{"id":24934,"date":"2025-10-16T16:05:02","date_gmt":"2025-10-16T14:05:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=24934"},"modified":"2025-10-16T16:05:02","modified_gmt":"2025-10-16T14:05:02","slug":"souvent-deux-amants-seprennent-lun-de-lautre-pour-des-qualites-quils-nont-pas-et-se-quittent-pour-des-defauts-quils-nont-pas-davantage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=24934","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Souvent deux amants s\u2019\u00e9prennent l\u2019un de l\u2019autre pour des qualit\u00e9s qu\u2019ils n\u2019ont pas, et se quittent pour des d\u00e9fauts qu\u2019ils n\u2019ont pas davantage.\u00a0\u00bb (Marie d\u2019Agoult)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Un-reve-damour-\u2013-Marie-dAgoult-et-Franz-Liszt.jpg\"><img loading=\"lazy\" width=\"226\" height=\"350\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Un-reve-damour-\u2013-Marie-dAgoult-et-Franz-Liszt.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-24935\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Un-reve-damour-\u2013-Marie-dAgoult-et-Franz-Liszt.jpg 226w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/Un-reve-damour-\u2013-Marie-dAgoult-et-Franz-Liszt-194x300.jpg 194w\" sizes=\"(max-width: 226px) 100vw, 226px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Franz Liszt<\/strong> \u00e9tait un compositeur et pianiste virtuose hongrois n\u00e9 en 1811 \u00e0 Doborj\u00e1n (Hongrie, empire d\u2019Autriche) et mort en 1886 \u00e0 Bayreuth (Bavi\u00e8re, empire allemand).<\/p>\n\n\n\n<p>Innovateur de g\u00e9nie, il soutint et\/ou influen\u00e7a plusieurs figures majeures du XIX<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle musical comme le Polonais Fr\u00e9d\u00e9ric Chopin (1810-1849), l\u2019Allemand Richard Wagner (1813-1883), les Fran\u00e7ais Hector Berlioz (1803-1869) et Camille Saint-Sa\u00ebns (1835-1921), le Belge C\u00e9sar Franck (1822-1890), le Tch\u00e8que Bed\u0159ich Smetana (1824-1884), le Norv\u00e9gien Edvard Grieg (1843-1907) et le Russe Alexandre Borodine (1833-1887).<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi f\u00e9conde que diverse, son \u0153uvre a inspir\u00e9 plusieurs courants majeurs de la musique moderne, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019impressionnisme, de la renaissance du folklore, de la musique de film ou du dod\u00e9caphonisme s\u00e9riel.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n\n\n\n<p>Marie Catherine Sophie de Flavigny, dite <strong>Marie d\u2019Agoult<\/strong>, n\u00e9e en 1805 \u00e0 Francfort-sur-le-Main (Saint-Empire) et morte en 1876 \u00e0 Paris, \u00e9tait une femme de lettres fran\u00e7aise.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1827, elle a \u00e9pous\u00e9 le comte Charles Louis Constant d\u2019Agoult (1790-1875), colonel de cavalerie, avec qui elle a eu deux filles&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Louise (1828-1834), morte dans les bras de sa m\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e2ge de six ans.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Claire (1830-1912), qui \u00e9pousa le marquis Guy de Charnac\u00e9 (1825-1909).<\/p>\n\n\n\n<p>En 1833, Marie d\u2019Agoult a entam\u00e9 une liaison amoureuse avec Franz Liszt, rencontr\u00e9 lors d\u2019un concert dans un salon de la noblesse parisienne. La comtesse avait alors vingt-huit ans, et l\u2019artiste six ans de moins. Malgr\u00e9 leur diff\u00e9rence de position sociale, ils \u00e9prouvent aussit\u00f4t une violente passion r\u00e9ciproque et elle quitte son mari pour Liszt en 1835.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensemble, ils quittent la France et arrivent \u00e0 Gen\u00e8ve le 21 ao\u00fbt 1835. Puis ils voyagent en Italie, o\u00f9 ils demeurent de 1837 \u00e0 1839, s\u00e9journant successivement \u00e0 Bellagio, Milan, Venise, Lugano, Mod\u00e8ne, Florence, Bologne et Rome.