{"id":24915,"date":"2025-10-01T10:30:37","date_gmt":"2025-10-01T08:30:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=24915"},"modified":"2025-10-01T10:30:37","modified_gmt":"2025-10-01T08:30:37","slug":"la-litterature-est-la-preuve-que-la-vie-ne-suffit-pas-fernando-pessoa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=24915","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La litt\u00e9rature est la preuve que la vie ne suffit pas.\u00a0\u00bb (Fernando Pessoa)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Le-temps-de-lecrivain.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"242\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Le-temps-de-lecrivain.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-24916\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Le-temps-de-lecrivain.jpg 242w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Le-temps-de-lecrivain-207x300.jpg 207w\" sizes=\"(max-width: 242px) 100vw, 242px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Auteur d\u2019une \u0153uvre aussi imposante que remarquable<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, Luc Dellisse (\u00b01953, Bruxelles) est un \u00e9crivain belge de langue fran\u00e7aise. Romancier, essayiste, po\u00e8te, dramaturge et sc\u00e9nariste de fictions audio-visuelles et de bande dessin\u00e9e, il est membre depuis 2021 de l\u2019Acad\u00e9mie royale de langue et de litt\u00e9rature fran\u00e7aises de Belgique, au fauteuil n\u00b0&nbsp;8, o\u00f9 il a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9crivain et journaliste Jacques De Decker (1945-2020).<\/p>\n\n\n\n<p>Il a enseign\u00e9 le sc\u00e9nario de cin\u00e9ma \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paris&nbsp;1 Panth\u00e9on-Sorbonne (2005-2014) et \u00e0 l\u2019\u00c9cole sup\u00e9rieure de r\u00e9alisation audiovisuelle (2001-2005), ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019Universit\u00e9 libre de Bruxelles (2005-2018). Il se consacre depuis lors \u00e0 son activit\u00e9 d\u2019\u00e9crivain et de conf\u00e9rencier.<\/p>\n\n\n\n<p>Il publie aujourd\u2019hui aux Impressions nouvelles \u00e0 Bruxelles un brillant essai, <strong><em>Le temps de l\u2019\u00e9crivain<\/em><\/strong>, dans lequel il se penche sur le fait litt\u00e9raire en tant que production intellectuelle s\u2019\u00e9laborant dans et contre le monde actuel, pour mieux le servir, finalement.<\/p>\n\n\n\n<p>Car, alors que nous constatons pour notre part que l\u2019enseignement part en vrille, que les langues se muent \u00e0 travers la plan\u00e8te en gloubi-boulga aussi indigeste que le latin de cuisine, que la culture s\u2019\u00e9tiole sous des assauts populaciers incessants, que les arts s\u2019avachissent, que la jeunesse a remplac\u00e9 la lecture des livres par la consultation b\u00e9ate d\u2019\u00e2neries en vogue sur le Net, que l\u2019intelligence artificielle rend ses utilisateurs de plus en plus stupides, bref, que l\u2019on prend de plus en plus syst\u00e9matiquement les vessies pour des lanternes, Luc Dellisse fait remarquer que \u00ab&nbsp;les librairies continuent de tourner, les livres papier refusent de c\u00e9der la place aux livres num\u00e9riques, les \u00e9crivains comptent suffisamment pour qu\u2019on les combatte ou qu\u2019on les emprisonne, que les clubs de lecture, les biblioth\u00e8ques publiques et les \u00e9tudes litt\u00e9raires attirent un public plus