{"id":24862,"date":"2025-09-03T14:25:16","date_gmt":"2025-09-03T12:25:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=24862"},"modified":"2025-09-03T14:25:16","modified_gmt":"2025-09-03T12:25:16","slug":"naitre-cest-se-trouver-dans-une-mauvaise-passe-arthur-koestler-lire-est-un-plaisir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=24862","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Na\u00eetre, c\u2019est se trouver dans une mauvaise passe.\u00a0\u00bb (Arthur Koestler) \u2013 Lire est un plaisir"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Arthur-Koestler-\u2013-La-fin-des-illusions.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"226\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Arthur-Koestler-\u2013-La-fin-des-illusions.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-24863\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Arthur-Koestler-\u2013-La-fin-des-illusions.jpg 226w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Arthur-Koestler-\u2013-La-fin-des-illusions-194x300.jpg 194w\" sizes=\"(max-width: 226px) 100vw, 226px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Fils de Philippe Koechlin (1938-1996), le fondateur du magazine <em>Rock and Folk<\/em>, St\u00e9phane Koechlin (\u00b01962) est un romancier, essayiste, biographe, chroniqueur musical et journaliste fran\u00e7ais (<em>G\u00e9o<\/em>, <em>Marianne<\/em>, <em>Valeurs actuelles<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9tenteur d\u2019une ma\u00eetrise de lettres (Paris&nbsp;IV Sorbonne, 1988) et membre des commissions \u00ab&nbsp;Jazz &amp; Blues&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Blues &amp; Soul&nbsp;\u00bb de l\u2019Acad\u00e9mie Charles Cros, il est l\u2019auteur d\u2019une trentaine d\u2019ouvrages<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> pour lesquels il a remport\u00e9 plusieurs prix.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019occasion du 120<sup>e&nbsp;<\/sup>anniversaire de la naissance de l\u2019auteur du <em>Z\u00e9ro et l\u2019Infini<\/em>, il publie aux \u00c9ditions du Cerf \u00e0 Paris un essai biographique d\u2019envergure intitul\u00e9 <strong><em>Arthur Koestler&nbsp;\u2013&nbsp;La fin des illusions<\/em><\/strong>, un <em>page-turner<\/em> passionnant qui se lit comme un roman d\u2019aventures.<\/p>\n\n\n\n<p>Rappelons qu\u2019Arthur Koestler, n\u00e9 Art\u00far K\u00f6sztler \u00e0 Budapest dans une famille juive le 5&nbsp;septembre 1905 et mort le 1<sup>er&nbsp;<\/sup>mars 1983 \u00e0 Londres, \u00e9tait un romancier, journaliste et essayiste hongrois, naturalis\u00e9 britannique.<\/p>\n\n\n\n<p>Entre 1922 et 1926, il \u00e9tudia l\u2019ing\u00e9nierie \u00e0 l\u2019\u00c9cole polytechnique de Vienne ainsi que la philosophie et la litt\u00e9rature au sein de l\u2019universit\u00e9 de la m\u00eame ville, o\u00f9 il se familiarisa avec le juda\u00efsme et adh\u00e9ra \u00e0 la cause sioniste qui voulait cr\u00e9er en Palestine un \u00c9tat juif moderne et d\u00e9mocratique.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 ses \u00e9tudes, il \u00e9tudia la psychanalyse, lisant Freud aussi bien que les \u00e9coles dissidentes, Jung, Adler, Stekel.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> avril 1926, il abandonna ses \u00e9tudes et partit en Palestine comme simple ouvrier agricole dans une kvutsa<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a>, une exp\u00e9rience tr\u00e8s br\u00e8ve, car il n\u2019avait aucun go\u00fbt pour l\u2019agriculture. Il gagna alors Ha\u00effa o\u00f9, avec le juriste Abram Wienshall (893-1968), il cr\u00e9a <em>Zafon<\/em>, un hebdomadaire en h\u00e9breu, ainsi que <em>Sehutenu<\/em> (\u00ab&nbsp;Notre droit&nbsp;\u00bb), une ligue des droits civiques fournissant une assistance judiciaire aux Juifs.<\/p>\n\n\n\n<p>En septembre 1930, nomm\u00e9 correspondant \u00e0 Paris puis \u00e0 Berlin en qualit\u00e9 de journaliste scientifique, il fut le seul journaliste \u00e0 bord du dirigeable allemand <em>Graf Zeppelin<\/em> lors de son exp\u00e9dition polaire en juillet 1931.