Les Éditions de l’Aube à La Tour-d’Aigues publient Le mari de ma femme et autres nouvelles, rassemblant six textes de Luigi Pirandello, dont quatre ont été traduits par Benjamin Crémieux[1] qui révéla cet auteur au public français, et les deux derniers par Andrée Viollis[2].
Lauréat du prix Nobel de littérature en 1934, Luigi Pirandello (1867-1936) était un écrivain, poète, nouvelliste, romancier et dramaturge italien fortement marqué par ses origines siciliennes.
En 1891, il accéda au grade de docteur en philosophie et lettres de l’université de Bonn, avec une thèse de dialectologie romane sur le dialecte d’Agrigente, écrite en allemand[3].
De 1897 à 1922, il enseigna la stylistique à l’Instituto Superiore di Magistero de Rome, une école normale pour jeunes filles.
On lui doit une traduction des Élégies romaines de Goethe (1896), plus de trente pièces de théâtre – parmi lesquelles Six personnages en quête d’auteur (1921), Henri IV (1922), Comme tu me veux (1929), Ce soir on improvise (1930) –, sept recueils de poèmes et d’innombrables nouvelles dont l’ensemble traduit en français forme un recueil de 2 240 pages[4].
Celles rassemblées ici, cruelles et ironiques, mettent en scène dans son île natale un malade imaginant la vie de sa femme et de son meilleur ami après sa mort ; une famille de colosses offrant un festin à un homme souffreteux ; un notable vaniteux préparant ses funérailles ; une nourrice vendant son lait pour payer le mariage de sa fille ; un homme jalousant son demi-frère pour l’amour que lui portait leur mère ; et un haut fonctionnaire découvrant que sa défunte épouse l’avait trompé avec un sénateur.
Un condensé d’(in)humanité…
PÉTRONE
Le mari de ma femme et autres nouvelles par Luigi Pirandello, traduction de l’italien par Benjamin Crémieux et Andrée Viollis, La Tour-d’Aigues, Éditions de l’Aube, collection « Mikrós classique » dirigée par Julie Maillard, octobre 2026 [1953], 123 pp. en noir et blanc au format 12 x 18 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 9,90 € (prix France)
TABLE DES MATIÈRES
Le mari de ma femme
(extrait de Nouvelles humoristiques, 1942, traduction de Benjamin Crémieux)
Une invitation à dîner
(extrait de Vieille Sicile, 1928, traduction de Benjamin Crémieux)
L’illustre disparu
(extrait de Le livret rouge, 1923, traduction de Benjamin Crémieux)
Le livret rouge
(extrait de Le livret rouge, 1923, traduction de Benjamin Crémieux)
Un portrait
(extrait de Le seigneur de la nef, 1933, traduction d’Andrée Viollis)
Tout pour le mieux
(extrait de Le seigneur de la nef, 1933, traduction d’Andrée Viollis)
[1] Benjamin Crémieux, né le 1er décembre 1888 à Narbonne et mort le 14 avril 1944 au camp de concentration de Buchenwald en Allemagne, était un critique littéraire et traducteur français issu d’une famille juive qui s’était réfugiée en France dès le XIVe siècle. Agrégé, puis docteur ès lettres, c’était un intellectuel brillant, universitaire, chargé de missions diplomatiques, mais aussi découvreur inspiré de la nouveauté littéraire. Entré en 1941 dans la Résistance au sein du mouvement Combat, il organisa à Marseille un réseau de renseignements avant d’être arrêté le 27 avril 1943 et déporté en Allemagne en 1944.
[2] Andrée Jacquet, dite Andrée Viollis, née le 9 décembre 1870 aux Mées (Alpes-de-Haute-Provence) et morte le 10 août 1950 à Paris, était une journaliste et écrivaine française. Figure marquante du journalisme d’investigation et du grand reportage, correspondante de guerre, critique et chroniqueuse littéraire, romancière, elle s’illustra pendant plus d’un demi-siècle dans tous les domaines (antifascisme, féminisme, problèmes coloniaux…) et sur tous les théâtres des opérations (conflits militaires, révolutions…). Sources : Wikipédia.
[3] Laute und lautentwickelung der mundart van Girgenti.
[4] Paru en 2000 chez Gallimard.