{"id":23598,"date":"2023-11-25T16:45:21","date_gmt":"2023-11-25T14:45:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=23598"},"modified":"2023-11-25T16:58:43","modified_gmt":"2023-11-25T14:58:43","slug":"le-duche-qui-voulait-etre-empire-revue-herodote","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=23598","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le duch\u00e9 qui voulait \u00eatre empire\u00a0\u00bb (revue H\u00e9rodote)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-Temeraires-\u2013-Quand-la-Bourgogne-defiait-lEurope.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"213\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-Temeraires-\u2013-Quand-la-Bourgogne-defiait-lEurope.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23603\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-Temeraires-\u2013-Quand-la-Bourgogne-defiait-lEurope.jpg 213w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-Temeraires-\u2013-Quand-la-Bourgogne-defiait-lEurope-183x300.jpg 183w\" sizes=\"(max-width: 213px) 100vw, 213px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Auteur du best-seller <strong><em>Les T\u00e9m\u00e9raires&nbsp;\u2013&nbsp;Quand la Bourgogne d\u00e9fiait l&rsquo;Europe<\/em><\/strong><a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> paru en 2020 chez Flammarion \u00e0 Paris et qui ressort en version de poche collector dans la collection \u00ab&nbsp;Champs histoire&nbsp;\u00bb dans la m\u00eame maison, l\u2019\u00e9crivain belge francophile de langue n\u00e9erlandaise Bart Van Loo (\u00b0Herentals, 1973) est un \u00e9rudit d\u2019envergure et un conteur captivant, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019historien et pol\u00e9miste bourguignon Henri Guillemin (1903-1992), \u00e9crivions-nous \u00e0 la sortie de son impressionnante biographie de Napol\u00e9on<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>La preuve en est administr\u00e9e dans sa fa\u00e7on bluffante d\u2019y narrer l\u2019histoire des ducs de Bourgogne pr\u00e9sent\u00e9e comme une grande aventure militaire, politique, diplomatique, \u00e9conomique et artistique oscillant entre f\u00e9erie m\u00e9di\u00e9vale et luttes implacables.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire d\u2019une famille r\u00e9gnante qui, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges, Anvers, Namur, Tournai, Lille, Besan\u00e7on ou encore Luxembourg, a jalonn\u00e9 les routes de la Scandinavie des Burgondes jusqu\u2019\u00e0 Dijon, la capitale du duch\u00e9 octroy\u00e9 en 1363 par le roi de France Jean&nbsp;II le Bon \u00e0 son fils Philippe, qui en prit possession le 2&nbsp;juin 1364, devenant alors Philippe&nbsp;II de Bourgogne (dit \u00ab&nbsp;Philippe le Hardi&nbsp;\u00bb) et initiant la maison de Valois-Bourgogne.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses successeurs, Jean I<sup>er<\/sup> de Bourgogne (1371-1419), dit \u00ab&nbsp;Jean sans Peur&nbsp;\u00bb, Philippe&nbsp;III de Bourgogne (1396-1467), dit \u00ab&nbsp;Philippe le Bon&nbsp;\u00bb, Charles I<sup>er<\/sup> de Bourgogne (1433-1477), dit \u00ab&nbsp;Charles le T\u00e9m\u00e9raire&nbsp;\u00bb et Marie de Bourgogne (1457-1482) instaur\u00e8rent peu \u00e0 peu l\u2019\u00ab&nbsp;\u00c9tat bourguignon&nbsp;\u00bb, constitu\u00e9 d\u2019un ensemble de principaut\u00e9s f\u00e9odales regroupant le duch\u00e9 de Bourgogne (fief fran\u00e7ais), le comt\u00e9 de Bourgogne (fief d&rsquo;Empire) et plusieurs fiefs des Pays-Bas, notamment le comt\u00e9 de Flandre (fief fran\u00e7ais) et le duch\u00e9 de Brabant (fief d&rsquo;Empire), d\u00e9tenus par le chef de la maison de Valois-Bourgogne.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ducs de Bourgogne du XV<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle divisaient couramment leurs possessions en deux ensembles&nbsp;: les Pays de par-de\u00e7\u00e0 (fiefs des Pays-Bas) et les Pays de par-del\u00e0 (fiefs de Bourgogne), dont le duch\u00e9 de Bourgogne et la ville de Dijon constituaient l\u2019\u00e9l\u00e9ment principal<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ensemble de l&rsquo;\u00c9tat bourguignon \u00e9tait organis\u00e9 autour du duc de Bourgogne, dont la cour \u00e9tait itin\u00e9rante et qui r\u00e9sidait aussi bien aux Pays-Bas que dans les pays de Bourgogne, voire dans le royaume de France.