nombreux que jamais, et surtout, que l\u2019id\u00e9e m\u00eame de lecture, de rapport \u00e0 des textes qu\u2019on explore et qui vous happent, est per\u00e7ue un peu partout comme une valeur incontournable&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019ensuivent de limpides consid\u00e9rations sur le fait d\u2019\u00e9crire, \u00ab&nbsp;cette \u00e9trange coutume&nbsp;\u00bb, sur la litt\u00e9rature et ses enjeux, ainsi que sur l\u2019art de r\u00e9diger, son rapport au temps et ses liens avec la m\u00e9moire, sa r\u00e9alit\u00e9 dans le quotidien de l\u2019\u00e9crivain, l\u2019\u00e9tat second dans lequel un auteur se trouve plong\u00e9, les intrigues qu\u2019il nourrit, les rencontres qu\u2019il provoque, les inimiti\u00e9s qu\u2019il suscite, l\u2019\u00e9tat de gr\u00e2ce qu\u2019il fait na\u00eetre, sur la mort et l\u2019oubli qu\u2019il combat\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le tout avec une ind\u00e9niable pertinence et un regard technique ac\u00e9r\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La po\u00e9sie surgit l\u00e0 o\u00f9 on ne l\u2019attend pas&nbsp;: dans la vie. C\u2019est sa nature d\u2019affleurer partout, de son propre mouvement. La musique n\u2019existe pas \u00e0 l\u2019\u00e9tat de nature, ni la peinture, ni les arts de l\u2019\u00e9cran, ni surtout le ro\u00ad man. Mais la po\u00e9sie nous guette au d\u00e9tour des choses, consentants ou non. Il n\u2019est pas possible de faire un pas dans la rue, ou dans la for\u00eat, ou dans la chambre aux persiennes mi-closes, ou le long d\u2019une vitrine qui refl\u00e8te le sourire timide du ciel&nbsp;; il n\u2019est pas permis d\u2019entendre le frelon d\u2019une tondeuse \u00e9lectrique, d\u2019apercevoir les ondulations de la lumi\u00e8re sur l\u2019eau de la piscine&nbsp;; de reconna\u00eetre la vieille grille grin\u00e7ante du cimeti\u00e8re ou du square, sans \u00eatre foudroy\u00e9 par <em>la pr\u00e9sence<\/em>&nbsp;: elle est l\u00e0. Elle, la po\u00e9sie, c\u2019est-\u00e0-dire le sens de la vie m\u00eal\u00e9 aux absurdes d\u00e9tails du quotidien.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Imaginons que quelqu\u2019un, ouvrant pour la premi\u00e8re fois <em>Madame Bovary<\/em>, s\u2019attende \u00e0 y trouver une histoire de jeune femme mal mari\u00e9e, \u00e0 l\u2019esprit farci de lectures, s\u2019ennuyant dans sa vie normande, proie r\u00eav\u00e9e pour les s\u00e9ducteurs, qui a deux amants successifs, \u00e9galement malencontreux, et en est si meurtrie qu\u2019elle finit par se suicider&nbsp;; ce lecteur sera, je l\u2019esp\u00e8re, subtilement d\u00e9\u00e7u, car cette histoire y est bien en effet, mais elle a peu d\u2019importance objective.<\/p>\n\n\n\n<p>La vraie dimension romanesque est tout enti\u00e8re dans le d\u00e9fil\u00e9 du temps et dans le poids du destin, et les moyens que Flaubert met en \u0153uvre pour l\u2019exprimer tiennent \u00e0 la distanciation du point de vue, \u00e0 l\u2019usage particulier et incongru de l\u2019imparfait et du pass\u00e9 simple. Son arme secr\u00e8te, c\u2019est le r\u00f4le original qu\u2019il donne aux adjectifs et aux adverbes. Tout le reste est du vent.