{"id":23391,"date":"2023-09-27T15:03:38","date_gmt":"2023-09-27T13:03:38","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=23391"},"modified":"2023-09-28T10:25:40","modified_gmt":"2023-09-28T08:25:40","slug":"lenfant-de-la-honte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=23391","title":{"rendered":"L\u2019enfant de la honte\u2026"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Vous-ne-connaiez-rien-de-moi.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"222\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Vous-ne-connaiez-rien-de-moi.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23392\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Vous-ne-connaiez-rien-de-moi.jpg 222w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Vous-ne-connaiez-rien-de-moi-190x300.jpg 190w\" sizes=\"(max-width: 222px) 100vw, 222px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Dans <strong><em>Vous ne connaissez rien de moi<\/em><\/strong>, Prix Stanislas 2023 du meilleur premier roman de la rentr\u00e9e litt\u00e9raire, la Chartraine Julie H\u00e9racl\u00e8s s\u2019est inspir\u00e9e avec un talent immense de <em>La Tondue de Chartres<\/em>, une photo de Robert Capa<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> prise le 16&nbsp;ao\u00fbt 1944 dans une rue de la cit\u00e9 d\u2019Eure-et-Loir au moment de sa lib\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>On y voit une jeune femme ras\u00e9e et marqu\u00e9e au fer rouge sur le front qui serre contre elle un nourrisson. Elle est conspu\u00e9e par une foule qui l\u2019entoure.<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9 dans le magazine am\u00e9ricain <em>Life<\/em> le mois suivant, puis repris dans de nombreux journaux, ce clich\u00e9 mondialement connu est devenu embl\u00e9matique de l&rsquo;\u00e9puration sauvage en France \u00e0 la Lib\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>Car \u00e0 la Lib\u00e9ration de ce pays, tout comme en Belgique d\u2019ailleurs, et avant que les cours de justice et les chambres civiques ne soient cr\u00e9\u00e9es et install\u00e9es, les \u00ab&nbsp;r\u00e9sistants&nbsp;\u00bb de la vingt-cinqui\u00e8me heure et la populace, \u00e0 la faveur des mouvements de foule o\u00f9 la joie, le d\u00e9sir de vengeance et les r\u00e8glements de comptes se m\u00ealaient, s\u2019en sont pris aux collaborateurs et \u00e0 ceux qu\u2019ils consid\u00e9raient comme tels.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant aux femmes ayant collabor\u00e9 ou couch\u00e9 avec des Allemands, elles furent arr\u00eat\u00e9es, tondues et expos\u00e9es dans les villes. Certaines furent tortur\u00e9es, viol\u00e9es ou m\u00eame assassin\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>La femme tondue sur la photo de Robert Capa est Simone Touseau, une jeune Chartraine de 23&nbsp;ans, et le b\u00e9b\u00e9 qu&rsquo;elle tient dans les bras est sa fille Catherine, n\u00e9e quelques mois plus t\u00f4t de sa relation avec un soldat allemand.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de ce document, Julie H\u00e9racl\u00e8s imagine les r\u00e9actions et les pens\u00e9es de la jeune femme (une adolescente nomm\u00e9e Simone Grivise dans son ouvrage) face \u00e0 l\u2019indignit\u00e9 de ses bourreaux ivres de b\u00eatise et de m\u00e9chancet\u00e9 et d\u00e9crit sa r\u00e9sistance devant leurs exactions forg\u00e9es dans une haine \u00e0 la fois politique, morale, sociale et \u00e9conomique, mais aussi et probablement surtout sexuelle et sexiste, tout en narrant par le menu les tours, contours et d\u00e9tours collaborationnistes, mais aussi amoureux pour le bel Otto Weiss, qui l\u2019ont men\u00e9e au pilori.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un roman, c\u2019est-\u00e0-dire une \u0153uvre de fiction volontairement \u00e9loign\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 des faits, \u00e9crit dans le but, ici atteint avec force et brio, de se pencher sur les \u00e9lans d\u2019injustice lies \u00e0 la vindicte populaire et sur les passions malsaines que charrie la pl\u00e8be.