{"id":5526,"date":"2012-05-19T20:40:52","date_gmt":"2012-05-19T18:40:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=5526"},"modified":"2012-05-19T20:42:02","modified_gmt":"2012-05-19T18:42:02","slug":"5526","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=5526","title":{"rendered":"Ils ont dirig\u00e9 la France&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Les-Pr\u00e9sidents-de-la-R\u00e9publique-pour-les-nuls1.gif\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-5528  aligncenter\" title=\"Les Pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique pour les nuls\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Les-Pr\u00e9sidents-de-la-R\u00e9publique-pour-les-nuls1.gif\" alt=\"\" width=\"289\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Les-Pr\u00e9sidents-de-la-R\u00e9publique-pour-les-nuls1.gif 289w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Les-Pr\u00e9sidents-de-la-R\u00e9publique-pour-les-nuls1-247x300.gif 247w\" sizes=\"(max-width: 289px) 100vw, 289px\" \/><\/a><\/p>\n<p>On apprend dans <strong><em>Les Pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique pour les nuls<\/em><\/strong>, paru sous la plume d&rsquo;Arnaud Folch et de Guillaume Perrault aux \u00c9ditions First \u00e0 Paris, que de Louis Napol\u00e9on, \u00e9lu en 1848, \u00e0 Nicolas Sarkozy, arriv\u00e9 au pouvoir supr\u00eame en 2007, la France a connu 23\u00a0pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique qui, chacun \u00e0 sa fa\u00e7on, aura marqu\u00e9 son \u00e9poque au cours du dernier si\u00e8cle et demi.<\/p>\n<p>Si les plus embl\u00e9matiques de notre temps furent Charles de Gaulle (1959-1969) et Fran\u00e7ois Mitterrand (1981-1995), en raison du caract\u00e8re \u00ab\u00a0souverain\u00a0\u00bb de l&rsquo;exercice de leurs mandats, d&rsquo;autres h\u00f4tes de l&rsquo;\u00c9lys\u00e9e sont rest\u00e9s dans la m\u00e9moire collective pour des raisons diverses\u00a0: Jules Gr\u00e9vy (1879-1887) parce qu&rsquo;il fut le premier \u00e0 \u00eatre victime d&rsquo;un scandale, Sadi Carnot (1887-1894) parce qu&rsquo;il fut le premier \u00e0 \u00eatre assassin\u00e9, F\u00e9lix Faure (1895-1899) parce qu&rsquo;il mourut dans les bras de sa ma\u00eetresse, Paul Deschanel (1920) parce que, devenu fou, il tomba d&rsquo;un train en pyjama, Vincent Auriol (1947-1954) parce qu&rsquo;il remplit ses fonctions \u00ab\u00a0\u00e0 la papa\u00a0\u00bb, Georges Pompidou (1969-1974) parce qu&rsquo;il incarnait la France des provinces (il \u00e9tait Auvergnat et on le surnomma \u00ab\u00a0Bougnaparte\u00a0\u00bb), Val\u00e9ry Giscard d&rsquo;Estaing (1974-1981) parce que, ayant acc\u00e9d\u00e9 tr\u00e8s jeune \u00e0 la pr\u00e9sidence, il fit souffler un vent de modernit\u00e9 sur la R\u00e9publique, Jacques Chirac (1995-2007) parce qu&rsquo;il se retrouva au second tour d&rsquo;une \u00e9lection m\u00e9morable face \u00e0 Jean-Marie Le Pen, et enfin Nicolas Sarkozy (2007-2012) en raison du d\u00e9luge de critiques qui se sont abattues sur lui, sans d&rsquo;ailleurs jamais r\u00e9duire sa \u00ab\u00a0niaque\u00a0\u00bb ni son punch.<\/p>\n<p>L&rsquo;ouvrage fourmille d&rsquo;informations et d&rsquo;anecdotes tout en resituant chaque pr\u00e9sident dans son contexte historique et politique avec une clart\u00e9 parfaite, qualit\u00e9 <em>sine qua non<\/em> il est vrai pour para\u00eetre dans la collection \u00ab\u00a0Pour les nuls\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un livre d&rsquo;actualit\u00e9 br\u00fblante\u00a0!<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Les Pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique pour les nuls<\/em><\/strong> par Arnaud Folch &amp; Guillaume Perrault, Paris, \u00c9ditions First, collection \u00ab\u00a0Pour les nuls\u00a0\u00bb, novembre\u00a02011, 375\u00a0pp. en noir et blanc au format 19\u00a0x\u00a023\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 22,90\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<p>Pour vous, nous avons recopi\u00e9 dans ce livre instructif les lignes surprenantes suivantes\u00a0:<\/p>\n<p><strong>Le pr\u00e9sident&#8230; qui ne voulait pas \u00eatre pr\u00e9sident\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;assassinat, le 24 juin 1894, de Sadi Carnot par un anarchiste, le pays, sous le choc, r\u00e9clame un homme \u00e0 poigne. Les parlementaires de la majorit\u00e9 (centre et droite) se tournent vers Casimir-Perier. Carnot lui-m\u00eame, arriv\u00e9 presque au terme de son mandat, et qui avait annonc\u00e9 qu&rsquo;il ne se repr\u00e9senterait pas, voyait en lui son successeur.