Germain Chambost est un ancien pilote de chasse, grand reporter à Sud-Ouest. Membre de l’Académie nationale de l’air et de l’espace, il a entrepris, en compilant divers témoignages dans « Les Hommes de l’Aéropostale » paru aux Éditions Omnibus à Paris, de raconter l’histoire de la légendaire compagnie aérienne dont les fleurons humains avaient entre autres pour nom Pierre-Georges Latécoère (1883-1943), Didier Daurat (1891-1969), Jean Mermoz (1901-1936), Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), Joseph Kessel (1898-1979) ou Henri Guillaumet (1902-1940).
Jeune enseignant, Patrick Delcord est agrégé d’histoire et professeur certifié de l’enseignement secondaire. Avec « La Grande Guerre en caricatures » paru chez Soliflor à Bruxelles, il signe son premier ouvrage dans lequel sont reproduits et commentés 80 dessins français, anglais, allemands, hollandais et belges parus pour la plupart dans la presse écrite entre 1914 et 1918.
Présentant une vingtaine de témoignages inédits et d’époque compilés par Louise Manaux et Bruno Deblander, « 14-18 Apocalypse en Belgique Récits de patriotes » (Éditions Racine/RTBF) donne la parole à des citoyens lambda de toutes classes sociales pris au cœur de la tourmente : un mobilisé et un blessé de 1914, une orpheline de guerre, une combattante de l’ombre arrêtée, un résistant condamné, un soutien de famille nombreuse affamé par l’ennemi, un brancardier volontaire, un combattant des tranchées, une bienfaitrice d’origine irlandaise, un tourneur d’obus, un prisonnier évadé, un autre libéré…
C’est entre 1951 et 1954, soit quelques années avant la création de son Michel Vaillant en 1957 que le jeune dessinateur français Jean Graton (il est né en 1923) fit ses armes à Marcinelle en illustrant 148 planches des fameuses « Belles Histoires de l’Oncle Paul » qui, en quatre pages illustrées, faisaient dans le « Journal de Spirou » le récit d’un événement célèbre du passé ou retraçaient les épisodes marquants de la vie de l’un ou l’autre grand personnage d’antan.
À quelques mois du centenaire d’Août-14, dans « Les 100 mots de la Grande Guerre », un essai paru aux PUF dans la fameuse collection « Que sais-je ? », l’historien français André Loez aborde le premier conflit mondial par autant de zooms sur des personnages, des lieux, des concepts, des événements, des batailles, des inventions, des faits sociaux, des conséquences qui en ont constitué la réalité et les prolongements.
Se faisant, dans « Monsieur Optimiste », le greffier de l’histoire de ses parents juifs demeurés à Bruxelles durant l’occupation allemande de 1940-44 et qui connurent quelques déboires par la suite en raison de leurs affinités communistes, Alain Berenboom a réussi un joli tour de force : parler d’un drame inouï avec humour et profondeur sans réveiller les violons des lamentos et des discours convenus.
Inspiré de faits réels, « La Traîtresse », premier roman de Dominique Zachary, par ailleurs auteur de « La patrouille des enfants juifs 0╗, un récit à succès qui fut adapté à la scène et en bandes dessinées, raconte par le menu la descente aux enfers d’une jeune enseignante accusée faussement à la Libération par la rumeur de collaboration avec les Allemands sous l’occupation nazie.
Depuis les recherches fondamentales menées par Robert Paxton dans les années 1970, l’étude de la France pétainiste n’a cessé de s’enrichir.
Les Éditions Dupuis à Marcinelle ont fait paraître récemment le tome 5 de la série de compilations intitulée « Jerry Spring, l’intégrale en noir et blanc » par Jijé…