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, il adh\u00e9ra secr\u00e8tement au Parti communiste allemand et devint un agent du Komintern. Il fit plusieurs s\u00e9jours en Union sovi\u00e9tique dans les ann\u00e9es qui suivirent.<\/p>\n\n\n\n<p>En automne 1933, \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019Adolf Hitler au pouvoir, il s\u2019installa \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Correspondant d\u2019un journal anglais durant la guerre civile espagnole (1936-1939), il fut emprisonn\u00e9 et condamn\u00e9 \u00e0 mort par les franquistes, mais \u00e9chang\u00e9 quelque temps plus tard contre la femme d\u2019un pilote franquiste, retenue par les r\u00e9publicains. De cet \u00e9pisode na\u00eetra le livre \u00e0 succ\u00e8s <em>Un testament espagnol<\/em> (1937), d\u2019abord publi\u00e9 en anglais, puis traduit en plusieurs langues.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de cette exp\u00e9rience et en raison des \u00ab&nbsp;proc\u00e8s de Moscou&nbsp;\u00bb (ao\u00fbt 1936&nbsp;\u2013&nbsp;mars 1938) et de son opposition au stalinisme, il quitta le Parti communiste en 1938 apr\u00e8s l\u2019ex\u00e9cution de Boukharine<a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant la \u00ab&nbsp;Dr\u00f4le de guerre&nbsp;\u00bb, Arthur Koestler couvrit la situation en France et, sous le gouvernement Daladier, il fut arr\u00eat\u00e9 par la police fran\u00e7aise avec d\u2019autres r\u00e9fugi\u00e9s, d\u00e9tenu au stade de Roland-Garros, puis intern\u00e9 au camp du Vernet en tant qu\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9tranger ind\u00e9sirable&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de pressions britanniques, il fut lib\u00e9r\u00e9. Pour \u00e9chapper \u00e0 une nouvelle arrestation, il s\u2019engagea durant l\u2019exode dans la L\u00e9gion \u00e9trang\u00e8re sous un faux nom, puis d\u00e9serta pour rejoindre Londres. Son livre autobiographique <em>La Lie de la terre<\/em>, enti\u00e8rement consacr\u00e9 \u00e0 cette p\u00e9riode fran\u00e7aise, tire son nom des communiqu\u00e9s officiels rapport\u00e9s par les journaux, qui qualifiaient les \u00e9trangers arr\u00eat\u00e9s pr\u00e9ventivement de \u00ab&nbsp;v\u00e9ritable lie de la terre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1940, il a publi\u00e9 <em>Darkness at Noon<\/em>, traduit en 1945 sous le titre <em>Le Z\u00e9ro et l\u2019Infini<\/em>. Ce texte, inspir\u00e9 des \u00ab&nbsp;proc\u00e8s de Moscou&nbsp;\u00bb dont il avait \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin et qui pr\u00e9figurait de presque trente ans le r\u00e9cit <em>L\u2019Aveu <\/em>d\u2019Arthur London<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a> d\u00e9crit l\u2019emprisonnement, le proc\u00e8s stalinien et l\u2019ex\u00e9cution d\u2019un haut responsable sovi\u00e9tique.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9nonciation du stalinisme lui valut alors nombre d\u2019inimiti\u00e9s parmi les intellectuels fran\u00e7ais de gauche (Tristan Tzara, Maurice Merleau-Ponty, Elsa Triolet, Ga\u00ebtan Picon, Fr\u00e9d\u00e9ric Joliot-Curie, Roger Garaudy, Jean Kanapa\u2026 et, bien entendu, la clique journalistique de <em>L\u2019Humanit\u00e9<\/em>, l\u2019organe du Parti Communiste fran\u00e7ais).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cet ouvrage, Koestler voulait d\u00e9noncer tous les totalitarismes et, au-del\u00e0, \u00ab&nbsp;les syst\u00e8mes clos&nbsp;\u00bb, qu\u2019il consid\u00e9rait comme des perversions dangereuses. Il englobait sous cette appellation le nazisme, le totalitarisme stalinien, la pens\u00e9e psychanalytique, voire certaines conceptions de la science.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant demand\u00e9 \u00e0 rejoindre l\u2019arm\u00e9e britannique, il servit pendant un an dans le <em>Royal Pioneer Corps<\/em> avant d\u2019\u00eatre affect\u00e9 en mars 1942 \u00e0 la conception d\u2019\u00e9missions et de films de propagande au minist\u00e8re de l\u2019Information britannique.