{"id":6404,"date":"2012-12-25T23:07:21","date_gmt":"2012-12-25T21:07:21","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=6404"},"modified":"2012-12-25T23:07:21","modified_gmt":"2012-12-25T21:07:21","slug":"des-foudres-de-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=6404","title":{"rendered":"Des foudres de guerre&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Les-Mercenaires.gif\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-6405  aligncenter\" title=\"Les Mercenaires\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Les-Mercenaires.gif\" alt=\"\" width=\"217\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Les-Mercenaires.gif 217w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/Les-Mercenaires-186x300.gif 186w\" sizes=\"(max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir ressorti en 2011 <em>Les Centurions<\/em> <a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> de Jean Lart\u00e9guy (dont l\u2019\u00e9dition originale date de 1960), les Presses de la Cit\u00e9 \u00e0 Paris ont remis<strong><em> Les Mercenaires<\/em> <\/strong>sur le m\u00e9tier (le roman avait paru en 1954 sous le titre <em>Du sang sur les collines<\/em>), et c&rsquo;est une bonne nouvelle pour les amateurs de r\u00e9cits pleins de sang, de sueur et de larmes.<\/p>\n<p>On se souviendra qu&rsquo;ancien officier de commandos dans l\u2019Arm\u00e9e fran\u00e7aise de lib\u00e9ration durant la Seconde guerre mondiale puis correspondant de guerre du <em>Paris Match<\/em> de la grande \u00e9poque, Prix Albert Londres\u00a01955, Jean Lart\u00e9guy, narrateur remarquable, couvrit successivement la r\u00e9volution d&rsquo;Azerba\u00efdjan (1945), les conflits de Palestine (1948, 1956, 1967), de Cor\u00e9e (1950-53), d\u2019Indochine (1946-54), d\u2019Alg\u00e9rie (1954-62) puis du Vi\u00eat Nam (1959-65) et enfin diff\u00e9rentes r\u00e9volutions en Am\u00e9rique Latine (ann\u00e9es 60-70).<\/p>\n<p>D\u00e8s l&rsquo;incipit, l&rsquo;auteur donne le ton\u00a0: \u00ab\u00a0Les mercenaires que j&rsquo;ai rencontr\u00e9s et dont parfois j&rsquo;ai partag\u00e9 la vie combattent de vingt \u00e0 trente ans pour refaire le monde. Jusqu&rsquo;\u00e0 quarante ans, ils se battent pour leurs r\u00eaves et cette image d&rsquo;eux-m\u00eames qu&rsquo;ils se sont invent\u00e9e. Puis, s&rsquo;ils ne se font pas tuer, ils se r\u00e9signent \u00e0 vivre comme tout le monde, mais mal, car ils ne touchent pas de retraite, et ils meurent dans leur lit d&rsquo;une congestion ou d&rsquo;une cirrhose du foie. Jamais l&rsquo;argent ne les int\u00e9resse, rarement la gloire, et ils ne se soucient que fort peu de l&rsquo;opinion de leurs contemporains. C&rsquo;est en cela qu&rsquo;ils diff\u00e8rent des autres hommes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ces mercenaires au destin h\u00e9ro\u00efque et pitoyable sont le capitaine Lirelou, ses camarades et son mentor Faug\u00e2t, un Auvergnat communiste rencontr\u00e9 en 1936 dans les Brigades internationales durant la guerre d&rsquo;Espagne. On suit ces hommes sur les principaux th\u00e9\u00e2tres de guerre du milieu du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, de la guerre d&rsquo;Espagne \u00e0 la Seconde Guerre mondiale dans les premiers commandos parachutistes, puis en Indochine au sein d&rsquo;un maquis contre le Vi\u00eat-Minh, jusqu&rsquo;\u00e0 la guerre de Cor\u00e9e o\u00f9 des Fran\u00e7ais combattirent sous mandat de l&rsquo;ONU.<\/p>\n<p>Loin d&rsquo;\u00eatre une apologie de la guerre, ce texte apporte une r\u00e9flexion sur les th\u00e8mes de l&rsquo;engagement, de la r\u00e9sistance, de la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 ses camarades et du sens de l&rsquo;honneur du soldat pour qui parfois la d\u00e9sob\u00e9issance est la seule fa\u00e7on de rester fid\u00e8le \u00e0 ses engagements <a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le roman de la fiert\u00e9 nationale d\u00e9\u00e7ue, des \u00e9nergies qui n&rsquo;ont pas trouv\u00e9 leur emploi, des sacrifices sans foi et sans cause. Plus encore que les centurions, ces mercenaires sont pour la plupart des aventuriers \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat pur, inoubliables figures d&rsquo;hommes, les fils maudits d&rsquo;un si\u00e8cle de violence&#8230;<\/p>\n<p><strong>P\u00c9TRONE<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Les Mercenaires<\/em><\/strong> par Jean Lart\u00e9guy, Paris, Presses de la Cit\u00e9, novembre\u00a02012, 443\u00a0pp. en noir et blanc au format 14\u00a0x\u00a022,5\u00a0cm sous couverture broch\u00e9e en quadrichromie, 21,50\u00a0\u20ac (prix France)<\/p>\n<hr size=\"1\" \/><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> http:\/\/lireestunplaisir.skynetblogs.be\/archive\/2011\/12\/18\/un-grand-roman-a-la-kessel.html<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Les_Mercenaires_%28roman%29<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir ressorti en 2011 \u00ab\u00a0Les Centurions\u00a0\u00bb de Jean Lart\u00e9guy (dont l\u2019\u00e9dition originale date de 1960), les Presses de la Cit\u00e9 \u00e0 Paris ont remis \u00ab\u00a0Les Mercenaires\u00a0\u00bb sur le m\u00e9tier (le roman avait paru en 1954 sous le titre Du sang sur les collines), et c&rsquo;est une bonne nouvelle pour les amateurs de r\u00e9cits pleins de sang, de sueur et de larmes.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[51,11],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6404"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6404"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6404\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6406,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6404\/revisions\/6406"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6404"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6404"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6404"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}