Le retour du grand Jacques…

Il y a 35 ans, le 9 octobre 1978, Jacques Brel s’éteignait à Bobigny avant d’être inhumé aux Marquises où il s’était retiré pour lutter – en vain – contre le cancer des poumons qui le rongeait.

Il avait 49 ans.

On le sait, notre grand Jacques a marqué son époque – et la nôtre – par des chansons qui secouèrent vigoureusement le cocotier (Les bourgeois, Les bigotes, Les Flamandes, Les biches, Ces gens-là, Les flamingants…), décrivirent le monde (Le plat pays, Amsterdam, Les Marquises) et le passé (Bruxelles, Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?) ou renouvelèrent le genre amoureux (Ne me quitte pas, La chanson des vieux amants, Orly…), mais aussi par son jeu d’acteur dans des films mémorables (Mon oncle Benjamin, Les risques du métier, La bande à Bonnot, L’emmerdeur…) et dans une comédie musicale mythique (L’homme de la Mancha).

Dans Brel rêver un impossible rêve (paru chez Hugo et Cie à Paris), un remarquable essai biographique nourri des témoignages de proches ou de collaborateurs de l’artiste et illustré de photos prises par son photographe attitré, le journaliste français Alain Wodrascka ressuscite le poète qui, avec Brassens, Ferré et Ferrat, redonna à la chanson sa vigueur et sa créativité originelles, celles des œuvres d’un Rutebeuf ou d’un François Villon.

Chapeau bas !

PÉTRONE

Brel rêver un impossible rêve par Alain Wodrascka, photographies de Jean-Pierre Leloir, Paris, Éditions Hugo et Cie, septembre 2013, 144 pp. en quadrichromie au format 16 x 23 cm sous couverture brochée en couleurs, 19,95 € (prix France)

Date de publication
mercredi 9 octobre 2013
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