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussit\u00f4t apr\u00e8s la mort de Charles le T\u00e9m\u00e9raire en janvier 1477, le roi de France Louis&nbsp;XI lan\u00e7a son arm\u00e9e contre les \u00c9tats bourguignons, d\u00e9volus \u00e0 une Marie de Bourgogne, duchesse \u00e2g\u00e9e de 20&nbsp;ans et non mari\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce fut le d\u00e9but de la guerre de Succession de Bourgogne (1477-1482). D\u00e8s janvier 1477, l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise occupa le duch\u00e9 de Bourgogne, puis envahit le comt\u00e9, qui devint le principal th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;op\u00e9rations.<\/p>\n\n\n\n<p>Marie de Bourgogne, confront\u00e9e \u00e0 cette menace, ainsi qu\u2019\u00e0 la r\u00e9bellion de ses sujets des Pays-Bas bourguignons, notamment flamands (Bruges, Gand, etc.), \u00e0 qui elle dut conc\u00e9der le Grand Privil\u00e8ge (en avril 1477), \u00e9pousa Maximilien d&rsquo;Autriche au mois d&rsquo;ao\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1493, le trait\u00e9 de Senlis mit fin au conflit entre la France et les Habsbourg&nbsp;: la possession de la Bourgogne et de la Picardie par le roi de France \u00e9tait confirm\u00e9e, les autres fiefs de la maison de Bourgogne restant la propri\u00e9t\u00e9 des h\u00e9ritiers de Marie de Bourgogne et Maximilien.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1515, Charles de Habsbourg, petit-fils de Marie de Bourgogne et Maximilien, fut reconnu comme duc de Bourgogne, souverain des Pays-Bas bourguignons, par les \u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1516, il devint r\u00e9gent de Castille et d&rsquo;Aragon (pour sa m\u00e8re, incapable), puis roi consort des deux royaumes et de leurs possessions.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, en 1519, il devient chef de la maison de Habsbourg et en 1520, il se fit \u00e9lire empereur contre les candidatures de Fran\u00e7ois I<sup>er<\/sup> et d&rsquo;Henri VIII.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/LEtat-bourguignon-sous-Charles-le-Temeraire.jpeg\"><img loading=\"lazy\" width=\"727\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/LEtat-bourguignon-sous-Charles-le-Temeraire-727x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23602\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/LEtat-bourguignon-sous-Charles-le-Temeraire-727x1024.jpeg 727w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/LEtat-bourguignon-sous-Charles-le-Temeraire-213x300.jpeg 213w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/LEtat-bourguignon-sous-Charles-le-Temeraire-768x1082.jpeg 768w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/LEtat-bourguignon-sous-Charles-le-Temeraire.jpeg 800w\" sizes=\"(max-width: 727px) 100vw, 727px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Par Marco Zanoli<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9 \u00e0 Gand dans les Pays-Bas bourguignons, Charles Quint (1500-1558)<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a> re\u00e7ut une \u00e9ducation en langue fran\u00e7aise, se consid\u00e9ra avant tout comme un chevalier bourguignon, h\u00e9ritier de la dynastie de Valois-Bourgogne, notamment de Charles le T\u00e9m\u00e9raire, et tenait la France comme son ennemi principal, notamment pour avoir ind\u00fbment confisqu\u00e9 le duch\u00e9 de Bourgogne.<\/p>\n\n\n\n<p>Son attachement au duch\u00e9 perdu se manifesta \u00e0 la fin de la sixi\u00e8me guerre d&rsquo;Italie qu&rsquo;il mena de 1520 \u00e0 1526 contre Fran\u00e7ois&nbsp;I<sup>er<\/sup>, achev\u00e9e par le d\u00e9sastre fran\u00e7ais de Pavie (f\u00e9vrier 1525).<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois&nbsp;I<sup>er<\/sup>, prisonnier en Espagne, dut alors signer le trait\u00e9 de Madrid (janvier 1526) qui incluait la restitution du duch\u00e9 de Bourgogne \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ritier de Charles le T\u00e9m\u00e9raire.<\/p>\n\n\n\n<p>Lib\u00e9r\u00e9, Fran\u00e7ois I<sup>er<\/sup> fit casser le trait\u00e9 par le Parlement de Paris, ce qui impliqua la reprise de la guerre. Mais cette fois, le r\u00e9sultat fut moins favorable \u00e0 Charles Quint et le conflit s&rsquo;acheva avec le trait\u00e9 de Cambrai (dit de la \u00ab&nbsp;paix des Dames&nbsp;\u00bb), selon lequel le duch\u00e9 de Bourgogne restait \u00e0 la France.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019en \u00e9tait fini du r\u00eave des Valois-Bourgogne\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Saluons le brio de Bart Van Loo qui fait revivre avec passion ces grands ducs aussi audacieux qu\u2019ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l\u2019admiration et l\u2019envie de toute l\u2019Europe, et surtout de Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 leur apog\u00e9e, ils voyageaient de M\u00e2con \u00e0 Amsterdam sans passer une seule fronti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Ils unifi\u00e8rent d\u2019immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas.