Dans La Dolce Vita… jusqu’à la SLA rédigé à l’aide d’une tablette à commande oculaire, Xavier Bertrand (°1960), lourdement atteint de la maladie de Charcot[1], raconte ses origines familiales, son enfance et sa jeunesse à Paris, la rencontre de son épouse et la vie de ses enfants, ses voyages, son engagement dans la franc-maçonnerie illustré par l’une de ses planches, sa carrière dans le monde bancaire, les célébrités qu’il a entrevues ou croisées, la découverte de sa pathologie, le pronostic de deux ans de survie qui l’accompagna et le combat qu’il mène encore près de dix ans plus tard…
Un témoignage brut de décoffré sur les vertus de la volonté, du courage, de l’amour, de l’humanité, du dévouement, de la solidarité et de la fraternité, mais aussi sur la trahison des faux amis, sur l’appât du gain qui anime certaines – pas toutes – sociétés et associations de prestataires et d’auxiliaires, sur l’incurie de certains soignants ainsi que sur les sommes effarantes (et peu remboursées par la Sécurité sociale) nécessaires à la survie de l’auteur et à celle de ses semblables…
Une excellente raison d’en faire l’acquisition, donc…
PÉTRONE
La Dolce Vita… jusqu’à la SLA par Xavier Bertrand, Paris, Éditions Les 3 Colonnes, décembre 2025, 108 pp. en quadrichromie au format 14,5 x 20,7 cm sous couverture brochée en couleurs, 19 € (prix France)
[1] La sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou « maladie de Charcot » est une pathologie neuromusculaire progressive et fatale caractérisée par la mort progressive des neurones moteurs, neurones qui commandent entre autres la marche, la parole, la déglutition et la respiration. Cette perte des motoneurones entraîne une atrophie musculaire et la paralysie progressive des patients. (La maladie de Charcot : qu’est-ce que c’est ? | Institut du Cerveau) Elle a notamment frappé le physicien anglais Stephen Hawking (1942-2018) et l’humoriste français Jean-Yves Lafesse (1957-2021).