{"id":23824,"date":"2024-03-11T14:45:17","date_gmt":"2024-03-11T12:45:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=23824"},"modified":"2024-03-11T14:45:17","modified_gmt":"2024-03-11T12:45:17","slug":"divide-ut-regnes-devise-de-catherine-de-medicis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=23824","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Divide ut regnes.\u00a0\u00bb (Devise de Catherine de M\u00e9dicis)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-Reine-Margot.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"214\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-Reine-Margot.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-23825\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-Reine-Margot.jpg 214w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/La-Reine-Margot-183x300.jpg 183w\" sizes=\"(max-width: 214px) 100vw, 214px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Alexandre Dumas (dit aussi Alexandre Dumas p\u00e8re) \u00e9tait un \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 24 juillet 1802 \u00e0 Villers-Cotter\u00eats (Aisne) et mort le 5 d\u00e9cembre 1870 au hameau de Puys, ancienne commune de Neuville-l\u00e8s-Dieppe, aujourd&rsquo;hui int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 Dieppe (Seine-Maritime).<\/p>\n\n\n\n<p>Il est le fils de Marie-Louise Labouret (1769-1838) et Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie (1762-1806, n\u00e9 \u00e0 Saint-Domingue, actuelle Ha\u00efti), dit le g\u00e9n\u00e9ral Dumas, et le p\u00e8re des \u00e9crivains Henry Bau\u00ebr et Alexandre Dumas (1824-1895), dit Dumas fils, auteur de <em>La Dame aux cam\u00e9lias<\/em> (1848).<\/p>\n\n\n\n<p>Proche des romantiques et tourn\u00e9 vers le th\u00e9\u00e2tre, Alexandre Dumas \u00e9crivit d&rsquo;abord un vaudeville \u00e0 succ\u00e8s et des drames historiques comme <em>Henri&nbsp;III et sa cour<\/em> (1829), <em>La Tour de Nesle<\/em> (1832), <em>Kean <\/em>(1836).<\/p>\n\n\n\n<p>Auteur prolifique, il s\u2019orienta ensuite vers les romans historiques tels que la \u00ab&nbsp;trilogie des mousquetaires&nbsp;\u00bb&nbsp;: <em>Les Trois Mousquetaires<\/em>, 1844), <em>Vingt Ans apr\u00e8s<\/em> (1845) et <em>Le Vicomte de Bragelonne<\/em>, 1847\u20131850), ou encore <em>Le Comte de Monte-Cristo<\/em> (1844\u20131846) et la \u00ab&nbsp;trilogie des Valois&nbsp;\u00bb autour des guerres de religion&nbsp;: <em>La Reine Margot<\/em> (1845), <em>La Dame de Monsoreau<\/em> (1846) et <em>Les Quarante-cinq<\/em> (1847-1848).<\/p>\n\n\n\n<p>La paternit\u00e9 de certaines de ses \u0153uvres lui est contest\u00e9e. Alexandre Dumas fut ainsi soup\u00e7onn\u00e9 par plusieurs critiques de son \u00e9poque d&rsquo;avoir eu recours \u00e0 des pr\u00eate-plume, aussi appel\u00e9s \u00ab&nbsp;n\u00e8gres&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;n\u00e8gres litt\u00e9raires&nbsp;\u00bb, notamment Auguste Maquet (1813-1888).<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, les recherches contemporaines ont montr\u00e9 qu\u2019il avait mis en place une coop\u00e9ration avec ce dernier&nbsp;: Dumas s\u2019occupait de choisir le th\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral et modifiait les \u00e9bauches de Maquet pour les rendre plus dynamiques. On ne peut donc nier \u00e0 Dumas la paternit\u00e9 de ses ouvrages, m\u00eame s&rsquo;il n\u2019aurait peut-\u00eatre pas pu mettre au jour ses chefs-d&rsquo;\u0153uvre des ann\u00e9es 1844-1850 sans la pr\u00e9sence \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;un collaborateur \u00e0 tout faire efficace et discret.