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;\u00c0 certains moments de l\u2019Histoire, et notre \u00e9poque est \u00e0 coup s\u00fbr un de ces moments, les citoyens ordinaires se sentent pris dans un mouvement ou un drame trop pr\u00e9gnant pour trouver dans la litt\u00e9rature le r\u00e9confort ou le sens qui leur manquait. Ils recourent \u00e0 des religions mat\u00e9rialistes, y compris celles qui c\u00e9l\u00e8brent un dieu unique d\u00e9sireux de r\u00e9compenser ses z\u00e9lateurs en leur promettant l\u2019\u00e9ternit\u00e9 du corps et les jouissances vulgaires qui l\u2019accompagnent.<\/p>\n\n\n\n<p>Au contraire, dans les hautes \u00e9poques qui ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9es par de grandes \u00e9pop\u00e9es (et ceci inclut l\u2019<em>\u00c9n\u00e9ide<\/em>, la <em>Chanson de Roland<\/em>, l\u2019\u0153uvre de Shakespeare, de Pascal, de Bossuet, les discours de Churchill, de Roosevelt et du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle, les odes \u00e0 la conqu\u00eate de la lune et des plan\u00e8tes proches), la relation entre la litt\u00e9rature, orale ou \u00e9crite, l\u2019Histoire et l\u2019esp\u00e9rance, \u00e9tait imm\u00e9diatement saisie par chacun. Et ceux qui ne lisaient pas de grandes \u0153uvres \u00e9taient conscients des mille tr\u00e9sors qui les entouraient, et \u00e0 d\u00e9faut de lire, percevaient la clameur des \u0153uvres dans les rayonnages de la vie.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet appel d\u2019air de l\u2019\u0153uvre \u00e9ternelle, \u00e9ternellement absente et toujours \u00e0 fleur de peau, est la musique m\u00eame de la litt\u00e9rature.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>(\u2026)<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il est possible que la litt\u00e9rature ait des attaches avec l\u2019avenir, qu\u2019elle soit tir\u00e9e vers lui dans un espoir d\u2019accomplissement, de bonheur partag\u00e9. Vrai ou faux, c\u2019est le moteur de toutes choses d\u2019\u00e9criture.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s celui des cath\u00e9drales, voici donc venu le temps de l\u2019\u00e9crivain\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Le temps de l\u2019\u00e9crivain <\/em><\/strong>par Luc Dellisse, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, septembre&nbsp;2025, 192&nbsp;pp. en noir et blanc au format 14,5&nbsp;x&nbsp;21&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 18&nbsp;\u20ac<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> <strong>Romans, r\u00e9cits, nouvelles&nbsp;:<\/strong> <em>Le Speaker extravagant<\/em> (1981), <em>Serrures<\/em> (1982), <em>L\u2019Ours en cage<\/em> (1988), <em>La Nuit d\u2019en face<\/em> (1989), <em>Mirages<\/em> (1991), <em>Le Testament de Napol\u00e9on<\/em> (1994), <em>La Voyante aux yeux verts<\/em> (1996), <em>Le Royaume des ombres<\/em> (1998), <em>Cin\u00e9ma total<\/em> (1999), <em>La Fuite de l\u2019\u00c9den<\/em> (2004), <em>Le Jugement dernier <\/em>(2007), <em>Le Testament belge<\/em> (2008), <em>Le Professeur de sc\u00e9nario<\/em> (2009), <em>Les Atlantides<\/em> (2011), <em>2013 ann\u00e9e-terminus<\/em> (2012), <em>L\u2019Amour et puis rien<\/em> (2017), <em>Le Sas<\/em> (2019), <em>Cet \u00e9ternel retour<\/em> (2021), <em>Une vie d\u2019\u00e9clairs<\/em> (2022), <em>L\u2019Instant du silence <\/em>(2024), <em>Ce que je sais sur Linda<\/em> (2024), <em>Bien fait pour moi<\/em> (2025). <strong>Th\u00e9\u00e2tre&nbsp;:<\/strong> <em>La Passion des guillotines<\/em> (1983), <em>La Fortune d\u2019Abel Duroc<\/em> (1988), <em>L\u2019Ancien R\u00e9gime<\/em> (1991), <em>La Douzi\u00e8me