{"id":9215,"date":"2015-01-02T21:50:00","date_gmt":"2015-01-02T19:50:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.satiricon.be\/?p=9215"},"modified":"2015-01-02T21:50:00","modified_gmt":"2015-01-02T19:50:00","slug":"quand-le-progressisme-sert-de-justification-a-l%e2%80%99exclusion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.satiricon.be\/?p=9215","title":{"rendered":"Quand le progressisme sert de justification \u00e0 l\u2019exclusion"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Gauchet.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-9216  aligncenter\" title=\"Gauchet\" src=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Gauchet.jpg\" alt=\"\" width=\"652\" height=\"284\" srcset=\"https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Gauchet.jpg 652w, https:\/\/www.satiricon.be\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Gauchet-300x130.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 652px) 100vw, 652px\" \/><\/a><\/p>\n<p>On s\u2019en souvient encore, le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt 2014, les jeunes \u00ab\u00a0philosophes\u00a0\u00bb et \u00e9crivains Geoffroy de Lagasnerie et \u00c9douard Louis appelaient dans <em>Lib\u00e9ration<\/em> \u00e0 boycotter les Rendez-vous de l\u2019Histoire de Blois au pr\u00e9texte que Marcel Gauchet, incarnant \u00e0 leurs yeux l\u2019horreur de la pens\u00e9e r\u00e9actionnaire, devait en prononcer la conf\u00e9rence inaugurale. (Un second appel \u00e0 soutenir l\u2019appel au boycott suivait quelques jours plus tard de la part, pour l\u2019essentiel, d\u2019artistes et d\u2019\u00e9crivains.) Leur arrogance avait fait r\u00e9agir la \u00ab\u00a0sc\u00e8ne intellectuelle\u00a0\u00bb (comme ils disent) au point que nos deux comp\u00e8res s\u2019\u00e9taient expliqu\u00e9s une seconde fois dans les <em>Inrocks<\/em> face \u00e0 la \u00ab\u00a0violence\u00a0\u00bb qu\u2019aurait suscit\u00e9e leur tribune. Le 8\u00a0ao\u00fbt en effet, la direction elle-m\u00eame des Rendez-vous (dans <em>Lib\u00e9ration<\/em> \u00e9galement) n\u2019h\u00e9sitait pas \u00e0 d\u00e9plorer explicitement un \u00ab\u00a0proc\u00e8s en sorcellerie\u00a0\u00bb. Le 6\u00a0octobre, \u00e0 la veille de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, leur p\u00e9tition rassemblait tout de m\u00eame 229 signatures de professionnels des sciences sociales. La \u00ab\u00a0sc\u00e8ne intellectuelle\u00a0\u00bb n\u2019\u00e9tait finalement pas si homog\u00e8ne. Pourtant, comme l\u2019expliquait au terme de la pol\u00e9mique Antoine Favron (Pr\u00e9sident des Rendez-vous) sur <em>Mag\u2019Centre<\/em> : \u00ab\u00a0Il ne s\u2019est pas pass\u00e9 grand-chose il y a m\u00eame des gens qui ont sign\u00e9 la p\u00e9tition et qui sont venus quand m\u00eame\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans les <em>Inrocks<\/em>, leur \u00ab\u00a0argumentation\u00a0\u00bb satur\u00e9e de poncifs \u00ab\u00a0postmodernes\u00a0\u00bb est caricaturale mais symptomatique d\u2019un discours militant qui, se parant des atours de la philosophie, constitue le conformisme des milieux branch\u00e9s. Retra\u00e7ons bri\u00e8vement les tenants et aboutissants d\u2019un tel discours. Nous comprendrons alors pourquoi il ne s\u2019est pas pass\u00e9 grand-chose.<\/p>\n<p>Pour nos \u00e9pigones de Foucault, Deleuze, Derrida, Bourdieu\u2026 notre champ soci\u00e9tal est p\u00e9tri de forces r\u00e9actionnaires d\u2019autant plus violentes qu\u2019elles ne disent pas leur nom. La force r\u00e9actionnaire sous couvert du Bien commun dresse les individus \u00e0 entretenir le statu quo d\u2019un discours dominant et \u00e9crasant les minorit\u00e9s. Les normes promues par notre soci\u00e9t\u00e9 recouvrent la force d\u2019inertie d\u2019une id\u00e9ologie du \u00ab\u00a0r\u00e9el\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire de la r\u00e9alit\u00e9 de \u00ab\u00a0ce qui est\u00a0\u00bb et qui l\u2019est toujours d\u2019une mani\u00e8re \u00ab\u00a0d\u00e9termin\u00e9e\u00a0\u00bb. D\u00e9termin\u00e9, le \u00ab\u00a0r\u00e9el\u00a0\u00bb l\u2019est donc par des lois (\u00e9conomiques, biologiques, morales\u2026) dont le r\u00e9actionnaire se fait le gardien. En vue de s\u2019instituer, toute norme tend par ailleurs \u00e0 exclure a priori une part minoritaire trait\u00e9e comme anormale. Pas de normalit\u00e9 sans anormalit\u00e9. Pour le r\u00e9actionnaire, puisque les choses sont ainsi \u00ab\u00a0et pas autrement\u00a0\u00bb (id\u00e9ologie du \u00ab\u00a0r\u00e9el\u00a0\u00bb), vouloir les changer para\u00eetrait p\u00e9cher contre soi. Par contre, au regard du penseur militant (qui se veut marginal), les normes se r\u00e9v\u00e8lent alors \u00ab\u00a0infond\u00e9es\u00a0\u00bb, parce qu\u2019en exigeant que les choses demeurent en l\u2019\u00e9tat, elles reconnaissent en creux qu\u2019il peut en \u00eatre autrement et que le \u00ab\u00a0r\u00e9el\u00a0\u00bb n\u2019est donc pas d\u00e9termin\u00e9. Le fait que les normes paraissent infond\u00e9es justifie ainsi toute l\u2019entreprise de \u00ab\u00a0d\u00e9construction\u00a0\u00bb de nos soi-disant penseurs \u00ab\u00a0postmodernes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Autrement dit, le rassemblement des citoyens autour du Bien commun dissimulerait le corsetage d\u2019individus habitu\u00e9s sans le savoir \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter un m\u00eame mod\u00e8le discursif. La norme ne serait jamais qu\u2019un processus de standardisation par quoi ce qui ne va pas de soi s\u2019institue en \u00e9vidence et para\u00eet alors indiscutable. \u00ab\u00a0R\u00e9sister\u00a0\u00bb au \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb consiste alors \u00e0 se rendre attentif \u00e0 tout ce qui lui \u00e9chappe et auquel il s\u2019oppose \u2014 les exceptions, les situations-limites, les pratiques extr\u00eames ou minoritaires \u2014 pour en lib\u00e9rer toute la vie qui s\u2019y trouve \u00ab\u00a0en souffrance\u00a0\u00bb pr\u00e9cis\u00e9ment. D\u2019o\u00f9, chez nos postmodernes en herbe, tout un discours de la rupture afin qu\u2019\u00e9mergent de nouveaux champs de forces.<\/p>\n<p>Aussi, la violence suscit\u00e9e par leur appel au boycott est bien la preuve, pour nos militants indign\u00e9s, que l\u2019on se trouve en pr\u00e9sence de forces r\u00e9actionnaires qui refusent d\u2019\u00eatre appel\u00e9es comme telles, parce que dire les choses, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 se poser des questions. Par cons\u00e9quent, refuser de d\u00e9battre avec Marcel Gauchet serait on ne peut plus \u00ab\u00a0d\u00e9mocratique\u00a0\u00bb. L\u2019inertie ne peut en effet communiquer que la m\u00eame inertie et rien d\u2019autre ne peut \u00eatre \u00e9chang\u00e9 avec elle. Accepter les r\u00e8gles du jeu, ce serait faire le jeu de l\u2019ennemi. C\u2019est en se coupant de l\u2019espace circonscrit par ces forces d\u2019inertie qu\u2019une parole autre, singuli\u00e8re, pleine d\u2019invention peut seulement surgir et nourrir l\u2019esprit d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>Cette rh\u00e9torique de la rupture et de la marginalit\u00e9 qui fascine tant les milieux branch\u00e9s en mal d\u2019anticonformisme, s\u2019av\u00e8re en r\u00e9alit\u00e9 parfaitement sophistique. Avan\u00e7ons quatre raisons.<\/p>\n<p>1) Le discours postmoderne entend mettre en lumi\u00e8re le caract\u00e8re infond\u00e9 de toute norme, mais il appara\u00eet lui-m\u00eame particuli\u00e8rement normatif\u00a0: \u00ab\u00a0il faut se rebeller contre les forces de l\u2019ordre\u00a0\u00bb. D\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019exclure \u00e0 son tour ce que cette rh\u00e9torique juge comme inacceptable.