{"id":22354,"date":"2022-08-18T14:35:38","date_gmt":"2022-08-18T12:35:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=22354"},"modified":"2022-08-18T14:38:19","modified_gmt":"2022-08-18T12:38:19","slug":"quand-le-talent-parle-du-talent","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=22354","title":{"rendered":"Quand le talent parle du talent\u2026"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-par-Jeanine-Moulin.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"295\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-par-Jeanine-Moulin.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22356\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-par-Jeanine-Moulin.jpg 295w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-par-Jeanine-Moulin-253x300.jpg 253w\" sizes=\"(max-width: 295px) 100vw, 295px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Po\u00e9tesse et essayiste, Jeanine Moulin (n\u00e9e Jeanine Rozenblat le 10 avril 1912 \u00e0 Bruxelles et y d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 18 novembre 1998), par ailleurs l&rsquo;\u00e9pouse de L\u00e9o Moulin<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> et la m\u00e8re du compositeur Marc Moulin<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, avait d\u00e9croch\u00e9 en 1932 une licence de philologie romane \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 libre de Bruxelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses premiers travaux ont port\u00e9 sur l&rsquo;ex\u00e9g\u00e8se de textes de G\u00e9rard de Nerval (<em>Les Chim\u00e8res de G\u00e9rard de Nerval,<\/em> 1937), et Guillaume Apollinaire (<em>Manuel po\u00e9tique d&rsquo;Apollinaire<\/em>, 1939). \u00c0 partir de 1947, elle fit para\u00eetre des recueils de po\u00e9sie, tout en reprenant ses travaux sur Nerval, et en s&rsquo;attachant \u00e9galement \u00e0 des personnalit\u00e9s f\u00e9minines auxquelles elle consacra des essais, <strong><em>Marceline Desbordes-Valmore<\/em><\/strong> en 1955 (qui repara\u00eet ces jours-ci sous la forme d\u2019un e-book) et Christine de Pizan en 1962. Elle a \u00e9galement retenu l&rsquo;attention en 1981 par une anthologie de la po\u00e9sie f\u00e9minine, <em>Huit si\u00e8cles de po\u00e9sie f\u00e9minine, du XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u00e0 nos jours <\/em>(ces trois ouvrages ayant paru chez Pierre Seghers \u00e0 Paris).<\/p>\n\n\n\n<p>Elle fut \u00e9lue le 13&nbsp;novembre 1976 \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie royale de langue et de litt\u00e9rature fran\u00e7aise de Belgique o\u00f9 elle succ\u00e9da au po\u00e8te Lucien Christophe (1891-1975) dans le fauteuil n\u00b0&nbsp;10.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son <em>Marceline Desbordes-Valmore<\/em>, consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019\u0153uvre de la premi\u00e8re femme qui int\u00e9gra la prestigieuse collection \u00ab&nbsp;Po\u00e8tes d\u2019aujourd\u2019hui&nbsp;\u00bb chez Pierre Seghers, Jeanine Moulin se penche avec beaucoup de science, de sagacit\u00e9, de style et d\u2019intuition sur la vie et les \u00e9crits d\u2019une po\u00e9tesse du nord de la France qui v\u00e9cut jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00eame toutes les exp\u00e9riences que lui apporta le destin, fort nombreuses&nbsp;: celles de l\u2019enfance ballott\u00e9e, du succ\u00e8s th\u00e9\u00e2tral, de la mis\u00e8re continue, du mariage malheureux, de l\u2019amour adult\u00e8re, des passions sensuelles, de la maternit\u00e9 tragique, de l\u2019amiti\u00e9 profonde, de la chaleur solidaire, de la maladie lancinante et de la mort aux aguets, puis de la qu\u00eate \u00e9perdue de Dieu \u2013 une diversit\u00e9 dont on ne rencontre que peu ou pas d\u2019\u00e9quivalent dans la po\u00e9sie f\u00e9minine.