{"id":22589,"date":"2022-12-17T20:43:47","date_gmt":"2022-12-17T18:43:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=22589"},"modified":"2022-12-17T20:43:47","modified_gmt":"2022-12-17T18:43:47","slug":"aux-arenes-cinq-bd-historiques-pour-les-fetes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=22589","title":{"rendered":"Aux Ar\u00e8nes, cinq BD historiques pour les f\u00eates\u00a0!"},"content":{"rendered":"\n<p>Dans la production r\u00e9cente des \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes \u00e0 Paris, nous avons \u00e9pingl\u00e9 cinq BD de qualit\u00e9 \u00e0 (s\u2019) offrir pour les f\u00eates de cette fin d\u2019ann\u00e9e&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Le-match-de-la-mort-\u2013-Kiev-1942-rien-ne-se-passera-comme-prevu.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"217\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Le-match-de-la-mort-\u2013-Kiev-1942-rien-ne-se-passera-comme-prevu.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22594\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Le-match-de-la-mort-\u2013-Kiev-1942-rien-ne-se-passera-comme-prevu.jpg 217w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Le-match-de-la-mort-\u2013-Kiev-1942-rien-ne-se-passera-comme-prevu-186x300.jpg 186w\" sizes=\"(max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>1. <strong><em>Le match de la mort \u2013 Kiev 1942, rien ne se passera comme pr\u00e9vu <\/em><\/strong>par Pepe Galvez et Guillem Escriche<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1942, dans l&rsquo;Ukraine occup\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, en Ukraine, R\u00e9publique sovi\u00e9tique occup\u00e9e par les nazis depuis l&rsquo;op\u00e9ration Barbarossa lanc\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9 1941, quatre anciens joueurs du Dynamo Kiev, l&rsquo;\u00e9quipe nationale ukrainienne, travaillent dans la plus grande boulangerie de la ville. Elle est tenue par un Moravien proche des Allemands, mais fan du Dynamo. Un ancien footballeur, Shvetsov, pass\u00e9 \u00e0 la collaboration, leur propose d&rsquo;organiser des matchs qui opposeraient les diff\u00e9rentes arm\u00e9es en pr\u00e9sence \u00e0 Kiev&nbsp;: allemande, roumaine, hongroise. Apr\u00e8s de vives discussions, les anciens du Dynamo acceptent \u00e0 condition de jouer sous les couleurs rouges de l&rsquo;Ukraine, avec un nouveau nom, qu&rsquo;ils esp\u00e8rent prometteur&nbsp;: START.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le foot comme champ de bataille morale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 6 ao\u00fbt 1942 se d\u00e9roule le match entre le START et l&rsquo;\u00e9quipe de l&rsquo;arm\u00e9e allemande.<\/p>\n\n\n\n<p>5 \u00e0 2 pour l&rsquo;Ukraine. L&rsquo;\u00e9quipe allemande, bien mieux nourrie que les Ukrainiens, exige une revanche trois jours plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0, sur le terrain, l&rsquo;un des joueurs, Kolya, est gravement bless\u00e9 \u00e0 la t\u00eate par un joueur allemand. L&rsquo;arbitre ne dit mot. Les Ukrainiens gagnent \u00e0 nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>Humili\u00e9s par les nazis et trait\u00e9s comme une race inf\u00e9rieure qu&rsquo;il faut soumettre, ils regagnent leur dignit\u00e9 sur le terrain de foot.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Trois victoires et la mort au bout<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>16 ao\u00fbt&nbsp;:&nbsp; nouveau match, nouvelle victoire. Le 18 ao\u00fbt, l&rsquo;arm\u00e9e allemande d\u00e9barque \u00e0 la boulangerie. Kolya mourra sous la torture et les trois autres sont envoy\u00e9s en camp de concentration \u00e0 Syrets. Le 2 f\u00e9vrier 1943, l&rsquo;Allemagne est d\u00e9faite \u00e0 Stalingrad. Le 23 f\u00e9vrier, les trois derniers joueurs sont fusill\u00e9s. En septembre 1943, les prisonniers du camp de Syrets se soul\u00e8vent. Le 6 novembre. Kiev est lib\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/De-sel-et-de-sang.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"237\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/De-sel-et-de-sang.