<\/p>\n<p>Mais il y a un \u00ab\u00a0hic\u00a0\u00bb \u2013 et de taille\u00a0: celui que l&rsquo;on presse d&rsquo;\u00eatre candidat ne veut surtout pas \u00eatre pr\u00e9sident\u00a0! Cas unique dans l&rsquo;histoire, il refuse d&rsquo;\u00eatre adoub\u00e9. \u00c0\u00a0ses amis qui insistent, il r\u00e9pond\u00a0: \u00ab Je ne suis pas l&rsquo;homme de cette magistrature impossible\u00a0\u00bb. Le gros costaud va m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0&#8230; fondre en larmes devant certains de ses solliciteurs\u00a0! \u00ab\u00a0Je ne peux pas et je ne veux pas\u00a0\u00bb, r\u00e9p\u00e8te-t-il, convaincu que la charge, r\u00e9clamant de permanents arbitrages, est aux antipodes de ses comp\u00e9tences\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis une force, dit-il, encore cette force s&rsquo;\u00e9vanouirait \u00e0 l&rsquo;\u00c9lys\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il faudra toute la force de persuasion de sa&#8230; m\u00e8re pour le d\u00e9cider\u00a0: \u00ab Si votre p\u00e8re \u00e9tait l\u00e0, il dirait\u00a0: \u00ab\u00a0Accepte\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb, le sermonne-t-elle. L&rsquo;argument fait mouche\u00a0: il se soumet \u00e0 contrec\u0153ur&#8230; Le 26 juin, deux jours apr\u00e8s l&rsquo;assassinat de Carnot, une r\u00e9union pr\u00e9paratoire au S\u00e9nat des membres de la majorit\u00e9 ent\u00e9rine le choix: Casimir-Perier obtient 180\u00a0voix sur les 200\u00a0votants.<\/p>\n<p>Le lendemain, 27 juin 1894, le Congr\u00e8s r\u00e9uni \u00e0 Versailles l&rsquo;\u00e9lit triomphalement d\u00e8s le premier tour, par 451\u00a0voix (sur 851) contre respectivement 195 et 97\u00a0voix aux anciens pr\u00e9sidents du Conseil Henri Brisson et Charles Dupuy, 53 au g\u00e9n\u00e9ral et grand chancelier de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur Victor F\u00e9vrier et 27 au physicien et s\u00e9nateur Emmanuel Arago.<\/p>\n<p>Le nouveau pr\u00e9sident met un point d&rsquo;honneur \u00e0 ne pas rejoindre Paris en train, mais \u00e0 prendre la route en voiture d\u00e9couverte \u2013 o\u00f9 Carnot fut poignard\u00e9 \u2013 afin que l&rsquo;on ne puisse le suspecter de craindre un attentat. Son premier message au Parlement est empreint de la rude solennit\u00e9 que l&rsquo;on attend de lui\u00a0: \u00ab\u00a0Un pays qui au milieu de si cruelles \u00e9preuves se montre capable de tant de vitalit\u00e9 politique, saura unir ces deux forces sans lesquelles les peuples p\u00e9rissent\u00a0: la libert\u00e9 et un gouvernement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais derri\u00e8re les apparences, l&rsquo;homme n&rsquo;a pas chang\u00e9\u00a0: les doutes l&rsquo;assaillent. Sa mission lui p\u00e8se. Il n&rsquo;en dort pas. Pr\u00e9sident, il ne veut d\u00e9finitivement pas l&rsquo;\u00eatre\u00a0! \u00ab\u00a0Me voil\u00e0 prisonnier\u00a0!\u00a0\u00bb, confie-t-il \u00e0 son beau-fr\u00e8re, les yeux embu\u00e9s, le jour m\u00eame de son installation \u00e0 l&rsquo;\u00c9lys\u00e9e. Qu&rsquo;il abandonnera six mois plus tard&#8230;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On apprend dans \u00ab\u00a0Les Pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique pour les nuls\u00a0\u00bb, paru sous la plume d&rsquo;Arnaud Folch et de Guillaume Perrault aux \u00c9ditions First \u00e0 Paris, que de Louis Napol\u00e9on, \u00e9lu en 1848, \u00e0 Nicolas Sarkozy, arriv\u00e9 au pouvoir supr\u00eame en 2007, la France a connu 23 pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique qui, chacun \u00e0 sa fa\u00e7on, aura marqu\u00e9 son \u00e9poque au cours du dernier si\u00e8cle et demi.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[77,27],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5526"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5526"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5526\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5530,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5526\/revisions\/5530"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5526"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5526"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5526"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}