Médecin et animateur infatigable des éditions du Taillis Pré depuis 1984, le poète belge Yves Namur (né en 1952), par ailleurs membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, a vu son recueil « La tristesse du figuier » se faire couronner du Prix Mallarmé 2012, et ce n’est que justice.
Version en langue française (l’originale, en néerlandais, a paru au Fonds Mercator à Bruxelles) du catalogue de l’exposition Van Gogh at work présentée au Van Gogh Museum d’Amsterdam, le magnifique ouvrage paru en Arles chez Actes Sud sous le titre « Van Gogh à l’œuvre » et sous la direction de Marije Vellekoop, conservatrice des dessins et estampes de l’institution hollandaise, constitue un événement considérable qui fournit un éclairage nouveau sur le travail du peintre.
Proposant, pour son 25e anniversaire et à l’occasion de sa rénovation de fond en comble, un parcours chronologique de présentation de 300 chefs-d’œuvre de ses collections, le Musée d’Orsay à Paris a coédité avec Skira/Flammarion un magnifique ouvrage collectif intitulé « Le Musée d’Orsay à 360 degrés », dans lequel on peut admirer de superbes reproductions commentées par des spécialistes, mais dans un langage accessible à tous, de merveilles produites au XIXe siècle.
Du 13 juin au 13 octobre 2013 se tiendra une superbe exposition intitulée « Le Grand Atelier du Midi » articulée en deux volets (« De van Gogh à Bonnard » et « De Cézanne à Matisse ») présentés respectivement au Musée des Beaux-arts de Marseille, Palais Longchamp, et au Musée Granet à Aix-en-Provence, à propos des artistes que le Midi de la France inspira.
S’inscrivant dans le sillage du Caravage (1571-1610) pour ce qui concerne la maîtrise du clair-obscur et les thèmes véristes, l’œuvre du peintre lorrain Georges de La Tour (1593-1652) connut le succès sous Louis XIII avant de sombrer dans le purgatoire et renaître au XXe siècle.
Alexis Curvers (Liège 1906-1992) est l’un de nos plus grands écrivains, à qui l’on doit le remarquable et célébrissime « Tempo di Roma » qui obtint le prix Sainte-Beuve en 1957.
Coédité par Gallimard à Paris, le Musée des impressionnistes à Giverny et le Musée Fabre à Montpellier, le fort beau livre intitulé « Signac Les couleurs de l’eau » constitue le catalogue de la magnifique exposition présentée à Giverny jusqu’au 2 juillet 2013 puis à Montpellier du 13 juillet au 27 octobre.
Ayant décidé non pas de poétiser plus haut que son luth, mais d’aller à la postérité (contrairement à Alphonse Allais qui préférait aller hériter à la poste), notre compatriote – par ailleurs ni con ni patriote – Jean-Pierre Verheggen s’est fendu, chez Gallimard à Paris, d’« Un jour, je serai prix Nobelge », un texte par lequel il postule à la plus haute distinction honorifique de Ce (petit et plat) Pays qui donna à la francophonie ses lettres de noblesse par l’entremise des chansons du Grand Jojo, des cours de savoir-vivre de Jef Kazak et de la prose politique du maire de Champignac.
La compilation des « Romans » de Jules Barbey d’Aurevilly parue récemment aux Éditions Gallimard dans la collection « Quarto » constitue, à n’en pas douter, un must pour tous les amateurs de littérature puissante et baroque, « interpellante » (comme on dit aujourd’hui en moldo-valaque) et loin de tout politiquement correct, ce qui, on en conviendra, est tout à la fois alléchant et réjouissant.