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22593\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/De-sel-et-de-sang.jpg 237w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/De-sel-et-de-sang-203x300.jpg 203w\" sizes=\"(max-width: 237px) 100vw, 237px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>2. <strong><em>De sel et de sang <\/em><\/strong>par Fr\u00e9d\u00e9ric Paronuzzi et Vincent Djinda<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Retour sur un massacre annonc\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 17 ao\u00fbt 1893, dans les marais salants d\u2019Aigues-Mortes, une rixe opposant des ouvriers fran\u00e7ais \u00e0 des travailleurs temporaires italiens d\u00e9clenche une v\u00e9ritable folie meurtri\u00e8re Plusieurs heures durant, une foule en furie se lance dans une impitoyable traque. Une \u00ab&nbsp;chasse \u00e0 l&rsquo;ours&nbsp;\u00bb (l&rsquo;ours&nbsp;: l&rsquo;\u00e9tranger). Ce lynchage, un des plus sanglants de l&rsquo;histoire fran\u00e7aise, fera dix morts et une centaine de bless\u00e9s. En d\u00e9pit des preuves accablantes r\u00e9unies contre eux, les assassins seront finalement acquitt\u00e9s lors d&rsquo;un simulacre de proc\u00e8s qui conduira la France \u00e2 deux doigts d&rsquo;une guerre avec l&rsquo;Italie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une trag\u00e9die du travail<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On assiste \u00e0 la fourberie des riches patrons de la Compagnie des Salins du Midi qui n&rsquo;ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 exacerber la rivalit\u00e9 entre ouvriers en profitant du fait que les Transalpins \u00e9taient moins exigeants sur la paie et les conditions de travail.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une histoire qui r\u00e9sonne avec notre \u00e9poque<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les auteurs de <em>De sel et de sang<\/em> s&#8217;emparent librement de ces faits r\u00e9els (qui ont une troublante r\u00e9sonance avec le monde d&rsquo;aujourd\u2019hui) et racontent ces moments de d\u00e9mence, qu&rsquo;un journaliste du <em>Journal du Midi<\/em> a d\u00e9crits comme \u00ab&nbsp;indignes d&rsquo;un peuple civilis\u00e9&nbsp;\u00bb (\u00e9dition du 18 ao\u00fbt 1893). On y d\u00e9couvre comment les discours nationalistes et cocardiers, les fantasmes x\u00e9nophobes et la vieille rengaine \u00ab&nbsp;fiers d&rsquo;\u00eatre fran\u00e7ais&nbsp;\u00bb ont incit\u00e9 des laiss\u00e9s-pour-compte \u00e0 se d\u00e9cha\u00eener contre leurs fr\u00e8res de mis\u00e8re avec une effrayante sauvagerie.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Kessel-\u2013-La-naissance-du-lion.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"259\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Kessel-\u2013-La-naissance-du-lion.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22592\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Kessel-\u2013-La-naissance-du-lion.jpg 259w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Kessel-\u2013-La-naissance-du-lion-222x300.jpg 222w\" sizes=\"(max-width: 259px) 100vw, 259px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>3. <strong><em>Kessel \u2013 La naissance du lion<\/em><\/strong><strong><em> <\/em><\/strong>par Cyrille Charpentier et J\u00f6rg Mailliet<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vladivostok, le voyage initiatique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Juif d&rsquo;origine russe, Kessel s&rsquo;engage \u00e0 18 ans dans l&rsquo;aviation fran\u00e7aise pour combattre l&rsquo;arm\u00e9e allemande. En 1918, il part en mission \u00e0 Vladivostok pour former l&rsquo;arm\u00e9e blanche. Cette premi\u00e8re aventure cr\u00e9era la l\u00e9gende Kessel.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le froid sib\u00e9rien, il croise la L\u00e9gion tch\u00e8que, des bandits cosaques, la mafia chinoise esclavagiste, le frisson du danger&#8230; mais aussi de nombreuses bouteilles de vodka, la musique tzigane et l&rsquo;amour De cette exp\u00e9rience, il tirera l&rsquo;un de ses romans les plus forts&nbsp;: <em>Les Temps sauvages<\/em>. Un voyage initiatique o\u00f9 la guerre est un personnage \u00e0 part enti\u00e8re. Ce r\u00e9cit hallucinant est \u00e0 l&rsquo;image de la vie de Joseph Kessel.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il faudrait plusieurs vies \u00e0 un homme pour avoir celle de Kessel<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De retour \u00e0 Pans en 1922, il entame une carri\u00e8re d&rsquo;\u00e9crivain et de journaliste. Il cofonde le journal <em>Gringoire<\/em>, publie son premier roman et devient grand reporter.