<\/p>\n\n\n\n<p>Marceline Desbordes-Valmore (Douai, 1786 \u2013 Paris, 1859) \u00e9tait la fille d\u2019un peintre en armoiries, devenu cabaretier \u00e0 Douai apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 ruin\u00e9 par la R\u00e9volution fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>Fin 1801, apr\u00e8s un s\u00e9jour \u00e0 Rochefort et un autre \u00e0 Bordeaux, sa m\u00e8re et elle, fuyant la mis\u00e8re, embarqu\u00e8rent pour la Guadeloupe afin de chercher de l\u2019aide chez un cousin ais\u00e9 install\u00e9 l\u00e0-bas, mais dont la situation financi\u00e8re se r\u00e9v\u00e9la moins bonne qu&rsquo;attendu. En mai 1803, la m\u00e8re de Marceline mourut de la fi\u00e8vre jaune et la jeune fille rentra en France o\u00f9 elle devint com\u00e9dienne d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de seize ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle joua au th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l&rsquo;italienne de Douai, \u00e0 Lille, \u00e0 Rouen (gr\u00e2ce \u00e0 sa rencontre avec le compositeur li\u00e9geois Gr\u00e9try<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a>) et \u00e0 Paris. Com\u00e9dienne, chanteuse et cantatrice, elle se produisit non seulement au th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Od\u00e9on et \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra-Comique \u00e0 Paris, mais aussi au Th\u00e9\u00e2tre de la Monnaie \u00e0 Bruxelles, o\u00f9 elle incarna en 1815 le personnage de Rosine dans <em>Le Barbier de S\u00e9ville <\/em>de Beaumarchais.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre 1808 et 1812, elle interrompit temporairement ses activit\u00e9s au th\u00e9\u00e2tre, durant sa liaison avec Eug\u00e8ne Debonne, issu d&rsquo;une famille de la bonne soci\u00e9t\u00e9 rouennaise. Un fils, Marie-Eug\u00e8ne, naquit de leur relation. Mais apr\u00e8s que la famille Debonne eut refus\u00e9 l\u2019union d\u2019un de ses membres avec une ancienne com\u00e9dienne, Marceline Desbordes quitta d\u00e9finitivement son amant et reprit le chemin du th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 l&rsquo;Od\u00e9on puis \u00e0 la Monnaie \u00e0 Bruxelles. C&rsquo;est l\u00e0, en 1816, que s&rsquo;\u00e9teignit le petit Marie-Eug\u00e8ne, \u00e2g\u00e9 de presque six ans.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1817, Marceline Desbordes se maria avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore, rencontr\u00e9 alors qu&rsquo;elle jouait \u00e0 Bruxelles. Elle aura quatre enfants de lui&nbsp;: Junie (n\u00e9e en 1818) meurt en bas \u00e2ge&nbsp;; Hippolyte (1820-1892) qui sera le seul \u00e0 survivre \u00e0 sa m\u00e8re&nbsp;; Hyacinthe (1821-1853), dite Ondine, qui composa des po\u00e8mes et des contes avant de mourir \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 31 ans (ce fut vraisemblablement la fille de l&rsquo;amant de Marceline Desbordes-Valmore, Henri de Latouche, dont le souvenir passionn\u00e9 hantera toute son \u0153uvre)&nbsp;; In\u00e8s (1825-1846), qui mourut \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 21 ans.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-1833.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"265\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-1833.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22355\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-1833.jpg 265w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Marceline-Desbordes-Valmore-1833-227x300.jpg 227w\" sizes=\"(max-width: 265px) 100vw, 265px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">Marceline Desbordes-Valmore en 1833, lithographie de Baug\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1819, Marceline Desbordes-Valmore publia son premier recueil de po\u00e8mes, <em>\u00c9l\u00e9gies et Romances<\/em>, qui attira l&rsquo;attention et lui ouvrit les colonnes de diff\u00e9rents journaux, comme le <em>Journal des dames et des modes<\/em>, l\u2019<em>Observateur des modes <\/em>et <em>La Muse fran\u00e7aise<\/em>. En 1820, parurent les <em>Po\u00e9sies de Mme Desbordes-Valmore<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le couple s&rsquo;installa ensuite \u00e0 Lyon et Marceline Desbordes-Valmore continua de voir Henri de Latouche et entretint avec lui une relation \u00e9pistolaire soutenue.