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la guerre, Koestler, qui avait conquis une notori\u00e9t\u00e9 internationale, fut enthousiasm\u00e9 par la cr\u00e9ation de l\u2019\u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl, qu\u2019il a d\u00e9crite dans <em>Analyse d\u2019un Miracle<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but de la guerre froide, il servit la propagande anticommuniste men\u00e9e par les services de renseignements britanniques. Il fut l\u2019un des plus importants conseillers de l\u2019<em>Information Research Department <\/em>lors de sa mise en place en 1948 et il milita au sein du <em>Congr\u00e8s pour la libert\u00e9 de la culture<\/em>, une association financ\u00e9e par la CIA dans sa politique de guerre froide culturelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte, Arthur Koestler re\u00e7ut en 1972 les insignes d\u2019officier de l\u2019ordre de l\u2019Empire britannique.<\/p>\n\n\n\n<p>Tournant le dos aux romans, il s\u2019int\u00e9ressa alors \u00e0 la science et il consacra plus de 25&nbsp;ans \u00e0 comprendre les sources de la grandeur et de la m\u00e9diocrit\u00e9 humaine. Il publia un triptyque sur ce th\u00e8me, <em>Les Somnambules<\/em> (1959), <em>Le Cri d\u2019Archim\u00e8de<\/em> (1964) et <em>Le Cheval dans la locomotive <\/em>(1967), synth\u00e9tis\u00e9 en 1978 par l\u2019essai <em>Janus<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1976, se penchant sur les origines des Juifs de l\u2019Europe de l\u2019Est, il \u00e9crivit <em>La Treizi\u00e8me Tribu<\/em>, premier ouvrage qui contestait la th\u00e8se d\u2019un peuple juif issu exclusivement ou majoritairement de l\u2019exode des Juifs de Palestine apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre jud\u00e9o-romaine (entre 66&nbsp;ap.&nbsp;J.-C. et 73&nbsp;ap.&nbsp;J.-C.) et qui avan\u00e7ait l\u2019id\u00e9e de la conversion massive par des pr\u00e9dicateurs juifs d\u2019une population autochtone d\u2019Europe de l\u2019Est, le royaume khazar.<\/p>\n\n\n\n<p>Int\u00e9ress\u00e9 par la parapsychologie depuis les ann\u00e9es 1950, Arthur Koestler adh\u00e9ra \u00e0 la <em>Society for Psychical Research<\/em>. Cette pr\u00e9occupation se refl\u00e8te dans ses ouvrages <em>L\u2019\u00c9treinte du crapaud<\/em> (1971), <em>Les Racines du hasard<\/em> (1972) et dans le roman <em>Les Call-girls<\/em> (1972).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1979, il participa au comit\u00e9 de patronage de <em>Nouvelle \u00c9cole<\/em>,<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a> revue li\u00e9e \u00e0 la Nouvelle Droite<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Atteint de la maladie de Parkinson et de leuc\u00e9mie, il mit fin \u00e0 ses jours par absorption de m\u00e9dicaments en 1983, avec sa troisi\u00e8me \u00e9pouse Cynthia. Il avait 77&nbsp;ans, elle 55, et il d\u00e9fendait depuis longtemps l\u2019euthanasie volontaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Au billet laiss\u00e9 par son mari avant leur mort, Cynthia ajouta&nbsp;: \u00ab&nbsp;J\u2019aurais aim\u00e9 terminer le r\u00e9cit de ma collaboration avec Arthur, une histoire qui a d\u00e9but\u00e9 quand nos chemins se sont crois\u00e9s en 1949, mais malgr\u00e9 des ressources int\u00e9rieures certaines, je ne peux pas vivre sans lui&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son ouvrage, qu\u2019il met en regard de la situation internationale actuelle. St\u00e9phane Koechlin appuie sur le fait que, depuis le 7&nbsp;octobre 2023, s\u2019est r\u00e9veill\u00e9 l\u2019antis\u00e9mitisme qu\u2019Arthur Koestler, ce Juif errant d\u2019Europe centrale, a combattu toute sa vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Et son biographe constate que, depuis que Vladimir Poutine a envahi l\u2019Ukraine, le spectre sovi\u00e9tique hante \u00e0 nouveau la plan\u00e8te. C\u2019est pourquoi St\u00e9phane Koechlin estime qu\u2019aujourd\u2019hui, plus que jamais, la vie d\u2019Arthur Koestler, avec ses forces (la lucidit\u00e9, le courage, le talent\u2026) et ses faiblesses (l\u2019alcool, ses rapports de s\u00e9duction avec les femmes, son c\u00f4t\u00e9 h\u00e2bleur\u2026) doit \u00eatre racont\u00e9e, et sa sagesse apprise, qui fut acquise dans les chaos, les malheurs et les guerres.