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Alexandre Dumas est universelle&nbsp;; selon l\u2019<em>Index Translationum<\/em>, avec un total de 2&nbsp;540 traductions, il vient au treizi\u00e8me rang des auteurs les plus traduits en langue \u00e9trang\u00e8re<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Publi\u00e9 en 1845, <strong><em>La Reine Margot<\/em><\/strong>, paru initialement dans le quotidien <em>La Presse<\/em> en roman-feuilleton (entre le 25 d\u00e9cembre 1844 et le 5 avril 1845), est une \u00e9pop\u00e9e flamboyante sur fond de guerres civiles qui m\u00eale savamment fiction romanesque et r\u00e9alit\u00e9 historique.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;action du roman se d\u00e9roule entre le mariage de Marguerite de Valois avec Henri de Navarre, futur Henri&nbsp;IV, en 1572 et la mort de Charles&nbsp;IX de France en 1574.<\/p>\n\n\n\n<p>Alexandre Dumas y met en sc\u00e8ne les intrigues de cour, l&rsquo;assassinat de l&rsquo;amiral de Coligny<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a> et le massacre de la Saint-Barth\u00e9lemy le 24&nbsp;ao\u00fbt 1572, l&rsquo;idylle invent\u00e9e entre la reine de Navarre et Joseph Boniface, seigneur de La M\u00f4le (1526-1574), un favori du prince Fran\u00e7ois d&rsquo;Alen\u00e7on<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a>, ainsi que la pratique de la torture judiciaire \u00e0 la Renaissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Il fait de Catherine de M\u00e9dicis<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a> une figure inqui\u00e9tante, qui se sert de son astrologue et parfumeur florentin Ren\u00e9 Bianchi pour faire assassiner ses ennemis. Le roman met aussi en sc\u00e8ne la conspiration visant \u00e0 rendre la Navarre \u00e0 son roi.<\/p>\n\n\n\n<p>En voici le pitch&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Ao\u00fbt 1572. Le Louvre en \u00e9bullition ouvre ses portes aux festivit\u00e9s donn\u00e9es en l\u2019honneur du mariage de Marguerite de Valois, s\u0153ur du roi catholique Charles&nbsp;IX, et de Henri de Navarre, chef protestant et futur roi Henri&nbsp;IV. Ce mariage doit pacifier une France qui s\u2019enfonce inexorablement dans les guerres de Religion. Les poignards luisent et les poisons circulent. Catherine de M\u00e9dicis ourdit un complot le jour des noces de sa fille, et rien ni personne n\u2019emp\u00eache les Guise et le roi Charles&nbsp;IX de fomenter les horreurs de la Saint-Barth\u00e9lemy.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 travers ce labyrinthe d\u2019intrigues de pouvoir, la belle Margot, tomb\u00e9e amoureuse du jeune comte de la Mole r\u00e9fugi\u00e9 dans ses appartements lors de cette nuit sanglante, d\u00e9couvre l\u2019altruisme, l\u2019amiti\u00e9 et l\u2019amour<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ajoutons que ce roman a fait en 1994 l\u2019objet d\u2019une m\u00e9morable adaptation cin\u00e9matographique \u00e9ponyme dirig\u00e9e par Patrick Ch\u00e9reau (1944-2013) avec Isabelle Adjani (\u00b01955) dans le r\u00f4le-titre<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>La Reine Margot <\/em><\/strong>par Alexandre Dumas, Paris, \u00c9ditions Hugo Poche, collection \u00ab&nbsp;Classique&nbsp;\u00bb, mars&nbsp;2024, 861&nbsp;pp. en noir et blanc au format 11&nbsp;x&nbsp;17,8&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs et \u00e0 rabats, 8,90&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Source&nbsp;: https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Alexandre_Dumas<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Gaspard de Coligny \u00e9tait un noble converti au protestantisme et un amiral fran\u00e7ais, n\u00e9 le 16&nbsp;f\u00e9vrier 1519 \u00e0 Ch\u00e2tillon-sur-Loing (aujourd&rsquo;hui Ch\u00e2tillon-Coligny) et mort le 24&nbsp;ao\u00fbt 1572 \u00e0 Paris, assassin\u00e9 lors du massacre de la Saint-Barth\u00e9lemy le 24 ao\u00fbt 1572.