<\/p>\n<p>2) Le discours postmoderne pr\u00e9tend nous lib\u00e9rer des normes en faisant valoir leur nature non transcendante. Elles ne tombent pas du ciel, elles sont le r\u00e9sultat d\u2019une construction et peuvent donc \u00eatre d\u00e9construites. Passons sur ce qui justifierait le passage oblig\u00e9 de la construction \u00e0 la d\u00e9construction. Cette rh\u00e9torique raisonne simultan\u00e9ment en termes de forces anonymes\u00a0: il n\u2019y a pas d\u2019intention personnelle qui pr\u00e9siderait \u00e0 la construction des normes. Les individus en sont plut\u00f4t les instruments. Assimil\u00e9es \u00e0 des forces, les normes n\u2019en paraissent donc pas moins transcendantes. Que l\u2019on ait les yeux riv\u00e9s au ciel des id\u00e9es intemporelles ou que l\u2019on soit retenu par un champ de forces historiques, par manque de repli possible, la conscience, c\u2019est-\u00e0-dire ce qui est cens\u00e9 r\u00e9sister (par sa capacit\u00e9 \u00e0 objecter), se volatilise ou s\u2019\u00e9crase.<\/p>\n<p>3) Le discours postmoderne cherche \u00e0 se d\u00e9gager de toute logique institutionnelle (alors que ces principaux repr\u00e9sentants, cit\u00e9s supra, constituent de v\u00e9ritables \u00ab\u00a0institutions\u00a0\u00bb dans le discours universitaire). S\u2019il est vrai que toute institution tend par nature \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter m\u00e9caniquement les choses, il est un autre aspect essentiel d\u00e9ni\u00e9 par nos contre-r\u00e9actionnaires. Que les individus soient pris dans des logiques institutionnelles leur permet \u00e9galement de ne pas \u00eatre directement confront\u00e9s les uns aux autres dans leur absolue singularit\u00e9. L\u2019institution est par nature le tiers qui permet aux individus de pouvoir \u00e9changer entre eux. Si d\u00e8s la naissance je n\u2019avais pas un pied dans l\u2019institu\u00e9 (le langage, la famille, les r\u00f4les professionnels, la nation\u2026) mon univers serait parfaitement \u00e9tranger aux autres. L\u2019institu\u00e9, ce sont aussi les banalit\u00e9s et les lieux communs que nous r\u00e9p\u00e9tons et que nous \u00e9changeons mais qui nous renvoient au partage d\u2019un m\u00eame monde.<\/p>\n<p>Mettre un pied en dehors du pouvoir institu\u00e9 et instituant n\u2019est donc pas la m\u00eame chose que de sauter \u00e0 pieds joints dans l\u2019illusion du vide fictionnel o\u00f9 l\u2019on peut tout dire \u00e0 propos de n\u2019importe quoi.<\/p>\n<p>4) Ce qui se cache par cons\u00e9quent derri\u00e8re cette rh\u00e9torique de la \u00ab\u00a0r\u00e9sistance\u00a0\u00bb rel\u00e8ve davantage d\u2019une certaine forme de terrorisme intellectuel. Promouvoir la d\u00e9construction de l\u2019\u00e9l\u00e9ment institutionnel ou normatif \u00e0 la faveur de nouveaux espaces o\u00f9 toute force individuelle et cr\u00e9ative se d\u00e9ploierait selon son propre style, revient \u00e0 r\u00eaver d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 parfaitement atomis\u00e9e o\u00f9 de pures forces instables s\u2019entrechoqueraient dans le chaos. (R\u00eave que traduit d\u2019ailleurs un certain et pr\u00e9tendu \u00ab\u00a0art\u00a0\u00bb contemporain fascin\u00e9 par la diss\u00e9mination du \u00ab\u00a0r\u00e9el\u00a0\u00bb \u00e0 travers ses \u00e9clats et ses d\u00e9chets.)<\/p>\n<p>La philosophie, la vraie, quant \u00e0 elle, ne se satisfait naturellement pas des normes institu\u00e9es mais a pour t\u00e2che de les interroger et non de les d\u00e9truire (comme si elle le pouvait) pour s\u2019adonner aux vertiges de la fiction. Si, par ailleurs, la philosophie fait \u0153uvre de composition, son aventure demeure interpell\u00e9e par tout \u00e9v\u00e9nement (le r\u00e9el) qui la secoue et la met en branle. Or de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019il bouleverse l\u2019ordre institu\u00e9 des choses, tout \u00e9v\u00e9nement m\u2019arrache \u00e0 la liquidation imaginaire des choses, support\u00e9e par un syst\u00e8me de signifiants en roue libre o\u00f9 bruit quelque pseudo philosophie satisfaite d\u2019elle-m\u00eame. En somme, le fait qu\u2019il puisse y avoir du r\u00e9el mais que celui-ci soit aussi \u00e0 penser continue d\u2019\u00e9chapper aux tenants de la postmodernit\u00e9. Il s\u2019agit l\u00e0 pourtant de la t\u00e2che originaire de la philosophie\u00a0: prendre conscience \u2014 c\u2019est-\u00e0-dire r\u00e9aliser \u2014 qu\u2019il y a quelque chose et non pas rien.