Né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859, agrégé de philosophie et docteur, homme politique issu du monde rural, chrétien convaincu, dreyfusard, penseur et orateur hors pair, Jean Jaurès est l’un des pères fondateurs du parti socialiste français en 1902 et de la SFIO en 1905 ainsi que du quotidien « L’Humanité » en 1904, auquel collaborent alors Anatole France, Octave Mirbeau et Jules Renard.
« Les idées sont à gauche et le style est à droite », nous confia jadis Robert Poulet, le plus grand de nos aristarques, avec un peu de regret. Nul doute qu’il eût jubilé à la lecture d’« Osbert et autres historiettes paru à Lausanne », aux Éditions L’Âge d’Homme, sous la plume de notre compatriote Christopher Gérard.
Parue en coédition chez L’Harmattan à Paris et au Musée royal de l’Afrique Centrale à Tervuren, « La saga d’Inga » écrite par journaliste François Misser se penche sur l’histoire des barrages du fleuve Congo construits en 1972 et en 1982, Inga I et Inga II, des ouvrages qui, à ce jour, sont les plus importants édifiés en RDC depuis son indépendance en 1960.
Véritable coup de poing asséné à l’estomac par une jolie main artistement gantée de velours noir comme son scénario, « L’Effacement » de Pascale Dewambrechies paru à Dax aux Éditions Passiflore est l’un de ces romans qui ne laisse ni indifférent ni indemne.
Les « Œuvres romanesques » de l’écrivaine suédoise Selma Lagerlöf (1858-1940, Prix Nobel de littérature 1909, mondialement connue pour sa nouvelle intitulée « Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ») ont été compilées chez Actes Sud, dans la remarquable collection « Thesaurus », après avoir été excellemment traduites par Marc de Gouvenain, Lena Grumbach, André Bellesort et Michel Praneuf.
Faisant le point sur des pratiques créatrices en plein essor à l’échelle mondiale, l’« Atlas du street art et du graffiti » de Rafael Schacter paru chez Flammarion à Paris en décrit les apparentements multiples (le spray can art, le pixâçao brésilien, le pop art et le land art américains, les pochoirs politiques argentins…) et les manifestations diverses, du graffiti traditionnel à l’intervention sculpturale, de l’affiche à la performance et de l’abstraction géométrique à la figuration photo-réaliste.
Dans « La Picardie gothique », un joli guide orné de 170 photos en couleurs paru à Rennes aux Éditions Ouest-France, l’historien amiénois Xavier Bailly mène le lecteur à la découverte d’une quarantaine de joyaux médiévaux de l’architecture religieuse, civile et militaire en le faisant cheminer d’Abbeville à Rambures, d’Amiens à Folleville, de Beauvais à Fontaine-Chaalis, de Compiègne à Maignelay, de Saint-Quentin à Chiry-Ourscamp, de Soissons à Essômes-sur-Marne et de Laon à Braine.
C’est 120 ans après la disparition de Gustave Caillebotte (1848-1894) que 43 chefs d’œuvre du peintre sont exposés au grand public jusqu’au 20 juillet 2014 dans la propriété yerroise où ils ont été peints.
Véritable Michel-Ange des effets lumineux nocturnes, le « sculpteur de lumière » parisien Patrick Rimoux présente dans « La Grand-Place de Bruxelles, sculpture de lumière » – un somptueux album trilingue (en français, néerlandais et anglais) paru chez Racine –, le fruit photographique de son travail appliqué à la plus belle place gothique du monde.