<\/p>\n\n\n\n<p>Parce qu\u2019il avait tout vu. Parce qu\u2019il avait tout dit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong> P\u00c9TRONE <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Arthur Koestler \u2013 La fin des illusions <\/em><\/strong>par St\u00e9phane Koechlin, Paris, \u00c9ditions du Cerf, ao\u00fbt&nbsp;2025, 388&nbsp;pp. en noir et blanc au format 15,5&nbsp;x&nbsp;24&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 25&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Publications d\u2019Arthur Koestler<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Romans&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Au chat qui louche<\/em>, 1932<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Tribulations du camarade Lepiaf<\/em>, 1934<\/p>\n\n\n\n<p><em>Spartacus<\/em>, 1939<\/p>\n\n\n\n<p><em>Croisade sans croix<\/em>, 1943<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Z\u00e9ro et l\u2019Infini<\/em>, 1945<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Tour d\u2019Ezra<\/em>, 1946<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les hommes ont soif<\/em>, 1951<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Call girls<\/em>, 1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Th\u00e9\u00e2tre&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Bar du cr\u00e9puscule, une bouffonnerie m\u00e9lancolique en quatre actes<\/em>, 1945<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Essais&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Yogi et Le Commissaire<\/em>, 1946<\/p>\n\n\n\n<p><em>R\u00e9flexions sur la peine capitale<\/em>, 1955<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Somnambules&nbsp;: essai sur l\u2019histoire des conceptions de l\u2019Univers<\/em>, 1959<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Cri d\u2019Archim\u00e8de&nbsp;: l\u2019art de la d\u00e9couverte et la d\u00e9couverte de l\u2019art<\/em>, 1964<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Cheval dans la locomotive<\/em>, 1967<\/p>\n\n\n\n<p><em>L\u2019\u00c9treinte du crapaud,<\/em> 1971<\/p>\n\n\n\n<p><em>Les Racines du hasard<\/em>, 1972<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cAnecdotal case\u201d et \u201cSpeculations on problems beyond our present understanding\u201d, in Alister Hardy, Robert Harvie, Arthur Koestler, <em>The Challenge of Chance: A Mass Experiment in Telepathy and Its Unexpected Outcome<\/em>, 1973<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Treizi\u00e8me Tribu&nbsp;: L\u2019Empire khazar et son h\u00e9ritage<\/em>, 1976<\/p>\n\n\n\n<p><em>Janus<\/em>, 1978<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Qu\u00eate de l\u2019Absolu<\/em>, 1981<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Pulsion vers l\u2019autodestruction<\/em>, 2006, posthume<\/p>\n\n\n\n<p><em>Analyse d\u2019un miracle<\/em>, 1998, posthume<\/p>\n\n\n\n<p>Il a \u00e9galement publi\u00e9 de nombreux articles dans l\u2019<em>Encyclop\u00e6dia Britannica<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Autobiographies&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Un testament espagnol<\/em>, 1937<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Lie de la terre<\/em>, 1941<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le Dieu des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>, 1950<\/p>\n\n\n\n<p><em>La Corde raide<\/em>, 1952<\/p>\n\n\n\n<p><em>Hi\u00e9roglyphes<\/em>, 1954<\/p>\n\n\n\n<p>Arthur Koestler et Cynthia Koestler, <em>L\u2019\u00c9tranger du square<\/em>, 1983<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> parmi lesquels <em>Le blues, fleur africaine<\/em> (1996), <em>Le rock, musique r\u00e9volutionnaire <\/em>(1996), <em>Le Blues&nbsp;\u2013&nbsp;Portraits au hasard des routes<\/em> (2000), <em>John Lee Hooker<\/em> (2001), <em>Brian Jones, l\u2019\u00e2me sacrifi\u00e9e des Rolling Stones <\/em>(2001), <em>Contes du Mississipi<\/em> (2002), <em>Bob Dylan&nbsp;\u2013&nbsp;\u00c9pitaphes&nbsp;11<\/em> (2004), <em>Contes des Ann\u00e9es folles<\/em> (2004), <em>Jur\u00e9<\/em> (005), <em>Jazz ladies&nbsp;\u2013&nbsp;Le roman d\u2019un combat<\/em> (2006), <em>James Brown<\/em> (2007), <em>Le Jazz pour les Nuls<\/em> (2008), <em>Michael Jackson&nbsp;\u2013&nbsp;La chute de