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s 1823, elle abandonna d\u00e9finitivement le th\u00e9\u00e2tre pour se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Ses ouvrages les plus importants sont les <em>\u00c9l\u00e9gies et po\u00e9sies nouvelles<\/em> (1824), <em>Les Pleurs<\/em> (1833), <em>Pauvres fleurs<\/em> (1839) et <em>Bouquets et Pri\u00e8res<\/em> (1843).<\/p>\n\n\n\n<p>Extrait&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>LES S\u00c9PAR\u00c9S<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019<\/em>\u00e9<em>cris pas. Je suis triste, et je voudrais m\u2019\u00e9teindre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les beaux \u00e9t\u00e9s sans toi, c\u2019est la nuit sans flambeau.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai referm\u00e9 mes br<em>as qui ne peuvent t\u2019atteindre,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Et frapper \u00e0 mon c\u0153ur, c\u2019est frapper au tombeau.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas. N\u2019apprenons qu\u2019\u00e0 mourir \u00e0 nous-m\u00eames.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ne demande qu\u2019\u00e0 Dieu. qu\u2019\u00e0 toi, si je t\u2019aimais&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Au fond de ton absence \u00e9couter que tu m\u2019aimes,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019<em>est entendre le ciel sans y monter jamais.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas. Je te crains ; j\u2019ai peur de ma m\u00e9moire ;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Elle a gard\u00e9 ta voix qui m\u2019appelle souvent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ne montre pas l\u2019eau vive \u00e0 qui ne peut la boire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Une ch\u00e8re \u00e9criture est un portrait vivant.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas ces doux mots que je n\u2019ose plus lire :<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Il semble que ta voix les r\u00e9pand sur mon c\u0153ur ;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Que je les vois br\u00fbler \u00e0 travers ton sourire ;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Il semble qu\u2019un baiser<\/em> <em>les empreint sur mon c\u0153ur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>N\u2019\u00e9cris pas&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elle composa aussi des nouvelles et r\u00e9digea des <em>Contes<\/em> pour enfants, en prose et en vers. En 1833, elle publia un roman autobiographique, <em>L\u2019Atelier d&rsquo;un peintre<\/em>, dans lequel elle mettait en \u00e9vidence la difficult\u00e9 pour une femme d&rsquo;\u00eatre pleinement reconnue comme artiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a par ailleurs \u00e9crit en picard. En 1896, un imprimeur de Douai rassembla ces textes dans un volume appel\u00e9 <em>Po\u00e9sies en patois<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Atteinte d\u2019un cancer en 1856, Marceline Desbordes-Valmore mourut \u00e0 Paris, le 23 juillet 1859, dans sa derni\u00e8re demeure du 59, rue de Rivoli, apr\u00e8s avoir surv\u00e9cu aux d\u00e9c\u00e8s de presque tous ses enfants, de son fr\u00e8re F\u00e9lix et de maintes amies. Elle fut surnomm\u00e9e \u00ab&nbsp;Notre-Dame-des-Pleurs&nbsp;\u00bb en raison des nombreux drames qui jalonn\u00e8rent sa vie. Elle est inhum\u00e9e \u00e0 Paris dans la 26<sup>e<\/sup>&nbsp;division du cimeti\u00e8re de Montmartre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses \u0153uvres po\u00e9tiques, dont le lyrisme et la hardiesse de versification furent remarqu\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque par Victor Hugo, Honor\u00e9 de Balzac, Charles Baudelaire, Barbey d\u2019Aurevilly, &nbsp;Paul Verlaine et Sainte-Beuve, influenc\u00e8rent par la suite celles d\u2019Anna de Noailles, Ren\u00e9e Vivien, C\u00e9cile Sauvage, Marie No\u00ebl ou encore Louis Aragon<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 l\u2019essai de Jeanine Moulin, qui reproduit dans sa fin de nombreux extraits de po\u00e8mes de