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ces ann\u00e9es d\u2019errance, elle aura trois enfants de Liszt&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Blandine (1835-1862), qui \u00e9pousa en 1857 \u00c9mile Ollivier (1825-1913), avocat et homme politique fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Cosima (1837-1930), qui \u00e9pousa le chef d\u2019orchestre Hans von B\u00fclow, puis le compositeur Richard Wagner.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022 Daniel (1839-1859), mort \u00e0 vingt ans de la tuberculose.<\/p>\n\n\n\n<p>Marie d\u2019Agoult et Franz Liszt se sont s\u00e9par\u00e9s <em>de facto<\/em> en octobre 1839, et d\u00e9finitivement en 1844.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Catherine Hermary-Vieille<\/strong> (\u00b01943, Paris), est une romanci\u00e8re et biographe fran\u00e7aise qui vit \u00e0 Charlottesville en Virginie. Apr\u00e8s avoir obtenu son baccalaur\u00e9at, elle \u00e9tudie l\u2019arabe classique \u00e0 l\u2019\u00c9cole nationale des langues orientales pendant deux ans, puis part aux \u00c9tats-Unis \u00e9tudier au Manhattan College.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1981, son premier roman, <em>Le Grand Vizir de la nuit<\/em>, a remport\u00e9 le Prix Femina. Suivront <em>La Marquise des ombres<\/em><a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a> (1983), <em>Merveilleuses<\/em><a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\">[2]<\/a> (2011), <em>La B\u00eate<\/em><a href=\"#_ftn3\" id=\"_ftnref3\">[3]<\/a> (2014) et <em>Romy<\/em> (1986), une biographie de l\u2019actrice de cin\u00e9ma franco-allemande Romy Schneider (1938-1982)<a href=\"#_ftn4\" id=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle publie aujourd\u2019hui, \u00e0 Paris aux \u00c9ditions&nbsp; Intervalles, <strong><em>Un r\u00eave d\u2019amour&nbsp;\u2013&nbsp;Marie d\u2019Agoult et Franz Liszt<\/em><\/strong>, un <em>page-turner<\/em> historique tr\u00e8s document\u00e9 et au style fort enlev\u00e9 dans lequel elle raconte leur relation sentimentale en donnant alternativement la voix aux deux amants.<\/p>\n\n\n\n<p>Incipit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Marie &#8211; Mai 1835.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Un d\u00e9part d\u00e9finitif, une fuite, un vertige. Officiellement, je rejoins ma m\u00e8re pour quelques semaines en Suisse, en r\u00e9alit\u00e9 je vais pour toujours lier ma vie \u00e0 celle de Franz Liszt. Il a huit ans de moins que moi, c\u2019est un pianiste de g\u00e9nie, il est beau, il m\u2019aime.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Et pr\u00e9sentation de l\u2019ouvrage par l\u2019\u00e9diteur&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La br\u00e8ve et intense passion de Marie d\u2019Agoult et Franz Liszt d\u00e9fraye la chronique des salons parisiens des ann\u00e9es 1830.<\/p>\n\n\n\n<p>Au m\u00e9pris des convenances et du qu\u2019en dira-t-on, Marie d\u2019Agoult d\u00e9cide de vivre au grand jour la folle passion qui la lie \u00e0 Franz Liszt, l\u2019un des grands g\u00e9nies musicaux de son \u00e9poque. Entre Paris, Venise, Milan, Florence, Gen\u00e8ve et Nohant, telle Anna Kar\u00e9nine, elle sacrifie tout \u00e0 l\u2019amour de cet homme qui lui-m\u00eame sacrifie tout \u00e0 son art et \u00e0 son ascension personnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c9videmment, la haute soci\u00e9t\u00e9 ne voit pas d\u2019un tr\u00e8s bon \u0153il cette femme trop libre pour son temps dont le salon accueille de nombreux r\u00e9publicains&nbsp;: Gr\u00e9vy<a href=\"#_ftn5\" id=\"_ftnref5\">[5]<\/a>, Carnot<a href=\"#_ftn6\" id=\"_ftnref6\">[6]<\/a>, Littr\u00e9<a href=\"#_ftn7\" id=\"_ftnref7\">[7]<\/a>&nbsp;\u2013&nbsp;et qui soutient ouvertement la premi\u00e8re femme \u00e0 devenir bacheli\u00e8re en France, Julie-Victoire Daubi\u00e9<a href=\"#_ftn8\" id=\"_ftnref8\">[8]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux des enfants n\u00e9s de cette passion connaissent aussi des destins singuliers. Cosima \u00e9pouse Richard Wagner et cr\u00e9e bient\u00f4t le festival de Bayreuth, tandis que Blandine \u00e9pouse l\u2019un des hommes politiques les plus singuliers du XIX<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle, \u00c9mile Ollivier<a href=\"#_ftn9\" id=\"_ftnref9\">[9]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>En \u00e9voquant cette passion entre un musicien ambitieux et une aristocrate en rupture de ban, Catherine Hermary-Vieille nous entra\u00eene dans le sillage des grandes figures de l\u2019\u00e9poque. George Sand<a href=\"#_ftn10\" id=\"_ftnref10\">[10]<\/a> \u00e9videmment, dont les deux amants sont proches, mais aussi Blanqui<a href=\"#_ftn11\" id=\"_ftnref11\">[11]<\/a>, Sainte-Beuve<a href=\"#_ftn12\" id=\"_ftnref12\">[12]<\/a>, Balzac<a href=\"#_ftn13\" id=\"_ftnref13\">[13]<\/a>, Lamartine<a href=\"#_ftn14\" id=\"_ftnref14\">[14]<\/a>, Th\u00e9ophile Gaultier<a href=\"#_ftn15\" id=\"_ftnref15\">[15]<\/a>, Alexandre Dumas<a href=\"#_ftn16\" id=\"_ftnref16\">[16]<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle compose surtout un roman ardent et document\u00e9 sur la passion entre une femme \u00e0 qui la soci\u00e9t\u00e9 ne pardonne pas sa libert\u00e9 et un virtuose en qu\u00eate de gloire. Un roman o\u00f9 dansent les grandes figures artistiques du XIX<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle, que l\u2019auteur nous rend famili\u00e8res, voire intimes.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong><em>Un r\u00eave d\u2019amour \u2013 Marie d\u2019Agoult et Franz Liszt <\/em><\/strong>par Catherine Hermary-Vielle, Paris, \u00c9ditions &nbsp;Intervalles, septembre 2025, 128&nbsp;pp. en noir et blanc au format 14,5&nbsp;x&nbsp;21,5&nbsp;cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 16&nbsp;\u20ac (prix France)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\" \/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Un r\u00e9cit centr\u00e9 sur la marquise de Brinvilliers, c\u00e9l\u00e8bre empoisonneuse du XVII<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle, jug\u00e9e et reconnue coupable dans l\u2019Affaire des Poisons (1676-1682). Marie-Madeleine Anne Dreux d\u2019Aubray, marquise de Brinvilliers, dite \u00ab&nbsp;la Brinvilliers&nbsp;\u00bb, n\u00e9e le 2&nbsp;juillet 1630 \u00e0 Paris et d\u00e9capit\u00e9e en place de Gr\u00e8ve le 17&nbsp;juillet 1676, avait \u00e9t\u00e9 jug\u00e9e la veille \u00e0 Paris pour crime de fratricide par empoisonnement.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Un roman qui \u00e9voque la France au lendemain de La Terreur (1793-1794).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref3\" id=\"_ftn3\">[3]<\/a> Qui s\u2019inspire de l\u2019histoire de la B\u00eate du G\u00e9vaudan. La B\u00eate du G\u00e9vaudan est le surnom d\u2019un ou plusieurs canid\u00e9s ayant commis des attaques contre des humains en France entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Le plus souvent mortelles, ces agressions (entre 88 et 124 selon certaines sources) ont surtout eu lieu dans le nord de l\u2019ancien pays du G\u00e9vaudan, r\u00e9gion d\u2019\u00e9levage correspondant globalement \u00e0 l\u2019actuel d\u00e9partement de la Loz\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref4\" id=\"_ftn4\">[4]<\/a> <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Catherine_Hermary-Vieille\">https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Catherine_Hermary-Vieille<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref5\" id=\"_ftn5\">[5]<\/a> <strong>Jules Gr\u00e9vy<\/strong>, n\u00e9 le 15 ao\u00fbt 1807 \u00e0 Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9&nbsp;septembre 1891 dans la m\u00eame commune, \u00e9tait un homme d\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique du 30 janvier 1879 au 2 d\u00e9cembre 1887.