<\/p>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 historique, la voici, plut\u00f4t sordide, elle aussi&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Simone Touseau est n\u00e9e en 1921 \u00e0 Chartres, fille cadette d&rsquo;un couple de tenanciers d\u2019une cr\u00e8merie-poissonnerie qui p\u00e9riclita en 1935 en raison de la Grande D\u00e9pression<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a> (le p\u00e8re fut r\u00e9duit \u00e0 l\u2019\u00e9tat de man\u0153uvre).<\/p>\n\n\n\n<p>Rong\u00e9s par la frustration et la haine du Front populaire, ses parents d\u00e9velopp\u00e8rent des id\u00e9es ouvertement d\u2019extr\u00eame droite (antis\u00e9mites, anti-anglaises).<\/p>\n\n\n\n<p>Simone a suivi ses \u00e9tudes dans une \u00e9cole catholique. Brillante \u00e9l\u00e8ve, elle d\u00e9crocha son baccalaur\u00e9at en 1941 \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 seulement 5&nbsp;% des filles le passaient.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant appris l&rsquo;allemand, elle postula un poste de secr\u00e9taire-traductrice \u00e0 la <em>Kommandantur<\/em> de Chartres o\u00f9 elle fut engag\u00e9e et affect\u00e9e \u00e0 la caserne Marceau.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle y fit rapidement la connaissance d&rsquo;un soldat allemand, Erich G\u00f6z (Otto dans le roman), \u00e2g\u00e9 alors de 32&nbsp;ans, qui gardait ses distances vis-\u00e0-vis du national-socialisme. Issu de la bourgeoisie protestante d\u2019une petite ville du Bade-Wurtemberg, il avait travaill\u00e9 comme biblioth\u00e9caire avant-guerre apr\u00e8s des \u00e9tudes de sciences humaines. \u00c0 Chartres, il \u00e9tait responsable de la librairie de l&rsquo;arm\u00e9e allemande.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux jeunes gens tomb\u00e8rent amoureux et entam\u00e8rent une relation non cach\u00e9e&nbsp;: ils s&rsquo;affichaient ensemble dans les rues de la ville et G\u00f6z se rendait quotidiennement chez les Touseau.<\/p>\n\n\n\n<p>Simone Touseau se lia aussi \u00e0 cette \u00e9poque avec Ella Amerzin-Meyer, une Suissesse al\u00e9manique qui s&rsquo;\u00e9tait install\u00e9e \u00e0 Chartres \u00e0 la suite de son mariage avec Georges Meyer, un pilote fran\u00e7ais, h\u00e9ros de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Elle avait fr\u00e9quent\u00e9 les Allemands d\u00e8s leur arriv\u00e9e \u00e0 Chartres et avait divorc\u00e9 de son mari. Elle leur servait d&rsquo;interpr\u00e8te et travaillait pour le <em>Sipo-SD<\/em>, la police de s\u00fbret\u00e9 et de renseignement allemande (dont faisait partie la <em>Gestapo<\/em>), traduisant des interrogatoires de d\u00e9tenus, voire y participant. Elle proposa \u00e0 Simone de la remplacer pendant son cong\u00e9 de maternit\u00e9, son poste \u00e9tant mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 que celui qu\u2019elle occupait \u00e0 la caserne Marceau.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;automne 1942, G\u00f6z fut mut\u00e9 sur le front de l&rsquo;Est. Il d\u00e9buta alors une correspondance avec Simone. Au printemps 1943, celle-ci adh\u00e9ra au Parti populaire fran\u00e7ais, le parti collaborationniste de Jacques Doriot<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Bless\u00e9 durant cette m\u00eame ann\u00e9e, Erich G\u00f6z fut hospitalis\u00e9 \u00e0 Munich. Simone postula alors au STO<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, et r\u00e9ussit \u00e0 se faire envoyer dans cette ville, pour travailler chez BMW. Elle rendit alors r\u00e9guli\u00e8rement visite \u00e0 G\u00f6z. Elle tomba enceinte de lui et il souhaita alors reconna\u00eetre l&rsquo;enfant et \u00e9pouser Simone, mais il se heurta au refus de l&rsquo;administration allemande qui voyait d&rsquo;un mauvais \u0153il ce type de relations avec les travailleurs \u00e9trangers.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque sa grossesse devint visible, Simone Touseau fut renvoy\u00e9e en France, en novembre 1943, et son p\u00e8re manqua de la tuer pour avoir sali l&rsquo;honneur de la famille. Elle accoucha le 23&nbsp;mai 1944 d&rsquo;une petite fille qu&rsquo;elle pr\u00e9nomma Catherine. Erich G\u00f6z, lui, avait \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 sur le front de l&rsquo;Est o\u00f9 il mourut le 8&nbsp;juillet 1944 pr\u00e8s de Minsk en Bi\u00e9lorussie.