Marceline Desbordes-Valmore, dont certains peu accessibles en librairie ou en biblioth\u00e8que, il constitue un mod\u00e8le consomm\u00e9 de ce que bien des travaux universitaires ont perdu par la s\u00e9cheresse de leur approche et l\u2019herm\u00e9tisme de leur jargon&nbsp;: un ouvrage de vulgarisation dans toute la noblesse p\u00e9dagogique de l\u2019acception du terme&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Marceline Desbordes-Valmore <\/em><\/strong>par Jeanine Moulin, Paris, \u00c9ditions Seghers, collection \u00ab\u00a0Po\u00e8tes d&rsquo;Aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb, ao\u00fbt\u00a02022 [1955], e-book (Epub3), 176\u00a0pp. en noir et blanc sous couverture en couleurs et \u00e0 rabats, 9,99\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> L\u00e9o Moulin \u00e9tait un sociologue et \u00e9crivain belge de langue fran\u00e7aise, n\u00e9 le 25 f\u00e9vrier 1906 \u00e0 Bruxelles et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans la m\u00eame ville le 8 ao\u00fbt 1996. Dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 libre de Bruxelles, il fut professeur \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 catholique de Louvain et aux Facult\u00e9s Universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur ainsi qu\u2019au Coll\u00e8ge d&rsquo;Europe \u00e0 Bruges. Il fut aussi pr\u00e9sident de l\u2019Institut belge de science politique et vice-pr\u00e9sident de la F\u00e9d\u00e9ration internationale de la presse gastronomique et du vin.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Marc Moulin, n\u00e9 \u00e0 Ixelles le 16 ao\u00fbt 19421 et mort le 26 septembre 2008, est un pianiste, compositeur, animateur et producteur radio, humoriste, chroniqueur et touche-\u00e0-tout belge. Licenci\u00e9 en sciences politiques et en sciences \u00e9conomiques de l&rsquo;Universit\u00e9 libre de Bruxelles, mais aussi pianiste de formation, fondateur du groupe de jazz fusion Placebo, il cr\u00e9a en 1979, \u00e0 la suite d&rsquo;un canular, le groupe de musique \u00e9lectronique T<em>elex<\/em> avec Dan Lacksman et Michel Moers. Le groupe repr\u00e9sentera la Belgique \u00e0 l&rsquo;Eurovision en 1980 et terminera parmi les derniers avec trois points seulement. Animateur de radio sur <em>La Premi\u00e8re<\/em> (RTBF), inventeur des concepts \u00ab&nbsp;Cap de nuit&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;King Kong&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Radio Crocodile&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Radio Cit\u00e9&nbsp;\u00bb, il mit sur pied en 1987 avec Jacques Mercier \u00ab&nbsp;La Semaine infernale&nbsp;\u00bb et participa au \u00ab&nbsp;Jeu des dictionnaires\u00a0\u00bb&nbsp;\u00bb (radio et t\u00e9l\u00e9) en 1989 aux c\u00f4t\u00e9s de Philippe Geluck, Soda, Jean-Jacques Jespers, Jean-Pierre Hautier, Jules Metz (Monsieur M\u00e9t\u00e9o) durant des ann\u00e9es. Il fut \u00e9galement chroniqueur dans les colonnes du <em>T\u00e9l\u00e9moustique<\/em> o\u00f9 il signait chaque semaine une chronique acide de l&rsquo;actualit\u00e9 illustr\u00e9e par Pierre Kroll sous le titre \u00ab&nbsp;Les hum\u0153urs de Marc Moulin&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Andr\u00e9-Ernest-Modeste Gr\u00e9try est un compositeur li\u00e9geois puis fran\u00e7ais, n\u00e9 \u00e0 Li\u00e8ge le 8 f\u00e9vrier 1741 et mort \u00e0 Montmorency le 24 septembre 1813. Il est surtout connu pour ses op\u00e9ras-comiques.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Source&nbsp;: Wikip\u00e9dia.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22354"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=22354"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22354\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22358,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22354\/revisions\/22358"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=22354"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=22354"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=22354"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}