Nuit&nbsp;\u2013&nbsp;Shakespeare<\/em> (1992), <em>La Fin de la route <\/em>(1995), <em>Mille Morts<\/em> (1993), <em>Ni bonjour ni bonsoir<\/em> (1996), <em>L\u00e9gor<\/em> [d\u2019apr\u00e8s Charles Plisnier] (1996), <em>Les Armes blanches<\/em> (2001), <em>Perdu pour perdu<\/em> (2002). <strong>Essais&nbsp;:<\/strong> <em>Le Policier fant\u00f4me<\/em> (1984, r\u00e9\u00e9d. 2017), <em>Le Myst\u00e8re de la case vide, essai sur le r\u00e9cit en BD<\/em> (1986), <em>Le Feu central<\/em> (2005), <em>Films \u00e0 petit budget&nbsp;: contrainte ou libert\u00e9&nbsp;?<\/em> (codir. 2007), <em>L\u2019Atelier du sc\u00e9nariste<\/em> (2009, r\u00e9\u00e9d. 2021), <em>Qu\u2019est-ce qu\u2019une star aujourd\u2019hui&nbsp;?<\/em> (codir. 2009), <em>Le Tombeau d\u2019une amiti\u00e9. Andr\u00e9 Gide et Pierre Lou\u00ffs<\/em> (2013), <em>L\u2019Invention du sc\u00e9nario<\/em> (2006, r\u00e9\u00e9d. 2014), <em>Libre comme Robinson<\/em> (2019), <em>Un sang d\u2019\u00e9crivain<\/em> (2020), <em>Le Monde visible. Les aventures du r\u00e9el<\/em> (2023). <strong>Po\u00e9sie, textes brefs&nbsp;:<\/strong> <em>Bapt\u00eame du feu<\/em> (1999), <em>Guerre sur terre<\/em> (2000), <em>Gibier de nuit<\/em> (2000), <em>Signe des neiges<\/em> (2001), <em>Premier jour dans l\u2019autre monde<\/em> (2001), <em>Ciel ouvert<\/em> (2012), <em>Sorties du temps<\/em> (2015), <em>Cases d\u00e9part<\/em> (2018), <em>Le Cercle des \u00eeles<\/em> (2020), <em>Parler avec les dieux<\/em> (2022), <em>Mers int\u00e9rieures. Carnet d\u2019exil 2021<\/em> (2022), <em>Tarmacs<\/em> (2023). <strong>Sc\u00e9narios de bandes dessin\u00e9es&nbsp;:<\/strong> <em>Fant\u00f4mas&nbsp;&#8211;&nbsp;La P\u00e9niche bleue<\/em> (1990). <em>Fant\u00f4mas&nbsp;&#8211;&nbsp;La Carte de l\u2019Afrique<\/em> (1991), <em>Fant\u00f4mas&nbsp;&#8211;&nbsp;L\u2019Aventure \u00e9gyptienne<\/em> (1993), <em>Voyage au centre de la Terre&nbsp;1<\/em> (1993, r\u00e9\u00e9d. 2006), <em>Voyage au centre de la Terre&nbsp;2<\/em> (1997, r\u00e9\u00e9d. 2006), d\u2019apr\u00e8s Jules Verne, <em>L\u2019\u00c9toile polaire&nbsp;&#8211;&nbsp;Le Milieu du ciel<\/em> (1994), <em>L\u2019\u00c9toile polaire&nbsp;&#8211;&nbsp;La Nuit comme un cheval arabe<\/em> (1995), <em>L\u2019\u00c9toile polaire&nbsp;&#8211;&nbsp;Les Faux Jumeaux<\/em> (1996), <em>Foudre&nbsp;&#8211;&nbsp;1.&nbsp;L\u2019\u00c9tincelle<\/em> (1996), <em>Foudre&nbsp;&#8211;&nbsp;2.&nbsp;Clandestin<\/em> (1996), <em>Foudre&nbsp;&#8211;&nbsp;3.&nbsp;Hong Kong Machine<\/em> (1997), <em>Foudre&nbsp;&#8211;&nbsp;4.&nbsp;Le Dernier Nobel<\/em> (1998), <em>Foudre&nbsp;&#8211;&nbsp;5.&nbsp;Les Jardins de Magellan<\/em> (1998), <em>Waldeck&nbsp;&#8211;<\/em>&nbsp;<em>Le Jaguar \u00e9ternel<\/em> (1998), <em>Waldeck&nbsp;&#8211;<\/em>&nbsp;<em>L\u2019Idole aux yeux vides<\/em> (2000),<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[49,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24915"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24915"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24915\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24917,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24915\/revisions\/24917"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24915"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24915"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24915"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}