l\u2019ange<\/em> (2009), <em>La L\u00e9gende du baron rouge<\/em> (2009),<em> Blues pour Jimi Hendrix<\/em> (2010), <em>Gad Elmaleh&nbsp;\u2013&nbsp;La vie pas normale<\/em>,<em> Le vent pleure Marie<\/em> (2012), <em>Formidable Stromae<\/em> (2014), <em>Le Blues&nbsp;\u2013&nbsp;Les musiciens du diable <\/em>(2014), <em>Dernier vol pour l\u2019enfer&nbsp;\u2013&nbsp;Les cinq vies d\u2019Ernst Udet <\/em>(2016), <em>Bessie Smith, des routes du Sud \u00e0 la Vall\u00e9e heureuse <\/em>(2018), <em>La mort n\u2019\u00e9tait pas rendez-vous<\/em> (2018), <em>Jean-Pierre Marielle&nbsp;\u2013&nbsp;le Lyrique et le baroque<\/em> (2019),<em> Le Dernier \u00e9t\u00e9 de Grace Slick<\/em> (2019), <em>Histoire secr\u00e8te de la conqu\u00eate spatiale<\/em> (2021), ou encore <em>Jean-Pierre Marielle, le livre qui montre la voix<\/em> (2023).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Une communaut\u00e9 plus petite qu\u2019un kibboutz.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Nikola\u00ef Ivanovitch Boukharine, n\u00e9 le 27&nbsp;septembre 1888 \u00e0 Moscou, et ex\u00e9cut\u00e9 le 15&nbsp;mars 1938 dans la m\u00eame ville, \u00e9tait un intellectuel, r\u00e9volutionnaire et un homme politique sovi\u00e9tique. Il fut membre du Bureau politique (1919-1929) et du Comit\u00e9 central du Parti bolchevik (1917-1937). Membre et secr\u00e9taire du Comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l\u2019Internationale communiste d\u00e8s sa fondation en 1919, il exer\u00e7a les fonctions de chef de l\u2019Internationale communiste (1926-1928), r\u00e9dacteur en chef de la <em>Pravda<\/em> (1918-1929), de la revue <em>Bolchevik<\/em> (1924-1929) et m\u00eame, pendant quelques mois, du journal pour enfants <em>Pionerska\u00efa Pravda<\/em> (1925). Apr\u00e8s sa mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la direction du Parti (1929), il dut se limiter \u00e0 des recherches scientifiques (il avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des sciences de l\u2019URSS en janvier 1929) et attendre cinq ans pour retrouver un poste de r\u00e9dacteur en chef du journal du gouvernement, les <em>Izvestia<\/em> (1934-1936). Inculp\u00e9 lors du troisi\u00e8me \u00ab&nbsp;proc\u00e8s de Moscou&nbsp;\u00bb en 1938, il fut contraint d\u2019\u00ab&nbsp;avouer ses crimes&nbsp;\u00bb avant d\u2019\u00eatre liquid\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> Artur London, n\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1915 \u00e0 M\u00e4hrisch-Ostrau (Autriche-Hongrie, aujourd&rsquo;hui Ostrava, en Tch\u00e9quie) et mort le 8 novembre 1986 \u00e0 Paris, \u00e9tait un homme politique communiste tch\u00e9coslovaque, notamment connu pour sa condamnation lors des proc\u00e8s de Prague en 1952 et pour la publication de son ouvrage <em>L&rsquo;Aveu<\/em> en 1968 adapt\u00e9 au cin\u00e9ma par Costa-Gavras en 1970.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> <em>Nouvelle \u00c9cole<\/em> est une revue d&rsquo;id\u00e9es fran\u00e7aise fond\u00e9e en 1968 et dirig\u00e9e par Alain de Benoist (\u00b01943) et Michel d&rsquo;Urance.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> La Nouvelle Droite est un courant de pens\u00e9e politique d&rsquo;extr\u00eame droite de tendance nationale-europ\u00e9enne apparu en 1969 avec la fondation du <em>Groupement de recherche et d&rsquo;\u00e9tudes pour la civilisation europ\u00e9enne<\/em> (GRECE), dont l&rsquo;essayiste Alain de Benoist est le principal repr\u00e9sentant.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> Sources consult\u00e9es&nbsp;: Wikip\u00e9dia et \u00c9ditions Calmann-L\u00e9vy.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24862"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24862"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24862\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24864,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24862\/revisions\/24864"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24862"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24862"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24862"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}