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref6\" id=\"_ftn6\">[6]<\/a> <strong>Sadi Carnot<\/strong>, n\u00e9 le 11 ao\u00fbt 1837 \u00e0 Limoges (Haute-Vienne) et mort assassin\u00e9 le 25&nbsp;juin 1894 \u00e0 Lyon (Rh\u00f4ne), \u00e9tait un homme d\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais, pr\u00e9sident de la R\u00e9publique du 3&nbsp;d\u00e9cembre 1887 \u00e0 sa mort.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref7\" id=\"_ftn7\">[7]<\/a> <strong>\u00c9mile Littr\u00e9<\/strong>, n\u00e9 le 12 pluvi\u00f4se an IX \u00e0 Paris&nbsp; et mort le 2&nbsp;juin 1881 \u00e0 Paris, \u00e9tait un m\u00e9decin, lexicographe, philosophe et homme politique fran\u00e7ais. Il est pass\u00e9 \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 connu pour son <em>Dictionnaire de la langue fran\u00e7aise<\/em>, commun\u00e9ment appel\u00e9, par \u00e9ponymie, \u00ab&nbsp;le Littr\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref8\" id=\"_ftn8\">[8]<\/a> <strong>Julie-Victoire Daubi\u00e9<\/strong>, n\u00e9e le 26 mars 1824 \u00e0 Bains-les-Bains (Vosges) et morte le 26&nbsp;ao\u00fbt 1874&nbsp;\u2013&nbsp;\u00e0 50 ans&nbsp;\u2013&nbsp;\u00e0 Fontenoy-le-Ch\u00e2teau (Vosges), \u00e9tait une journaliste fran\u00e7aise, militante des droits des femmes. Elle fut la premi\u00e8re femme fran\u00e7aise \u00e0 s\u2019inscrire aux \u00e9preuves du baccalaur\u00e9at \u00e0 Lyon en 1861, et la premi\u00e8re \u00e0 l\u2019obtenir le 17&nbsp;ao\u00fbt 1861. Elle fut aussi la premi\u00e8re licenci\u00e9e \u00e8s lettres le 28&nbsp;octobre 1871, \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 les cours \u00e0 la Sorbonne n\u2019\u00e9taient pas ouverts aux femmes.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref9\" id=\"_ftn9\">[9]<\/a> <strong>\u00c9mile Ollivier<\/strong>, n\u00e9 le 2 juillet 1825 \u00e0 Marseille et mort le 20 ao\u00fbt 1913 \u00e0 Saint-Gervais-les-Bains, \u00e9tait un homme d\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais. D\u2019abord avocat, puis pr\u00e9fet sous la Deuxi\u00e8me R\u00e9publique, il fut \u00e9lu d\u00e9put\u00e9 r\u00e9publicain sous le Second Empire. Napol\u00e9on&nbsp;III le charge en 1870 de constituer un gouvernement d\u2019hommes nouveaux en associant bonapartistes lib\u00e9raux (centre droit) et orl\u00e9anistes ralli\u00e9s \u00e0 l\u2019Empire lib\u00e9ral (centre gauche), mais en excluant les bonapartistes autoritaires (droite). Quoique d\u2019une br\u00e8ve dur\u00e9e (six mois), son minist\u00e8re a laiss\u00e9 des traces profondes.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref10\" id=\"_ftn10\">[10]<\/a> <strong>George Sand<\/strong>, nom de plume d\u2019Aurore Dupin, par son mariage baronne Dudevant, \u00e9tait une romanci\u00e8re, dramaturge, \u00e9pistoli\u00e8re, critique litt\u00e9raire, journaliste et peintre fran\u00e7aise, n\u00e9e le 1<sup>er&nbsp;<\/sup>juillet 1804 \u00e0 Paris et morte le 8&nbsp;juin 1876 au ch\u00e2teau de Nohant-Vic. Elle compte parmi les \u00e9crivains les plus prolifiques, avec plus de 70&nbsp;romans \u00e0 son actif et 50&nbsp;volumes d\u2019\u0153uvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et des textes politiques.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref11\" id=\"_ftn11\">[11]<\/a> <strong>Louis Auguste Blanqui<\/strong>, surnomm\u00e9 \u00ab&nbsp;l\u2019Enferm\u00e9&nbsp;\u00bb, n\u00e9 le 8 f\u00e9vrier 1805 \u00e0 Puget-Th\u00e9niers (Alpes-Maritimes) et mort le 1<sup>er&nbsp;<\/sup>;janvier 1881 \u00e0 Paris, \u00e9tait un r\u00e9volutionnaire socialiste fran\u00e7ais, souvent associ\u00e9 aux socialistes utopiques. Il d\u00e9fend pour l\u2019essentiel les m\u00eames id\u00e9es que le mouvement socialiste du XIX<sup>e&nbsp;<\/sup>si\u00e8cle et fait partie des socialistes non-marxistes. Il fut, en cons\u00e9quence de ses tentatives insurrectionnelles, emprisonn\u00e9 une grande partie de son existence, ce qui lui a donn\u00e9 le surnom de \u00ab&nbsp;l\u2019Enferm\u00e9&nbsp;\u00bb. Il est \u00e0 l\u2019origine du blanquisme. En 1880, il a publi\u00e9 le journal <em>Ni Dieu ni Ma\u00eetre <\/em>dont le titre est devenu une r\u00e9f\u00e9rence pour le mouvement anarchiste.