<\/p>\n\n\n\n<p>De cette \u00e9poque glorieuse, il reste d\u00e9sormais les t\u00e9moignages d\u2019artistes de g\u00e9nie.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi ceux-ci, on retiendra le sculpteur Claus Sluter (ca&nbsp;1355-1406) dont l\u2019\u0153uvre novatrice a durablement influenc\u00e9 la sculpture gothique internationale de son temps.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune..jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"405\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune.-1024x405.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23601\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune.-1024x405.jpg 1024w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune.-300x119.jpg 300w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune.-768x304.jpg 768w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune.-1536x608.jpg 1536w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Rogier-Van-der-Weyden-Le-Jugement-dernier-huile-sur-bois-hospices-de-Beaune..jpg 1920w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Rogier Van der Weyden<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\"><em>Le Jugement dernier<\/em> (entre 1443 et 1452)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Huile sur bois, Hospices de Beaune<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ou le peintre Rogier de Le Pasture dit Rogier Van der Weyden (1399 ou 1400-1464), l\u2019artiste tournaisien \u00e0 qui l\u2019on doit notamment l\u2019extraordinaire <em>Jugement dernier<\/em> (entre 1443 et 1452), un polyptique en quinze panneaux visible aux hospices de Beaune.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-epoux-Arnolfini.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"256\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-epoux-Arnolfini.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23600\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-epoux-Arnolfini.jpg 256w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Les-epoux-Arnolfini-219x300.jpg 219w\" sizes=\"(max-width: 256px) 100vw, 256px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Les \u00e9poux Arnolfini<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Par Jan Van Eyck<a id=\"_ftnref6\" href=\"#_ftn6\">[6]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi que Jan Van Eyck (ca&nbsp;1390-1441), dont les tableaux les plus connus sont <em>Les \u00c9poux Arnolfini <\/em>(1434) et <em>La Vierge du chancelier Rolin<\/em> (1435).<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Retable-de-lAgneau-mystique.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"474\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Retable-de-lAgneau-mystique.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23599\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Retable-de-lAgneau-mystique.jpg 474w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Retable-de-lAgneau-mystique-300x222.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 474px) 100vw, 474px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Retable de l&rsquo;Agneau mystique par Hubert et Jan Van Eyck<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">Huile sur bois, 350&nbsp;x&nbsp;461&nbsp;cm<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-small-font-size\">(Cath\u00e9drale Saint-Bavon de Gand)<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Il acheva par ailleurs le fameux retable de <em>L&rsquo;Agneau mystique<\/em> de la cath\u00e9drale Saint-Bavon \u00e0 Gand, commenc\u00e9 par son fr\u00e8re Hubert van Eyck (ca&nbsp;1366-1426) et termin\u00e9 en 1432<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>De purs joyaux de l\u2019art m\u00e9di\u00e9val occidental&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Les T\u00e9m\u00e9raires \u2013 Quand la Bourgogne d\u00e9fiait l&rsquo;Europe <\/em><\/strong>par Bart Van Loo, ouvrage traduit du n\u00e9erlandais par Daniel Cunin et Isabelle Rosselin, Paris, \u00c9ditions Flammarion, collection \u00ab&nbsp;Champs histoire&nbsp;\u00bb, octobre&nbsp;2023, 924&nbsp;pp. en noir et blanc au format 10,9&nbsp;x&nbsp;17,7&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs et \u00e0 rabats, 15&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>TABLE DES MATI\u00c8RES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Arbres g\u00e9n\u00e9alogiques et familles royales<\/p>\n\n\n\n<p>Cartes<\/p>\n\n\n\n<p>Avertissement des traducteurs<\/p>\n\n\n\n<p>Prologue<\/p>\n\n\n\n<p><strong>I. Le mill\u00e9naire