00e9 fit plus d\u2019impression sur les Falisques que toute la puissance des Romains<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXI. Pourquoi Annibal avec une conduite oppos\u00e9e \u00e0 celle de Scipion eut en Italie les m\u00eames succ\u00e8s que ce g\u00e9n\u00e9ral romain en Espagne<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXII. Comment la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de Manlius Torquatus et la douceur de Val\u00e9rius Corvinus les couvrirent \u00e9galement de gloire&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIII. Causes du bannissement de Camille<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIV. La prolongation du commandement militaire fit perdre \u00e0 Rome sa libert\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXV. Pauvret\u00e9 de Cincinnatus et de plusieurs citoyens romains<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVI. Comment les femmes sont la cause de la ruine d\u2019un \u00c9tat<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVII. Moyen de r\u00e9tablir l\u2019union dans une ville. Il est faux que la d\u00e9sunion soit n\u00e9cessaire pour y conserver son autorit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXVIII. Que l\u2019on doit surveiller les actions des citoyens, parce que souvent celle qui para\u00eet vertueuse rec\u00e8le un principe de tyrannie<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXIX. Les fautes des peuples viennent de celles des princes<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXX. Qu\u2019un citoyen qui veut \u00eatre utile \u00e0 sa r\u00e9publique par quelque action particuli\u00e8re doit d\u2019abord imposer silence \u00e0 l\u2019envie. Moyen de d\u00e9fendre une ville \u00e0 l\u2019approche d\u2019un ennemi qui la menace<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXI. Les grands hommes et les r\u00e9publiques bien constitu\u00e9es conservent le m\u00eame courage au sein de la prosp\u00e9rit\u00e9 et dans les revers<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXII. Moyens employ\u00e9s pour rendre la paix impossible<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIII. Pour gagner une bataille, il faut que les troupes soient remplies de confiance, et en elles-m\u00eames, et en leur g\u00e9n\u00e9ral<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIV. Comment la r\u00e9putation, la voix publique, l\u2019opinion, concilient d\u2019abord \u00e0 un citoyen la faveur populaire. Le peuple fait-il pour les places, de meilleurs choix que les princes&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXV. Danger de conseiller une entreprise, toujours proportionn\u00e9 \u00e0 la grandeur de cette entreprise<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXVI. Pourquoi a-t-on regard\u00e9 les anciens Gaulois, et regarde-t-on encore les Fran\u00e7ais, comme \u00e9tant plus que des hommes au commencement d\u2019un combat et moins que des femmes vers la fin<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXVII. De petits combats sont-ils n\u00e9cessaires avant d\u2019en venir \u00e0 une action g\u00e9n\u00e9rale&nbsp;? Si on veut les \u00e9viter, comment faut-il s\u2019y prendre pour conna\u00eetre un ennemi auquel on a affaire pour la premi\u00e8re fois&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXVIII. Qualit\u00e9s n\u00e9cessaires \u00e0 un g\u00e9n\u00e9ral pour obtenir la confiance de ses soldats<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XXXIX. Il faut qu\u2019un g\u00e9n\u00e9ral connaisse le pays o\u00f9 il fait la guerre<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XL. \u00c0 la guerre, la ruse m\u00e9rite des \u00e9loges<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLI. Il faut d\u00e9fendre la patrie, soit avec ignominie, soit avec gloire. Tous moyens sont bons, pourvu qu\u2019elle soit d\u00e9fendue<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLII. Les promesses arrach\u00e9es par la force ne doivent point \u00eatre observ\u00e9es<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLIII. Les habitants d\u2019un m\u00eame pays conservent toujours \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame caract\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLIV. L\u2019audace et l\u2019imp\u00e9tuosit\u00e9 emportent souvent ce que l\u2019on n\u2019obtiendrait point par des moyens ordinaires<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLV. Est-il plus avantageux de soutenir d\u2019abord le choc de l\u2019ennemi, et de l\u2019attaquer ensuite vivement, que de commencer le combat avec imp\u00e9tuosit\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLVI. Pourquoi le m\u00eame caract\u00e8re se conserve-t-il assez longtemps dans les familles d\u2019une m\u00eame cit\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLVII. L\u2019amour de la patrie doit faire oublier \u00e0 un bon citoyen les inimiti\u00e9s particuli\u00e8res<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLVIII. Une faute trop marqu\u00e9e et trop grossi\u00e8re de la part de l\u2019ennemi doit faire soup\u00e7onner un pi\u00e8ge<\/p>\n\n\n\n<p>Chapitre XLIX. Une r\u00e9publique qui veut se conserver libre doit prendre chaque jour de nouvelles pr\u00e9cautions. Services qui m\u00e9rit\u00e8rent \u00e0 Quintus Fabius le surnom de Maximus<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Thucydide est un homme politique, strat\u00e8ge et historien ath\u00e9nien, n\u00e9 vers 460 av. J.-C. dans le d\u00e8me d&rsquo;Halimonte, en Attique&nbsp;; il est mort, peut-\u00eatre assassin\u00e9, entre 400 et 395 av. J.-C. Il est l\u2019auteur de <em>La Guerre du P\u00e9loponn\u00e8se, <\/em>r\u00e9cit du conflit qui opposa Ath\u00e8nes et Sparte entre 431 et 404 av. J.-C.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Tite-Live (en latin&nbsp;: Titus Livius), n\u00e9 en 59 ou en 64 av. J.-C. et mort en l&rsquo;an 17 dans sa ville natale de Padoue, est un historien de la Rome antique, auteur de la monumentale <em>Histoire romaine <\/em>(<em>Ab Urbe condita libri<\/em>).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[49,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22199"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=22199"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22199\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22201,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22199\/revisions\/22201"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=22199"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=22199"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=22199"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}