<\/p>\n\n\n\n<p>Joseph Kessel arpente le Maghreb o\u00f9 il d\u00e9couvre l&rsquo;A\u00e9ropostale. Il rencontre Antoine de Saint-Exup\u00e9ry et part en Afrique de l&rsquo;Est, sur la piste aux esclaves o\u00f9 il se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec Henry de Monfreid. La presse s&rsquo;arrache ses reportages. Entre deux exp\u00e9ditions, Joseph Kessel c\u00f4toie aussi bien les immigr\u00e9s russes que le milieu litt\u00e9raire de son \u00e9poque&nbsp;: Radiguet. Cocteau, Martin du Gard&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une \u0153uvre incomparable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Kessel a laiss\u00e9 une trace immense dans l&rsquo;histoire avec <em>Le Lion,<\/em> <em>L&rsquo;\u00c9quipage<\/em>, <em>Fortune carr\u00e9e<\/em>, <em>L&rsquo;Arm\u00e9e des ombres<\/em>&#8230; Il participa aussi \u00e0 la cr\u00e9ation de <em>D\u00e9tective<\/em> tout en \u00e9tant proche de Gaston Gallimard. Il a co\u00e9crit \u00ab&nbsp;Le Chant des partisans&nbsp;\u00bb avec son neveu Maurice Druon. Lui, l&rsquo;immigr\u00e9 juif d\u2019origine russe, entrera m\u00eame \u00e0 l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Les-Portugais.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"247\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Les-Portugais.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22591\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Les-Portugais.jpg 247w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Les-Portugais-212x300.jpg 212w\" sizes=\"(max-width: 247px) 100vw, 247px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>4. <strong><em>Les Portugais<\/em><\/strong><strong><em> <\/em><\/strong>par Olivier Afonso et Chico<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le destin d&rsquo;un million de vies<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1970, la France vit sa plus importante vague d&rsquo;immigration. Plus d&rsquo;un million de Portugais fuient la dictature de Salazar et ses guerres coloniales. Rapidement, on leur assigne \u00e0 tous un m\u00eame emploi&nbsp;: ma\u00e7on. C&rsquo;est une nouvelle main-d&rsquo;\u0153uvre bienvenue dans la France de Giscard. Tr\u00e8s vite, ils sont embauch\u00e9s sur les chantiers parisiens et log\u00e9s dans un bidon\u00adville \u00e0 Nanterre avec un seul d\u00e9sir&nbsp;: construire leur vie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Deux amis traversent la France<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mano a 18 ans et passe la fronti\u00e8re franco-espagnole dans le coffre d&rsquo;une vieille Peugeot. L\u00e2ch\u00e9 en pleine nature par son passeur, il est embarqu\u00e9 par Nel, jeune compatriote roublard et ambitieux, dans une aventure qui les m\u00e8nera \u00e0 Paris. Sur place, leur vie s\u2019organise entre travail, sorties, combines et drague. Une v\u00e9ritable amiti\u00e9 se noue malgr\u00e9 les choix de chacun Mario, discret et travailleur, tombe secr\u00e8tement amoureux d&rsquo;Eva. Nel, gentil voyou charismatique, pr\u00e9f\u00e8re les chemins ill\u00e9gaux.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un r\u00e9cit intime et collectif<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette histoire, Olivier Alonso, le sc\u00e9nariste, la tient de son p\u00e8re. Mais il comprend rapidement qu\u2019elle est aussi celle de toute une g\u00e9n\u00e9ration&nbsp;: celle qui, derri\u00e8re un ton badin et une d\u00e9rision insolente, cache la r\u00e9alit\u00e9 douloureuse d&rsquo;une main-d\u2019\u0153uvre immigr\u00e9e exploit\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Apres-la-rafle-\u2013-Une-histoire-vraie.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"243\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Apres-la-rafle-\u2013-Une-histoire-vraie.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-22590\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Apres-la-rafle-\u2013-Une-histoire-vraie.jpg 243w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Apres-la-rafle-\u2013-Une-histoire-vraie-208x300.jpg 208w\" sizes=\"(max-width: 243px) 100vw, 243px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>5. <strong><em>Apr\u00e8s la rafle \u2013 Une histoire vraie<\/em><\/strong><strong><em> <\/em><\/strong>par Arnaud Delalande et Laurent Bidot avec Joseph Weismann<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un gamin de Paris<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Joseph est un gamin de Montmartre qui fait les 400 coups avec ses copains dans la capitale occup\u00e9e. Juif, il porte l&rsquo;\u00e9toile jaune. Au matin du 16 juillet 1942, des gendarmes fran\u00e7ais l&rsquo;arr\u00eatent avec sa famille. C&rsquo;est la rafle du V\u00e9l&rsquo; d&rsquo;Hiv&rsquo;. Charg\u00e9s dans des wagons \u00e0 bestiaux, ils prennent la route pour Beaune-la-Rolande, un camp de transit. Un matin, deux officiers nazis arrivent. Jo est arrach\u00e9 \u00e0 ses parents et \u00e0 ses deux s\u0153urs qui partent pour le camp d&rsquo;Auschwitz.