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques jours apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 tondues et expos\u00e9es \u00e0 la vindicte populaire, Simone Touseau et sa m\u00e8re Germaine furent accus\u00e9es d&rsquo;avoir d\u00e9nonc\u00e9 cinq habitants de leur quartier.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la nuit du 24 au 25&nbsp;f\u00e9vrier 1943, le <em>Sipo-SD<\/em> avait arr\u00eat\u00e9 cinq chefs de famille et les avait accus\u00e9s d&rsquo;\u00eatre des \u00ab&nbsp;ennemis de l\u2019Allemagne&nbsp;\u00bb et d&rsquo;\u00e9couter la BBC. D\u00e9port\u00e9s au camp de Mauthausen en Autriche, deux y moururent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 6&nbsp;septembre 1944, les deux femmes furent incarc\u00e9r\u00e9es \u00e0 la prison de Chartres, puis au camp de Pithiviers dans le Loiret. Georges Touseau, pr\u00e9sent\u00e9 \u00ab&nbsp;comme un brave homme qui ne savait pas tenir les femmes de sa maison&nbsp;\u00bb, fut laiss\u00e9 libre ainsi qu\u2019Annette, la s\u0153ur a\u00een\u00e9e de Simone. Mais les quatre membres de la famille furent inculp\u00e9s d&rsquo;\u00ab&nbsp;atteinte \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 ext\u00e9rieure de l&rsquo;\u00c9tat&nbsp;\u00bb, un crime passible de la peine de mort.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 1<sup>er&nbsp;<\/sup>mars 1945, Simone et sa m\u00e8re furent ramen\u00e9es \u00e0 Chartres pour leur proc\u00e8s. Leur avocat fit tra\u00eener la proc\u00e9dure jusqu&rsquo;au printemps 1946. Or, depuis le 15&nbsp;janvier 1946, les jugements n\u2019\u00e9taient plus rendus \u00e0 Chartres, mais \u00e0 Paris o\u00f9 les verdicts s\u2019av\u00e9raient plus cl\u00e9ments. Le dossier Touseau fut donc transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 un tribunal parisien.<\/p>\n\n\n\n<p>Simone Touseau se d\u00e9fendit en accusant son ancienne amie, Ella Amerzin-Meyer, expliquant qu&rsquo;elle lui avait dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je suis bien contente, car je suis d\u00e9barrass\u00e9e de ces gens qui ne m\u2019appelleront plus ni espionne ni boche&nbsp;\u00bb. Ella Amerzin-Meyer avait fui Chartres avec les Allemands d\u00e8s le 15&nbsp;ao\u00fbt 1944. Apr\u00e8s une longue instruction, le 26&nbsp;novembre 1946, la cour releva l&rsquo;insuffisance de charges et relaxa les deux femmes alors retenues \u00e0 la prison de la Roquette \u00e0 Paris. Elles furent lib\u00e9r\u00e9es le lendemain. C&rsquo;est pendant son incarc\u00e9ration que Simone Touseau apprit la mort d&rsquo;Erich G\u00f6z.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que libre, elle fut encore traduite devant une chambre civique et, le 8&nbsp;mars 1947, elle fut condamn\u00e9e \u00e0 dix ans d&rsquo;indignit\u00e9 nationale, mais le tribunal la dispensa de l&rsquo;interdiction de s\u00e9jour.<\/p>\n\n\n\n<p>La famille Touseau quitta n\u00e9anmoins Chartres et s&rsquo;installa \u00e0 40&nbsp;kilom\u00e8tres de l\u00e0, \u00e0 Saint-Arnoult-en-Yvelines. Simone trouva un emploi dans une pharmacie et se maria en novembre 1954 \u00e0 un comptable avec qui elle a eu deux enfants. Dans les ann\u00e9es 1950, elle se rendit plusieurs fois avec son premier enfant \u00e0 K\u00fcnzelsau, pour voir la famille G\u00f6z. Ses visites et son pass\u00e9 finirent par se savoir \u00e0 Saint-Arnoult. Elle perdit alors son travail, sa famille se brisa, puis elle sombra dans l&rsquo;alcool et la d\u00e9pression. Elle mourut en 1966, \u00e0 44&nbsp;ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Ella Amerzin-Meyer fut quant \u00e0 elle condamn\u00e9e \u00e0 mort par contumace par la Cour de justice de la Seine pour \u00ab&nbsp;intelligence avec l&rsquo;ennemi&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Extrad\u00e9e d&rsquo;Allemagne et \u00e9crou\u00e9e \u00e0 la prison de la Roquette \u00e0 Paris le 27&nbsp;septembre 1947, elle fut rejug\u00e9e et condamn\u00e9e le 29&nbsp;avril 1950 aux travaux forc\u00e9s \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, mais la sentence fut annul\u00e9e un mois plus tard. En effet, elle ne pouvait pas \u00eatre condamn\u00e9e pour \u00ab&nbsp;intelligence avec l&rsquo;ennemi&nbsp;\u00bb, car elle avait pris la nationalit\u00e9 allemande en mai 1944. Elle fut rel\u00e2ch\u00e9e et repartit vivre en Allemagne o\u00f9 elle mourut centenaire dans la r\u00e9gion de Hanovre<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Vous ne connaissez rien de moi <\/em><\/strong>par Julie H\u00e9racl\u00e8s, Paris, \u00c9ditions JC\u00a0Latt\u00e8s, septembre\u00a02023, 381\u00a0pp. en noir et blanc au format 13\u00a0x\u00a020,4\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en bichromie et bandeau en couleurs, 20,90\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Robert Capa, pseudonyme d&rsquo;Endre Ern\u0151 Friedmann, n\u00e9 le 22&nbsp;octobre 1913 \u00e0 Budapest et mort le 25&nbsp;mai 1954 en Indochine, \u00e9tait un photographe et un correspondant de guerre hongrois. Il a couvert les plus grands conflits de son \u00e9poque et fut l&rsquo;un des fondateurs de la coop\u00e9rative photographique Magnum, premi\u00e8re de ce genre \u00e0 voir le jour. Il a entretenu une relation amoureuse avec Ingrid Bergman et une longue amiti\u00e9 avec Ernest Hemingway, qui s\u2019est inspir\u00e9 des photos de Capa pour \u00e9crire le livre <em>Pour qui sonne le glas<\/em> (1940) fortement inspir\u00e9 de son v\u00e9cu de journaliste pendant la guerre civile espagnole, dont il fait revivre l&rsquo;ambiance.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> La Grande D\u00e9pression ou \u00ab&nbsp;crise \u00e9conomique des ann\u00e9es 1930&nbsp;\u00bb, dite encore \u00ab&nbsp;crise de 1929&nbsp;\u00bb, est une longue phase de crise \u00e9conomique et de r\u00e9cession qui a frapp\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie mondiale \u00e0 partir du krach boursier am\u00e9ricain de 1929 jusqu&rsquo;\u00e0 la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Jacques Doriot, n\u00e9 \u00e0 Bresles dans l&rsquo;Oise le 26&nbsp;septembre 1898 et mort \u00e0 Mengen, dans le Wurtemberg (Allemagne), le 22&nbsp;f\u00e9vrier 1945, \u00e9tait un homme politique, journaliste et collaborationniste fran\u00e7ais. En 1936, apr\u00e8s son exclusion du Parti communiste, il fonda le Parti populaire fran\u00e7ais (PPF) et prit position contre le Front populaire. Durant la Seconde Guerre mondiale, Doriot fut un partisan radical de la collaboration et contribua \u00e0 la cr\u00e9ation de la L\u00e9gion des volontaires fran\u00e7ais contre le bolchevisme (LVF). Il combattit personnellement sous l&rsquo;uniforme allemand sur le front de l\u2019Est, avec le grade de lieutenant. \u00c0 la Lib\u00e9ration, en 1944, il se r\u00e9fugia en Allemagne et tenta de mettre en place un \u00ab&nbsp;Comit\u00e9 de lib\u00e9ration fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb. Il mourut lors du mitraillage de sa voiture par deux avions en maraude. Les circonstances de sa mort sont l&rsquo;objet de controverses. Selon certaines th\u00e8ses, il aurait \u00e9t\u00e9 victime de divergences entre les nazis, mais les historiens penchent plut\u00f4t pour l&rsquo;action d&rsquo;avions alli\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Instaur\u00e9 en f\u00e9vrier 1943, le Service du travail obligatoire (STO) ordonna et organisa, durant l\u2019occupation de la France par l\u2019Allemagne nazie, la r\u00e9quisition et le transfert vers l\u2019Allemagne de centaines de milliers de travailleurs fran\u00e7ais contre leur gr\u00e9, afin de participer \u00e0 l\u2019effort de guerre allemand.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/La_Tondue_de_Chartres<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[11,53],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23391"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23391"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23391\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23394,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23391\/revisions\/23394"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}