Fruit du travail d’une vie de collectionneur, les « Perles parlementaires » de Paul Quimper, dont la 4e édition vient de paraître aux Éditions Horay à Paris (elles intègrent des bourdes proférées en France), demeurent d’une belle actualité, tant l’éloquence des politiciens continue de laisser à désirer.
Les Éditions Les Belles Lettres à Paris ont fait paraître ces jours-ci la traduction française de « Hitler et les professeurs », un essai historique remarquable et inégalé paru en 1946 à New York en yiddish puis en anglais sous la plume de l’éminent linguiste juif Max Weinreich (1894-1969).
Dans « Le rap français – Dix ans après Anthologie » paru aux Éditions de la Table Ronde à Paris, le journaliste littéraire et musical français Jean-Claude Perrier fait le point sur les textes d’un art de la rue qui, au fil du temps, a conquis ses lettres de noblesse et s’est parfois élevé au rang de poésie pure.
Rares, très rares sont les francophones et les apprenants de la langue française qui n’ont pas eu un « Bescherelle de conjugaison » entre les mains pour déjouer les arcanes de l’usage des verbes dans la langue de Molière.
Véritable coup de tonnerre, « Le livre de noir de l’occupation israélienne » à paraître en octobre prochain chez Autrement à Paris rassemble, préfacés par le grand historien juif Zeev Sternhell et recueillis par l’ONG Breaking the Silence fondée à Jérusalem en 2004 par des vétérans de Tsahal, 145 témoignages de soldats et d’officiers israéliens relatifs à l’action quotidienne et aux crimes de guerre commis par l’armée de l’État hébreu en Palestine.
Le premier roman du Britannique Andrew D. Miller, « Perce-neige », dont la traduction française a paru en version de poche chez 10-18 à Paris, constitue à sa façon un événement considérable dans le petit monde des portraits de mœurs contemporains mâtinés de suspense inquiétant.
Le « Journal d’un déporté civil de la guerre 14-18 » de Victor Goffart paru à Tenneville aux Éditions Memory reprend le récit authentique d’un civil belge déporté de force en Allemagne, en décembre 1916, pour raison économique, afin de compenser les lourdes pertes causées dans les rangs teutons – et leur main-d’œuvre –par les grandes batailles façon Verdun.
Rédigé par des spécialistes éminents (Aurélien Delpirou est maître de conférences à l’Institut d’urbanisme de Paris – université Paris-Est Créteil –, Eleonora Canepari est docteure en histoire moderne de l’EHESS. Sylvain Parent est maître de conférences en histoire médiévale à l’École normale supérieure de Lyon etEmmanuelle Rosso est maître de conférences en histoire de l’art et archéologie du monde romain à l’université de Paris-4/Sorbonne, tandis qu’Aurélie Boissière est cartographe indépendante), l’« Atlas historique de Rome » paru aux Éditions Autrement à Paris propose, en une centaine de cartes, plans et infographies commentés, une véritable biographie cartographique de la capitale italienne, ville éternelle mais loin d’être immobile.
Admirablement rédigée par Laetitia Le Guay et parue en Arles chez Actes Sud, la biographie de Serge Prokofiev (1891-1953) est, comme toujours dans la collection « Classica », enrichie d’un index, de repères bibliographiques et d’une discographie