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref12\" id=\"_ftn12\">[12]<\/a> <strong>Charles-Augustin Sainte-Beuve<\/strong> \u00e9tait un critique litt\u00e9raire et \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 23&nbsp;d\u00e9cembre 1804 \u00e0 Boulogne-sur-Mer (Pas de Calais) et mort le 13&nbsp;octobre 1869 \u00e0 Paris. Repr\u00e9sentant du romantisme, il est r\u00e9put\u00e9 pour ses critiques litt\u00e9raires et la m\u00e9thode d\u2019\u00e9criture qu\u2019il a employ\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref13\" id=\"_ftn13\">[13]<\/a> <strong>Honor\u00e9 de Balzac<\/strong>, nom de plume d\u2019Honor\u00e9 Balzac, n\u00e9 le 20 mai 1799 \u00e0 Tours et mort le 18 ao\u00fbt 1850 \u00e0 Paris, \u00e9tait un \u00e9crivain fran\u00e7ais. Romancier, critique d\u2019art, dramaturge, critique litt\u00e9raire, essayiste, journaliste et imprimeur, il a laiss\u00e9 l\u2019une des plus imposantes \u0153uvres romanesques de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 \u00e0 1855, r\u00e9unis sous le titre de <em>La Com\u00e9die humaine<\/em>. \u00c0 cela s\u2019ajoutent <em>Les Cent Contes drolatiques<\/em>, ainsi que des romans de jeunesse publi\u00e9s sous des pseudonymes et quelque vingt-cinq \u0153uvres \u00e9bauch\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref14\" id=\"_ftn14\">[14]<\/a> <strong>Alphonse<\/strong> <strong>de Lamartine<\/strong>, n\u00e9 le 21 octobre 1790 \u00e0 M\u00e2con et mort le 28&nbsp;f\u00e9vrier 1869 \u00e0 Paris, \u00e9tait un po\u00e8te, romancier, dramaturge, historien et homme politique fran\u00e7ais. C\u2019est l\u2019une des grandes figures du romantisme en France. Il participa \u00e9galement \u00e0 la r\u00e9volution de 1848 et proclama la Deuxi\u00e8me R\u00e9publique.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref15\" id=\"_ftn15\">[15]<\/a> Jules Pierre Th\u00e9ophile Gautier, n\u00e9 \u00e0 Tarbes le 30&nbsp;ao\u00fbt 1811 et mort \u00e0 Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, \u00e9tait un po\u00e8te, romancier et critique d\u2019art fran\u00e7ais. Membre actif de l\u2019\u00e9cole litt\u00e9raire dite du Parnasse, il est notamment l\u2019auteur d\u2019<em>\u00c9maux et Cam\u00e9es<\/em>, de <em>Mademoiselle de Maupin<\/em>, du <em>Roman de la momie<\/em> et du <em>Capitaine Fracasse<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref16\" id=\"_ftn16\">[16]<\/a> <strong>Alexandre Dumas<\/strong> (dit aussi Alexandre Dumas p\u00e8re) \u00e9tait un \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 24&nbsp;juillet 1802 \u00e0 Villers-Cotter\u00eats (Aisne) et mort le 5&nbsp;d\u00e9cembre 1870 au hameau de Puys (Seine-Maritime). On doit \u00e0 cet auteur prolifique proche des romantiques des romans historiques c\u00e9l\u00e8bres (<em>Les Trois Mousquetaires<\/em> (1844), <em>Vingt Ans apr\u00e8s<\/em> (1845), <em>Le Vicomte de Bragelonne<\/em> (1847-1850), <em>Le Comte de Monte-Cristo<\/em> (1844-1846), <em>La Reine Margot<\/em> (1845) ou encore <em>La Dame de Monsoreau<\/em> (1846). (Source&nbsp;: Wikip\u00e9dia)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par P\u00e9trone.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24934"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=24934"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24934\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24936,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/24934\/revisions\/24936"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=24934"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=24934"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=24934"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}