{"id":6246,"date":"2012-11-21T15:18:21","date_gmt":"2012-11-21T13:18:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=6246"},"modified":"2012-11-21T15:19:37","modified_gmt":"2012-11-21T13:19:37","slug":"6246","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=6246","title":{"rendered":"Un livre \u00e0 la taille du sujet qu&rsquo;il traite&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Congo-Une-histoire.gif\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-6247  aligncenter\" title=\"Congo Une histoire\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Congo-Une-histoire.gif\" alt=\"\" width=\"211\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Congo-Une-histoire.gif 211w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/Congo-Une-histoire-180x300.gif 180w\" sizes=\"(max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Prix M\u00e9dicis de l&rsquo;essai en 2012, <strong><em>Congo Une histoire<\/em><\/strong> de l&rsquo;historien flamand David Van Reybrouck (titulaire d&rsquo;un doctorat de l&rsquo;universit\u00e9 de Leyde apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 Leuven et \u00e0 Cambridge, il est n\u00e9 \u00e0 Bruges en 1971) est une \u0153uvre atypique dont le rayonnement \u2013 immense \u2013 tant en fran\u00e7ais qu&rsquo;en n\u00e9erlandais et en anglais ne laisse pas de laisser pantois.<\/p>\n<p>Comme l&rsquo;explique l&rsquo;\u00e9diteur, ce livre est l&rsquo;histoire fid\u00e8le, rigoureuse, \u00e9minemment document\u00e9e et absolument romanesque de la RDC. L&rsquo;histoire d&rsquo;un peuple, d&rsquo;une nation, d&rsquo;un fleuve sur lequel s&rsquo;aventur\u00e8rent Stanley et les premiers marchands d&rsquo;esclaves, les envoy\u00e9s du roi L\u00e9opold\u00a0II, et ceux venus tracer les lignes frontali\u00e8res de cette immensit\u00e9 g\u00e9ographique. David Van Reybrouck y retrace le destin tumultueux de ce pays, de la pr\u00e9histoire \u00e0 nos jours.<\/p>\n<p>De la colonisation \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance, il entrem\u00eale les faits historiques et le r\u00e9cit de ses rencontres, et son livre prend alors une dimension tr\u00e8s personnelle o\u00f9 l&#8217;empathie \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de ses interlocuteurs est fondamentale. Parmi ces figures g\u00e9n\u00e9reuses, le lecteur se souviendra de ces anciens qui content au jeune Belge des aventures extraordinaires remontant jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9coloniale. Alternant passages explicatifs et narratifs, David Van Reybrouck prend tour \u00e0 tour sa plume d&rsquo;historien, de romancier, de journaliste et d&rsquo;auteur de th\u00e9\u00e2tre \u2013 quatre \u00ab\u00a0territoires\u00a0\u00bb d&rsquo;\u00e9criture \u2013 qu&rsquo;il travaille avec virtuosit\u00e9, passant de l&rsquo;ample rigueur d&rsquo;une Histoire du Congo \u00e0 la sensibilit\u00e9 litt\u00e9raire d&rsquo;un grand r\u00e9cit de voyageur\u00a0: une construction qui donne \u00e0 ce livre son rythme, sa vivacit\u00e9, sa singularit\u00e9.<\/p>\n<p>Au fil du temps, il rencontre des acteurs essentiels des d\u00e9buts de l&rsquo;ind\u00e9pendance, de l&rsquo;\u00e8re Mobutu et des guerres qui ont \u00e9prouv\u00e9 le pays depuis l&rsquo;arriv\u00e9e au pouvoir des Kabila, il retrouve des victimes et des bourreaux \u2013 tel ce seigneur de guerre au Kivu \u2013 qui se confient \u00e0 lui et offrent des t\u00e9moignages in\u00e9dits o\u00f9 le tragique le dispute \u00e0 un comique f\u00e9roce. Mais <em>Congo, une histoire<\/em> est aussi un hymne jubilatoire \u00e0 la vitalit\u00e9 de tout un peuple, \u00e0 sa cr\u00e9ativit\u00e9 musicale et artistique, \u00e0 sa capacit\u00e9 de survie dans une \u00e9conomie de la d\u00e9brouillardise qui, en l&rsquo;absence de structures, se mondialise naturellement\u00a0: alors que s&rsquo;installe d\u00e9j\u00e0 une population chinoise venue exploiter les richesses du sous-sol, certains importateurs congolais vont aujourd&rsquo;hui se fournir \u00e0 Guangzhou.<\/p>\n<p>Le XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle sera peut-\u00eatre \u2013 et nous l&rsquo;esp\u00e9rons \u2013 celui de l&rsquo;\u00e2ge d&rsquo;or de ce pays si attachant&#8230;<\/p>\n<p>Paru \u00e0 l&rsquo;occasion du cinquantenaire de l&rsquo;ind\u00e9pendance du Congo, ce grand livre a valu \u00e0 son auteur, en sus du M\u00e9dicis de l&rsquo;essai 2012, le prix Ako (le Goncourt belgo-n\u00e9erlandais). V\u00e9ritable best-seller dans l&rsquo;idiome de Vondel (plus de 300\u00a0000 exemplaires vendus), il a \u00e9t\u00e9 traduit dans de nombreuses langues. Cet engouement international r\u00e9sulte sans aucun doute du fait que nous avons tous en Europe un pass\u00e9 colonial et que l&rsquo;histoire du Congo est le symbole m\u00eame de la mainmise europ\u00e9enne sur l&rsquo;Afrique, de ses succ\u00e8s, de ses exc\u00e8s, de ses \u00e9checs et des cons\u00e9quences br\u00fblantes de nos r\u00e9centes interventions sur le continent noir.<\/p>\n<p>Un ouvrage \u00e0 d\u00e9vorer toutes affaires cessantes\u00a0!<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Congo Une histoire <\/em><\/strong>par David Van Reybrouck, traduit du n\u00e9erlandais par Isabelle Rosselin, Arles, \u00c9ditions Actes Sud, collection \u00ab\u00a0Lettres n\u00e9erlandaises\u00a0\u00bb, septembre\u00a02012, 711\u00a0pp. en noir et blanc au format 14,5\u00a0x\u00a024\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en couleurs, 28\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Prix M\u00e9dicis de l&rsquo;essai en 2012, \u00ab\u00a0Congo Une histoire\u00a0\u00bb de l&rsquo;historien flamand David Van Reybrouck (titulaire d&rsquo;un doctorat de l&rsquo;universit\u00e9 de Leyde apr\u00e8s des \u00e9tudes \u00e0 Leuven et \u00e0 Cambridge, il est n\u00e9 \u00e0 Bruges en 1971) est une \u0153uvre atypique dont le rayonnement \u2013 immense \u2013 tant en fran\u00e7ais qu&rsquo;en n\u00e9erlandais et en anglais ne laisse pas de laisser pantois.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[54,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6246"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6246"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6246\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6249,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6246\/revisions\/6249"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6246"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6246"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6246"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}