oubli\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De Royaume \u00e0 duch\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>De la Bourgogne \u00e0 la Flandre<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II. Le si\u00e8cle bourguignon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sortis de la boue<\/p>\n\n\n\n<p>La ville sans peur<\/p>\n\n\n\n<p>1789 avant la lettre<\/p>\n\n\n\n<p>Les Plats Pays en herbe<\/p>\n\n\n\n<p>La France, cheval de trait de la Bourgogne<\/p>\n\n\n\n<p>Beaut\u00e9 et folie<\/p>\n\n\n\n<p>Ostentation et propagande<\/p>\n\n\n\n<p>Assassinat et combat linguistique<\/p>\n\n\n\n<p>Amours arrang\u00e9es, tumulte incontr\u00f4lable<\/p>\n\n\n\n<p>Poing coup\u00e9, teste toute \u00e9cartel\u00e9e<\/p>\n\n\n\n<p>Trois comt\u00e9s, un seul duc<\/p>\n\n\n\n<p>Le combat pour la Hollande et la Z\u00e9lande<\/p>\n\n\n\n<p>Comme femelle ou comme masle<\/p>\n\n\n\n<p>Apparat et paillettes<\/p>\n\n\n\n<p>La fosse ou le b\u00fbcher<\/p>\n\n\n\n<p>Paix et beaut\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00eave bourguignon<\/p>\n\n\n\n<p>Faisan et renard<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e8res et fils<\/p>\n\n\n\n<p><strong>III. La d\u00e9cennie fatale<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Joyeuse entr\u00e9e, sombre accueil<\/p>\n\n\n\n<p>La couronne \u00e0 port\u00e9e de main<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9novation et innovation<\/p>\n\n\n\n<p>Pi\u00e9g\u00e9 dans la neige<\/p>\n\n\n\n<p><strong>IV.<\/strong> <strong>Une ann\u00e9e d\u00e9cisive<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>V. Un jour m\u00e9morable<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c9pilogue. Le dernier Bourguignon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Annexes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Chronologie<\/p>\n\n\n\n<p>Personnages historiques<\/p>\n\n\n\n<p>Bibliographie<\/p>\n\n\n\n<p>Remerciements<\/p>\n\n\n\n<p>Index<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> <em>De Bourgondi\u00ebrs. Aartsvaders van de Lage Landen<\/em> sorti en 2019.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> <em>Napol\u00e9on \u2013 L\u2019ombre de la R\u00e9volution<\/em>, Paris, \u00c9ditions Flammarion, collection \u00ab&nbsp;Au fil de l\u2019histoire&nbsp;\u00bb, octobre 2023, 581 pp. en noir et blanc&nbsp;+&nbsp;32 pp. en quadrichromie au format 15,2&nbsp;x&nbsp;24&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs et \u00e0 rabats, 29 \u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> CC BY-SA 4.0, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=31413459<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Charles de Habsbourg, n\u00e9 le 24 f\u00e9vrier 1500 \u00e0 Gand (comt\u00e9 de Flandre) et mort le 21 septembre 1558 au monast\u00e8re de Yuste (Espagne), \u00e9lu en 1520 empereur sous le nom de Charles&nbsp;V, couramment en fran\u00e7ais Charles Quint, fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, h\u00e9ritier par son p\u00e8re des possessions de la maison de Habsbourg (royaume de Hongrie, royaume de Boh\u00eame, archiduch\u00e9 d&rsquo;Autriche, etc.) ainsi que des dix-sept provinces des Pays-Bas et de la Franche-Comt\u00e9, par sa m\u00e8re des royaumes de Castille et d&rsquo;Aragon (sous le nom de Charles&nbsp;I<sup>er<\/sup>) et de l&#8217;empire colonial espagnol, ainsi que du royaume de Naples (Charles&nbsp;II), fut le monarque europ\u00e9en le plus puissant de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVI<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Domaine public, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=160204<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> Web site of National Gallery, London, Domaine public, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=11343084<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> Domaine public, https:\/\/commons.wikimedia.org\/w\/index.php?curid=109213<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> Sources&nbsp;: Wikip\u00e9dia.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[51,11,56],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23598"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23598"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23598\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23605,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23598\/revisions\/23605"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23598"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23598"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23598"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}