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Fran\u00e7ois de France, dit Fran\u00e7ois le Malcontent, \u00e9galement connu sous le nom de Fran\u00e7ois&nbsp;I<sup>er<\/sup> de Brabant ou encore de Fran\u00e7ois d&rsquo;Alen\u00e7on et Fran\u00e7ois d&rsquo;Anjou, n\u00e9 au ch\u00e2teau de Fontainebleau le 18&nbsp;mars 1555 et mort \u00e0 Ch\u00e2teau-Thierry le 10&nbsp;juin 1584, fils de France, duc d&rsquo;Alen\u00e7on, d&rsquo;Anjou, de Touraine et de Ch\u00e2teau-Thierry, est le dernier fils du roi Henri&nbsp;II et de Catherine de M\u00e9dicis, ainsi que le fr\u00e8re cadet des rois Fran\u00e7ois&nbsp;II, Charles&nbsp;IX et Henri&nbsp;III.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Catherine de M\u00e9dicis est n\u00e9e le 13 avril 1519 \u00e0 Florence (R\u00e9publique florentine) et morte le 5 janvier 1589 \u00e0 Blois (France). Fille de Laurent&nbsp;II de M\u00e9dicis (1492-1519), duc d&rsquo;Urbino, et de Madeleine de la Tour d&rsquo;Auvergne (1498-1519), elle a grandi en Italie d&rsquo;o\u00f9 elle \u00e9tait originaire par son p\u00e8re. \u00c0 la mort de ses parents, elle h\u00e9rita du titre de duchesse d&rsquo;Urbino et de comtesse de Lauragais, puis de celui de comtesse d&rsquo;Auvergne \u00e0 la mort de sa tante Anne d&rsquo;Auvergne en 1524. Par son mariage avec le futur Henri&nbsp;II (1519-1559), elle devint dauphine et duchesse de Bretagne de 1536 \u00e0 1547, puis reine de France de 1547 \u00e0 1559. M\u00e8re des rois Fran\u00e7ois&nbsp;II, Charles&nbsp;IX, Henri&nbsp;III, des reines \u00c9lisabeth (reine d&rsquo;Espagne) et Marguerite (dite \u00ab&nbsp;la reine Margot&nbsp;\u00bb) et de Claude, duchesse de Lorraine et de Bar, elle gouverna la France en tant que reine-m\u00e8re et r\u00e9gente de 1560 \u00e0 1563. Son nom est irr\u00e9m\u00e9diablement attach\u00e9 aux guerres de Religion (1562-1598) opposant catholiques et protestants, et son r\u00f4le suppos\u00e9 dans le massacre de la Saint-Barth\u00e9lemy en 1572 contribue \u00e0 en faire une figure controvers\u00e9e de l&rsquo;histoire de France.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> Quatri\u00e8me de couverture.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> Et avec Daniel Auteuil (Henri de Navarre), Jean-Hugues Anglade (Charles&nbsp;IX), Vincent Perez (La M\u00f4le), Virna Lisi (Catherine de M\u00e9dicis), Julien Rassam (Fran\u00e7ois, duc d\u2019Alen\u00e7on) et Jean-Claude Brialy (l&rsquo;amiral de Coligny).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alexandre Dumas (dit aussi Alexandre Dumas p\u00e8re) \u00e9tait un \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 24 juillet 1802 \u00e0 Villers-Cotter\u00eats (Aisne) et mort le 5 d\u00e9cembre 1870 au hameau de Puys, ancienne commune de Neuville-l\u00e8s-Dieppe, aujourd&rsquo;hui int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 Dieppe (Seine-Maritime). Il est le fils de Marie-Louise Labouret (1769-1838) et Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie (1762-1806, n\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23824"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=23824"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23824\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23826,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/23824\/revisions\/23826"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=23824"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=23824"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=23824"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}