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au camp de Beaune-la-Rolande<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une autre guerre commence alors&nbsp;: celle d&rsquo;un enfant de 11 ans, seul, perdu dans un camp d&rsquo;orphelins. Joseph est jeune, mais il sent et comprend tout. Avec un autre enfant, Jo Kogan, il monte un plan d&rsquo;\u00e9vasion. Ils se glissent sous quinze m\u00e8tres de barbel\u00e9s qu&rsquo;ils \u00ab&nbsp;d\u00e9tricotent&nbsp;\u00bb \u00e2 mains nues durant six heures d&rsquo;affil\u00e9e&nbsp;: ils r\u00e9ussissent \u00e0 s&rsquo;enfuir tandis que leurs compagnons seront envoy\u00e9s \u00e0 la mort.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La force d&rsquo;un survivant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 90 ans, Joseph raconte comment, apr\u00e8s avoir surmont\u00e9 mille dangers, fr\u00e9quent\u00e9 orphelinats et familles d\u2019accueil, il veut changer de nom et \u00ab&nbsp;s\u2019appeler Dupont, comme tout le monde&nbsp;\u00bb. Puis il devient \u00ab&nbsp;vindicatif, bagarreur&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00ab&nbsp;J&rsquo;\u00e9tais un pantin d\u00e9mantibul\u00e9 qui devait se reconstruire&nbsp;\u00bb. Il finit par se fixer au Mans, o\u00f9 il reprend avec succ\u00e8s une affaire de meubles et fonde une famille heureuse. Quelques ann\u00e9es plus tard, avec son complice Jo Kogan, ils d\u00e9cident de retourner \u00e0 Beaune-la-Rolande&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>T\u00e9moigner, enfin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Joseph s&rsquo;est longtemps refus\u00e9 \u00e0 raconter son histoire. C&rsquo;est Simone Veil qui l&rsquo;a convaincu du devoir de m\u00e9moire. Depuis, Jo Weismann parcourt inlassablement les lyc\u00e9es fran\u00e7ais. Il participe \u00e0 des conf\u00e9rences, des colloques, des d\u00e9bats.<\/p>\n\n\n\n<p>Il a contribu\u00e9 au film <em>La Rafle<\/em> et \u00e0 des documentaires. Il a publi\u00e9 le r\u00e9cit de sa vie aux \u00e9ditions Michel Lafon en 2011. Sa guerre ne s&rsquo;est jamais vraiment achev\u00e9e<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Le match de la mort \u2013 Kiev 1942, rien ne se passera comme pr\u00e9vu <\/em><\/strong>par Pepe Galvez et Guillem Escriche, traduction de l\u2019espagnol par Alexandra Carrasco, Paris, \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes, octobre&nbsp;2022, 96&nbsp;pp. en quadrichromie au format 21,5&nbsp;x&nbsp;29&nbsp;cm sous couverture cartonn\u00e9e en couleurs, 20&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>De sel et de sang <\/em><\/strong>par Fr\u00e9d\u00e9ric Paronuzzi et Vincent Djinda, Paris, \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes, mai&nbsp;2022, 143&nbsp;pp. en quadrichromie au format 19&nbsp;x&nbsp;26&nbsp;cm sous couverture cartonn\u00e9e en couleurs, 22&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Kessel \u2013 La naissance du lion <\/em><\/strong>par Cyrille Charpentier et J\u00f6rg Mailliet, Paris, \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes, avril&nbsp;2022, 207&nbsp;pp. en quadrichromie au format 21&nbsp;x&nbsp;29&nbsp;cm sous couverture cartonn\u00e9e en couleurs, 23,90&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Les Portugais <\/em><\/strong>par Olivier Afonso et Chico, Paris, \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes, f\u00e9vrier&nbsp;2022, 136&nbsp;pp. en quadrichromie au format 19,3&nbsp;x&nbsp;27,5&nbsp;cm sous couverture cartonn\u00e9e en couleurs, 21,90&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Apr\u00e8s la rafle \u2013 Une histoire vraie <\/em><\/strong>par Arnaud Delalande et Laurent Bidot avec Joseph Weismann, Paris, \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes, janvier&nbsp;2022, 124&nbsp;pp. en quadrichromie au format 19,3&nbsp;x&nbsp;27,5&nbsp;cm sous couverture cartonn\u00e9e en couleurs, 21&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Sources&nbsp;: communiqu\u00e9s de presse des \u00c9ditions Les Ar\u00e8nes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,51,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22589"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=22589"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22589\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22595,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/22589\/revisions\/22595"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=22589"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=22589"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=22589"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}