<\/p>\n<p>Interpell\u00e9e par l\u2019\u00e9v\u00e9nement et contre la solidit\u00e9 institutionnelle, la philosophie interroge les choses ; contre leur liquidation de type postmoderne, elle les met en perspective \u00e0 travers une composition qui garde un pied dans l\u2019institu\u00e9 (\u00e0 commencer dans une langue qui ne multiplie pas les idiomes <em>ad nauseam<\/em>). En faisant trembler les mots et leurs agencements us\u00e9s par la tradition, le r\u00e9el accueilli par la philosophie leur conf\u00e8re une nouvelle saveur telle que nous envisageons les choses autrement. \u00c0 cet \u00e9gard, la philosophie fait \u00e0 son tour et \u00e0 sa fa\u00e7on \u00ab\u00a0\u00e9v\u00e9nement\u00a0\u00bb en interpellant une communaut\u00e9 de lecteurs mus par la patience et non par un besoin emprunt\u00e9 de jouer aux rebelles.<\/p>\n<p>Le discours postmoderne, en tant que rh\u00e9torique contre-institutionnelle captive de sa propre inflation verbale, n\u2019en demeure donc pas moins une institution mais une institution d\u00e9sormais fatigu\u00e9e d\u2019elle-m\u00eame. \u00c0 force de ressasser l\u2019impossibilit\u00e9 de penser le \u00ab\u00a0r\u00e9el\u00a0\u00bb, ses membres engourdis forcent le trait de la r\u00e9p\u00e9tition et la grossi\u00e8re caricature qui se d\u00e9gage alors du vide ne pr\u00eate plus qu\u2019au sourire, au m\u00e9pris ou encore \u00e0 la m\u00e9lancolie chez ceux qui avaient cru y voir, il y a quelques temps d\u00e9j\u00e0, entre les lignes des pr\u00e9d\u00e9cesseurs, les germes d\u2019un renouveau philosophique. Ne s\u2019est contract\u00e9e que la mauvaise habitude de d\u00e9construire dans tous les sens au lieu d\u2019analyser.<\/p>\n<p>S\u2019il est vrai que la pens\u00e9e est en crise (comme le pensait d\u00e9j\u00e0 Husserl), parler pour ne \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb dire (dire l\u2019innommable, ce qui \u00e9chappe aux cat\u00e9gories de la pens\u00e9e forc\u00e9ment \u00ab\u00a0dominante\u00a0\u00bb) constitue une bagatelle que les esprits exigeants ne peuvent plus, en principe, souffrir. Ne nous ne leurrons toutefois pas\u00a0: la paresse intellectuelle est si bien install\u00e9e dans l\u2019\u00e2me humaine qu\u2019il y aura toujours des universitaires pour c\u00e9der aux oripeaux postmodernes et leurs brimborions d\u2019\u00e9tude. Mais ce serait \u00e9galement p\u00e9cher par paresse que de ne pas croire que l\u2019\u00e9v\u00e9nement puisse r\u00e9sister de temps \u00e0 autre, \u00e7\u00e0 et l\u00e0 et de mani\u00e8re surprenante, aux bavardages qui le recouvrent. <a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a><\/p>\n<p><strong>Timon de Bruxelles<\/strong><\/p>\n<hr size=\"1\" \/><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Ce texte a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en ligne sur <em>iPhilo<\/em> le 2 janvier 2015.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On s\u2019en souvient encore, le 1er ao\u00fbt 2014, les jeunes \u00ab\u00a0philosophes\u00a0\u00bb et \u00e9crivains Geoffroy de Lagasnerie et \u00c9douard Louis appelaient dans \u00ab\u00a0Lib\u00e9ration\u00a0\u00bb \u00e0 boycotter les Rendez-vous de l\u2019Histoire de Blois au pr\u00e9texte que Marcel Gauchet, incarnant \u00e0 leurs yeux l\u2019horreur de la pens\u00e9e r\u00e9actionnaire, devait en prononcer la conf\u00e9rence inaugurale&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[49],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9215"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9215"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9215\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9217,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9215\/revisions\/9217"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9215"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9215"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.satiricon.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9215"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}