Franc-maçon lui-même, l’auteur liégeois de L’Étoile de l’Est (qui se cache derrière un pseudonyme évoquant le père du roman policier, l’Anglais William Wilkie Collins, 1824-1889) situe l’action de son premier polar dans le petit monde des logeards en bord de Meuse (son flic en est, notamment, mais il n’y a pas que lui…), et son intrigue – fort bien ficelée, ma foi… – ravira autant les fils de la Veuve que les profanes…
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau roman noir de l’académicien belge (par ailleurs aux antipodes de toute forme d’académisme) Jean-Baptiste Baronian, intitulé « Dans les miroirs de Rosalie » et paru aux Éditions de Fallois/L’Âge d’homme à Paris, est une réussite éclatante, dans tous les sens du terme !
Lorsque le cadavre de Jean-Paul Mignard, jeune et fringant président du Parti Chrétien Historique, est retrouvé dans les bureaux de la rue du Temple, le petit monde judiciaire et politique belge entre en ébullition. Un bouillon d’autant plus brûlant que les négociations pour la formation d’un gouvernement s’éternisent, alors que Wallons et Flamands se regardent comme des bêtes curieuses, venues de planètes décidément différentes…
Saluons comme il se doit, d’un grand coup de borsalino, les Éditions Omnibus à Paris qui viennent de rééditer, sous le titre « Coups de feu dans la nuit », l’intégrale des 65 nouvelles écrites par Dashiell Hammett (1894-1961), car le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’il s’agit-là d’un véritable régal !
Et si les « tueurs du Brabant » avaient été un groupuscule d’extrême-droite, attaquant les supermarchés pour déclencher une panique qui aurait préludé à la mise en place d’un régime fasciste en Belgique ?